Auteur/autrice : patricelienart

  • Phnom Penh – 3ème jour – 2 novembre 2025

    Vue du marché central
    Marché central – les fleurs
    Marché central – les vêtements
    Les fruits
    La batterie de cuisine
    Les clients sont attablés
    Les crabes sont « muselés « 
    On transfère les langoustines vivantes
    Les poules en cage voisinent avec de multiples plats en cuisson

    Voyez qu’entre les stands de bijoux qui trônent au milieu du Marché central, que ma photo vous montrait hier et celui, haut en couleur que celles-ci vous donnent à voir, il y a plus qu’une nuance. Et encore ces dernières ont été prises alors que de nombreuses échoppes n’étaient pas encore ouvertes. C’est vous dire le sentiment que vous éprouvez, devant un tel amoncellement de marchandises hétéroclites, dans un espace aussi réduit. Dès qu’on s’éloigne du cœur du marché central on se perd dans un véritable labyrinthe composé de minuscules échoppes, toutes bondées de marchandises et dont les thèmes se succèdent dans une variété étourdissante.

    Il y a les fleurs, les fruits, les légumes, la viande, le poisson, les crustacés, mais aussi tous ces produits cuisinés sur place et les tables et chaises pour les déguster à toute heure du jour, accompagnés de tous les jus de fruits possibles ou de thé ou café. La même variété se retrouve pour les vêtements en coton, en soie, en mélange soie et bambou, etc; sans parler de l’épicerie bien sûr et de nombreux objets ou bijoux de pacotille rapportés comme souvenirs.

    On y côtoie aussi bien des cambodgiens que des touristes de toutes nationalités, en quête de bonnes affaires ou qui font tout simplement leurs courses.

    Salle de torture
    Travaux forcés, y compris pour les enfants
    Autre scène de travaux forcés
    Tableau de classe où subsistent des phrases en français
    Cellules des prisonniers
    L’une d’entre elles
    Couloir desservant les cellules
    Scène de torture
    Instruments de torture
    Ossuaire des victimes du génocide
    Monument élevé à la mémoire des victimes ici écrit en français

    Fidèle à mes habitudes j’ai poursuivi mon périple à pied, d’autant que les voyages en tuk-tuk, multipliés plusieurs fois par jour, représentent vite un budget non négligeable. Certes il faut s’habituer à la chaleur, car comme vous le savez, pour la marche j’ai de l’entraînement…

    Ainsi ce soir j’aurai fait 17 km, dont l’essentiel par 30 degrés, mais surtout avec un très gros taux d’humidité.

    Revenons au Musée du génocide de Tuol Sleng, que j’ai décidé de visiter aujourd’hui et auquel je suis parvenu en milieu de matinée. Comme vous le savez peut-être, ce génocide, qui ressemble au grand « bond en avant » de Mao Zedong, lequel était en réalité un gigantesque bond en arrière et un génocide effrayant. En effet la volonté de Pol Pot et de ses lieutenants, était aussi de corriger les esprits de ceux qui ne pensaient pas comme eux et appartenaient aux classes intellectuelles et citadines, en les envoyant travailler physiquement, de force et avec un minimum de nourriture.

    Sur les plus de 18000 cambodgiens, mais pas seulement, qui ont été incarcérés dans ces classes d’école, seuls 7 ont survécus. Je vous ai fait grâce des scènes de torture les plus pénibles. Une rétrospective, réalisée 40 ans après, montre le procès ouvert dès 1979, sous la domination vietnamienne, puis l’adhésion du Cambodge aux conventions internationales sur les droits de l’homme puis de l’enfant. En effet ce sont des familles entières, dont de nombreux enfants, qui ont disparu au cours de cette horrible période.

    Belle maison dont le rez-de-chaussée sert d’entrepôt
    Les cambodgiens n’ont pas chaud, eux!
    Pièces détachées diverses
    De tout
    Encore de tout
    Poissons, saucisses et autres
    Ça cuit un peu partout
    On y mange aussi
    La vie de la rue
    Le royaume des scooters
    Une belle grille ouvragée

    Du musée, toujours pedibus cum gembis, je me suis dirigé vers le Marché russe, nommé ainsi, non parce qu’il est tenu par des russes, mais parce qu’ils y ont eu leurs habitudes, d’après la tradition. Avant d’y faire quelques emplettes pour mes filles et belle-fille, je me suis arrêté pour manger dans une échoppe où je me suis offert une des spécialités cambodgiennes, pour la modique somme de 2 dollars, thé à volonté inclus. Ce plat consiste en une part de riz, moulée dans un bol et servi retourné, surmonté d’un œuf sur le plat; le tout accompagné de fines tranches de beuf en sauce à leur façon et de quelques légumes. En outre il vous est servi un bol de soupe, dont, hélas je ne saurais vous donner la recette, faute d’un palais exercé. J’oubliais de vous dire que vous versez votre thé dans un verre, préalablement rempli de glaçons, ce qui désaltère vraiment.

    Reposé et ainsi désaltéré, je suis allé visiter le fameux marché Russe. Inutile de dire que le Marché central m’a paru, rétrospectivement plus policé, si je puis dire, que ce marché russe, tant il y a profusion de produits et dans une variété plus grande, si c’est possible, que dans le premier. Vous en jugerez par les photos que je vous en ai mis.

    Cela dit je suis retourné au marché central, en revenant, pour mes petits cadeaux; n’ayant pas trouvé. « chaussure à mon pied » dans celui-ci.

    Demain, sans doute déjà nostalgique des temples, je vous emmène en voir deux, distants de 30 et 60 km, que je fais dès 6 heures du matin en tuk-tuk, avec retour à Phnom Penh dans mon hôtel.

  • Phnom Penh 2ème jour – 1er novembre 2025

    Je suis un groupe de jeunes bonzes

    Avant de vous parler du musée et alors que je prends mon petit déjeuner à la terrasse d’un de ces petits restaurants, j’ai pu observer une scène bien curieuse pour nous les européens. Je me suis aussitôt précipité sur mon téléphone, mais n’ai pu la prendre sur le vif hélas.

    Un bonze, dont vous savez sans doute qu’ils sont très nombreux au Cambodge, comme en Thaïlande et au Laos, passe devant le petit restaurant qui jouxte le mien sur la gauche. Il se tourne alors devant une personne que je ne peux pas voir de ma place et joint les mains en signe de prière; c’est alors que je vois surgir du restaurant un homme qui se met brusquement à genoux et reçoit la bénédiction du bonze. Dans le même moment notre « pénitent » glisse un billet dans le sac à offrandes, que le bonze a fort à propos ouvert. Le bonze ensuite reprend sa marche, ou plutôt sa quête plus loin.

    En effet les bonzes ne travaillent pas, comme nos moines, mais vivent des aumônes que leur font la population et ceci quels que soient leurs moyens. J’en reviens à mon illustration prise près du café Brown hier; elle n’est pas totalement fortuite, car j’ai retrouvé un groupe de bonzes attablés dans ce café, dont je vous ai dit que la moindre tasse de café était à 2 dollars! Cela interroge sur ce qu’ils font des aumônes qu’ils reçoivent ou alors, cela signifie que tous les endroits leur sont gratuits, y compris le café Brown!

    Fleur d’arbre à boulets de canon ou Nagalinda
    Palais Royal
    Pavillon offert par Napoléon III
    Avec Sébastien et sa mère Brigitte
    Kinory ou danseuse céleste
    Résidence du Roi (volets turquoise)
    Palais Royal
    Tenue de cérémonie de la Reine
    Pavillon Napoléon III
    Pagode d’argent
    Une partie des 360 mètres de fresques sur le même thème qu’à Angkor Wat
    Stupa du Roi Norodom

    Comme convenu hier, Sébastien et sa maman Brigitte, qui n’a pas craint d’arriver en scooter avec son fils, m’ont rejoint à mon hôtel pour faire la visite du Palais Royal, puis du Musée de Phnom Penh.

    Là encore je regrette de n’avoir pas avec moi une copie numérisée des nombreux documents, qui se trouvent dans mes archives et se rapportent au Palais Royal; notamment les invitations au Palais adressées à mes grands-parents. Mon grand-père s’est trouvé au Cambodge à la fin du règne de Norodom 1er, puis de Sisowath et de Sisowath Monivon. A tout le moins il a été invité aux fêtes à l’occasion du décès de Sisowath et au couronnement de Sisowath Monivong. Une médaille a été frappée pour le couronnement du second et ma mère l’a perdue en me l’apportant; il me reste la boîte…

    Notre guide nous a indiqué la porte par laquelle entrait le Roi et ses invités de marque; lesquels empruntaient un tapis rouge déroulé pour l’occasion. Nous avons pu voir la salle du trône, sur lequel le roi ne s’assied qu’une seule fois, le jour de son couronnement. Les autres fois il prend place dans un fauteuil et on dispose des chaises pour les invités. Malheureusement l’endroit reste interdit de photographier et tout au plus ne nous montre-t-on cette salle que de loin. Il faut cultiver le mystère et c’est pourquoi les photos sont également interdites dans la très grande salle, dite d’argent, où le sol est entièrement couvert de dalles d’argent et qui renferme les plus beaux trésors de la dynastie. On peut y voir un bouddha en jade, un autre en or, et paré de milliers de diamants, réalisé avec l’or de l’urne funéraire de Norodom 1er, sur son ordre; ou encore une magnifique collection de

    bouddhas anciens, de bijoux, de boites à tabac ou bétel, parures de la Reine et du Roi, etc. Je ne suis malheureusement pas capable de tout vous rapporter et surtout de vous décrire ces pièces merveilleuses.

    J’ai ainsi pu constater que je possédais une très belle boîte à bétel en argent ciselé, aussi belle que celles que j’ai vues en vitrine. Notre guide nous a d’ailleurs confirmé que ces objets en argent désormais ne sortaient plus du Cambodge.

    Garuda – homme oiseau
    Durga
    Intitulé Décorative de Lion
    Bouddha sur Nada
    Ganesha homme éléphant
    Tête de bouddha
    Naga
    Grelot d’éléphant
    Magnifique Naga en bronze
    Crachoir, probablement à bétel
    Il pleut à torrent

    Le musée de Phnom Penh est très proche du Palais Royal et soit dit en passant de mon hôtel, aussi nous avons pu faire le trajet à pied. Vous verrez tout à l’heure que ceci a son importance. Ce musée, bien que riche de beaucoup de statues ou petits éléments d’architecture, comme des linteaux, ne dispose pas des moyens de présentation des œuvres que celles-ci mériteraient. On traverse en effet des salles qui respectent la chronologie des œuvres mais les petits objets et statues sont souvent les uns sur les autres et on peine à faire des photographies agréables et lisibles.

    Ainsi on commence par la période pré-angkorienne des 6ème, 7ème et 9ème siècles, pour poursuivre avec la période angkorienne et enfin post-angkorienne jusqu’à aujourd’hui. Les salles donnent les unes dans les autres sur un seul niveau. Je ne voulais pas non plus vous assommer avec la succession des Vishnu, Shiva, Brahmà, Bouddha, sans oublier tous les dieux ou personnages secondaires. Je n’ai donc placé ici que quelques photos de statues ou objets, que je trouvais jolis ou qui me rappelaient ceux que nous possédons dans notre famille.

    Alors que nous avions terminé la visite, un orage, comme il s’en produit dans ces pays, est survenu et dont l’intensité nous a bloqués un certain temps. Vous pourrez en juger vous-mêmes par la photo qui clôture la journée.

    Demain je reste à Phnom Penh et retournerai voir les marchés et visiterai sans doute le Musée du génocide de Tuol Sleng.

    Quelques photos d’objets rapportés par mes grands-parents, photographiés à mon retour.

    Boite à bétel en argent finement ouvragée, rapportée par mes grands-parents
    Cloche à éléphant rapportée par mes grands-parents
    La même coche prise de dessous comme celle du musée
    Notez la ressemblance avec la statuette du musée. J’ai acheté celle-ci en salle des ventes à Troyes
  • Phnom Penh – 31 octobre 2025

    La coupole du marché central
    Le marché central

    Me voilà enfin à Phnom Penh dont j’ai entendu parler toute mon enfance; une sorte de paradis perdu pour ma grand mère, mon père et ma tante. Pays inaccessible et sans retour de surcroît, car déchiré par la guerre, puis par Pol Pot, occupé par le Vietnam, exsangue. Quand le pays s’ouvre, ma vie d’adulte me commande d’autres priorités, le temps passe, mon destin bascule, alors je me décide car cela me semble impérieux.

    Certes je suis déjà au Cambodge depuis plusieurs jours, mais pas dans un lieu aussi chargé de sens que Phnom Penh. Or la ville a beaucoup changé, particulièrement ces dix dernières années; des buildings se sont construits comme ailleurs, y compris dans le centre de la ville. La ville compte 2,3 millions d’habitants et grouille en permanence de monde. Les scooters sont si nombreux qu’il faut accepter de s’engager sur les grandes artères en deux fois au moins, au risque de voir défiler, devant et dernière soi, les voitures et deux roues, alors que vous vous tenez au milieu de la chaussée.

    Comme à Siem Reap ou Battambang, il y a peu de feux et quand il y en a, beaucoup de deux roues n’en ont cure; sauf que la circulation et la largeur des voies sont sans commune mesure.

    Quand on s’écarte de ces axes, on peut se perdre, comme à Venise, dans un lacis de ruelles tortueuses où vie une population affairée à de multiples activités. D’ailleurs ce qui frappe, c’est à la fois la densité de la population, la frénésie de la circulation incessante et le nombre infini des lieux où l’on peut manger. Au marché bien sûr, mais aussi le long de toutes les rues, où se trouvent de petites échoppes, sur des tuk-tuk ou des scooters, dans de minuscules boutiques avec une cuisinière affairée devant celles-ci et enfin dans une grande quantité de restaurants. En effet les cambodgiens ne cuisinent pas, aussi viennent-ils, à tout moment de la journée, grignoter quelque chose.

    La liste de ce qu’on trouve est infinie: poissons, coquillages, crabes, viandes cuites de toutes sortes et sous toutes les formes, légumes, condiments, fruits innombrables, gâteaux, sucreries, jus de fruits variés, boissons, etc.

    Ma liste est évidemment incomplète et mes observations ne relèvent que de l’espace d’un après midi et encore.

    Si j’ai commencé par le marché central, qui ressemble plutôt sur la photo aux Galeries Lafayette, ce n’est pas pour illustrer mon propos ; car vous vous diriez que j’ai rêvé. En réalité cette partie du marché est consacrée aux bijoux et donc…moins prise d’assaut et surtout moins encombrée.

    Car ce bâtiment a une histoire qui se rapporte à mon grand père; non qu’il l’ait construit, car c’est l’œuvre d’architectes français; mais en tant que membre de la chambre de commerce de Phnom Penh, il a participé à sa création. Ce bâtiment date des années 30 et a été conçu en béton en profitant des techniques déjà éprouvées en métropole (si je puis dire). Mon grand père connaissait bien les Halles de la ville de Reims, réalisées en béton armé, classées depuis par Jacq Lang; aussi avait-il fait parvenir à Phnom Penh par son frère, tous les éléments qui avaient permis la réalisation des halles rémoises. Nous possédons ainsi dans la famille les plans de coupe du marché de Phnom Penh.

    Cordonnier à qui j’ai fait recoller mes chaussures de toile
    Les Messageries fluviales autrefois
    Café Brown de Phnom Penh, anciennes Messageries fluviales
    Intérieur du café

    Après avoir fait de menus achats au marché et recoller mes chaussures de toile pour 0,75 dollars par un cordonnier, présent comme de multiples petits métiers, pris un jus de fruits avec Sébastien; je me suis mis en quête du bâtiment des anciennes messageries fluviales à Phnom Penh que dirigeait mon grand-père. Ce bâtiment est aujourd’hui occupé par un café chic et se trouve sur le quai Sisovath. Il ne donne plus aujourd’hui directement sur le Tonlé Sap, car un bâtiment a été construit devant et il est également complètement enserré entre deux « nouveaux » bâtiments; de même qu’il n’y a plus un vaste jardin derrière où mon père et sa sœur pouvaient jouer tout à leur aise en raison de sa taille immense (selon le souvenir d’enfants ou adolescents). En outre le 1er étage, qui constituait l’appartement de fonction, ne fait pas partie du café et a sans doute été alloté. J’ai donc pris un café qui m’a coûté 2 dollars; c’est donc bien un café chic et, ou branché. Je n’ai malheureusement pas avec moi la photo des Messageries fluviales, sinon je l’aurais placée là à titre de témoignage du passé. Toutefois, le manque de recul, la césure entre le commerce et l’étage, la verdure très abondante devant, rendraient la comparaison difficile.

    Voici, envoyée par ma sœur, la photo des Messageries fluviales du temps de mon grand-père, prise sous le même angle.

    Le Tonlé Sap
    Le quai qui borde le Tonlé Sap
    Scène de rue
    Scène de rue
    Entrée d’hôtel chic
    Ballons pour les enfants
    Animation à l’heure du dîner

    Demain je vous parlerai du Palais Royal et du Musée de Phnom Penh, que je dois visiter avec Sébastien et son épouse.

  • Battambang – 30 octobre 2025

    Au menu du petit déjeuner

    En relisant ma prose d’hier, j’y ai constaté des fautes d’orthographe et de style. J’ai donc fait une mise à jour pour la postérité.

    Pour tout dire j’ai passé une assez mauvaise nuit, d’une part car je n’avais sur mon lit qu’un drap de dessus, dont les dimensions étaient si modestes, qu’il ne me couvrait qu’à moitié; aussi quand la chaleur réclamait la climatisation, étais-je gelé et dès que j’arrêtais celle-ci, c’était l’inverse. Mais le pire est survenu vers 4 heures du matin quand une sorte de muezzin, sans doute plutôt bonze que muezzin, s’est mis à psalmodier derrière un haut parleur, du moins est-ce la sensation que j’ai eue. Quand il s’arrêtait, s’ensuivait une musique cambodgienne traditionnelle et assez entêtante, telle que celle qu’on entend à l’entrée des temples. Cette succession de répons nous a conduits jusqu’au moment, vers 7 heures, où j’ai décidé, de guerre lasse, de me lever. J’en ai eu l’explication peu de temps après par Sébastien, un ami de mon fils, marié à une cambodgienne; qui m’a précisé qu’en cas de décès dans une famille cambodgienne, la coutume veut qu’on fête le mort pendant trois jours et trois nuits. J’avais donc participé une partie du jour hier et de la nuit aujourd’hui à cet hommage, j’en suis honoré.

    Pour me réveiller néanmoins, j’ai entrepris de prendre une douche et ai découvert que je n’avais ni eau chaude, ni savon. J’ai donc fait une toilette rapide et ravigotante avant de prendre, comme vous le verrez sur la photo, un petit déjeuner typiquement cambodgien. C’est une sorte de porc au caramel dans lequel le porc est plutôt du lard, le tout accompagné d’aromates, de riz et bien sûr d’une sauce délicieuse. J’ai encore demandé des baguettes, mais manifestement la jeune femme, qui préparait le petit déjeuner n’a pas compris, en dépit de mes gestes de la main, remplaçant entre les doigts les baguettes, par un couteau et une fourchette, que je faisais se mouvoir pour mimer le geste. D’ailleurs une partie de la jeunesse, au contact des touristes, a peut-être perdu cette coutume jugée archaïque.

    Avant de déménager de ma chambre, j’allais dire mortuaire, à mon hôtel « de luxe », j’ai persisté dans mon idée de visiter en tuk-tuk le fameux quartier colonial, à en croire les guides. Grâce à Pierre, que j’ai rencontré hier et avec lequel j’ai pris mon petit déjeuner, j’ai découvert l’application Google traduction qui traduit instantanément un texte ou la voix dans la langue souhaitée. Il avait également demandé à son ami « chat gpt » de lui indiquer dans quelles rues se trouvait ce fameux quartier. Muni de ces outils, j’avais pu confectionner un petit texte en cambodgien pour le faire lire à mon prochain conducteur de tuk-tuk. Le procédé a marché à merveille et j’ai passé une grande partie de la matinée à photographier les maisons supposées appartenir à cette période. Il s’agit, pour la plupart d’entre-elles, de maisons dont les rez-de-chaussée ont été transformés, ou pas, en commerces. Les plus imposantes, étaient soit la propriété de riches européens, soit la résidence des multiples corps de l’administration française à Battambang. D’ailleurs c’est encore le cas aujourd’hui, sauf que l’administration est cambodgienne. J’aurais pu prendre une animation sur ce thème mais je suis fatigué et ai surtout en horreur les voyages organisés…

    Grandes demeures, admirez les fils non enterrés
    Dito
    Très grande maison en restauration
    Aménagement proposé des appartements
    Autre exemple
    Autre exemple, probablement des années 30
    Ensemble de maisons avec commerces
    Peut-être un peu plus récentes

    J’avais terminé mon excursion hier avec la maison du Gouverneur, laquelle renferme aujourd’hui un musée. Passant devant j’y suis entré, en rassemblant tous mes riels, car le ticket d’entrée s’élevait à 12000 riels, ce qui représente la coquette somme de 3 dollars, soit moins de 3€. Je n’avais qu’un billet de 20 dollars ou 11000 riels; le préposé aux entrées s’est donc contenté de ceux-ci, d’autant qu’il ne prenait pas non plus la carte de crédit!

    Une fois dedans je me suis rendu compte que ce musée était bien pauvre. Je vous en rends compte par ces quelques photos d’instruments de musique et des pièces de la maison qui témoignent de l’architecture du début du XX ème siècle, à en juger par la date de la maison, écrite dans la verdure du parterre qui lui fait face, 1907. La plupart de ces maison coloniales datent de 1900 à 1930 (et des), pile la période où mon grand père a vécu sur place.

    Où on retrouve à gauche l’instrument d’hier; l’autre à droite, ressemble à mon 2 ème instrument
    Un piano plus important que celui rapporté par mes grands-parents
    Photo ancienne des maisons sur pilotis
    Couloir du 1er étage
    Pièce de réception
    Balcon
    Photo prise du balcon avec la date 1907
    Entrée d’un hôtel
    Intérieur d’un hôtel magnifique et …vide
    Mon lit, artistement décoré
    Les serviettes savamment assemblées
    La belle soie de mes rideaux
    La vue de ma chambre, encore un temple!

    Je n’ai toujours pas expérimenté la nourriture de rue, pour franciser l’expression consacrée en anglais. En revanche j’ai mangé à midi dans une petite échoppe, où une dame cuisinait des plats, devant vous, que vous pouviez choisir à l’aide de photos; ce qui est le cas d’ailleurs partout et qui facilite le choix. J’avais donc choisi des crevettes, accompagnées de petits pois, salade, herbes diverses et riz; le tout accompagné d’une sauce assez relevée et de couleur rouge, bien entendu. C’était vraiment délicieux, il y avait des baguettes et avec une bouteille d’eau, j’ai déboursé 9000 riels, soit 2,25 dollars et donc 2€. J’avoue qu’à l’heure où je vous écris, j’ai encore faim, mais ce serait peut-être l’affaire d’une entrée ou d’un dessert.

    Je termine avec des photos d’un hôtel suranné, mais magnifique devant lequel je suis passé . Je vous suggère de zoomer pour regarder les détails. Si je reviens un jour, j’irais bien y passer une nuit. En revanche vous verrez sur mes dernières photos l’hôtel où je suis descendu qui, sans être luxueux, n’en est pas moins beaucoup plus confortable que celui de cette nuit.

    Demain direction Phnom Penh; mon chauffeur de tuk-tuk m’emmène à 7h30 pour prendre mon bus à 8 heures.

  • Direction Battambang – 29 octobre 2025

    Arrêt à l’épicerie
    Notre pilote
    Au fil de l’eau
    Envol d’aigrettes
    De nouveaux passagers montent à bord
    Livraison de cigarettes Lapin en français
    Livraison de colis
    Un vrai bazar flottant
    Les pêcheurs remontent leur filet
    C’est déjà l’heure de la sieste
    Wat Sangkor Battambang
    Détail
    Marché central de Battambang
    Marché central
    Résidence du Gouverneur

    Le voyage en bateau a tenu toutes ses promesses car, contrairement aux excursions proposées pour les touristes, il s’agit d’un moyen de transport habituel. D’ailleurs comme il n’y en a qu’un par jour, l’heure de départ reste aléatoire; c’est ainsi que nous sommes partis avec une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé.

    Dès le début, le fleuve est encombré de grandes herbes et parfois le bateau se fraye littéralement un chemin à travers la végétation. Mais surtout le Tonle Sap est un écosystème pour un très grand nombre de cambodgiens. Le fleuve est le plus souvent annexé par des villages entiers de maisons sur pilotis qui forment comme une rue dont l’artère principale serait le fleuve. Les habitants de ces maisons sont le plus souvent dans des canoës, qui sont profilés comme des hors bords et propulsés, soit à la rame, soit par des moteurs qui font tourner une hélice au bout d’une perche. La perche est inclinée jusqu’à entrer dans l’eau et dans cette position en diagonale, le moteur exerce sur l’hélice une propulsion telle, qu’on a le sentiment de voir évoluer un hors bord, tant l’avant se lève et la vitesse est impressionnante.

    Ces bateaux servent à la pêche qui est l’activité principale des hommes. Ils se servent de filets qu’ils retiennent, point par point, à la surface soit par des morceaux de polypropylène, soit à l’aide de bouteilles d’eau en plastique. Comme vous pouvez le constater l’ingéniosité remplace les moyens qui font défaut. Le reste de la famille est à la maison ou sur l’eau, soit pour faire ses courses sur un autre bateau flottant ou mieux dans des épiceries qui en fait sont de plus grandes maisons sur pilotis, auxquelles on accède par le fleuve. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait en nous accostant au « quai » de cet établissement. Je parle d’établissement et pourrais parler de supermarché n’était la taille; en effet dans celui que nous avons visité, il y avait à la fois les produits frais et l’épicerie qu’on imagine y trouver, mais également des moteurs de bateaux et des canoës de toutes les tailles.

    Quant au confort du bateau il est sommaire. Imaginez-vous une grande barque, munie d’un toit et dont toutes les fenêtres seraient grandes ouvertes. À l’avant du bateau se tient le pilote et à côté de lui son Co-pilote qui l’aide dans les manœuvres en montant debout à l’avant de bateau, ou muni d’une perche sur le côté et à l’arrière pour dégager le bateau du bord ou d’un obstacle. C’est lui aussi qui recueille les colis qui lui sont apportés par les habitants, qui viennent en bateau jusqu’à eux. À l’arrière se trouve en outre des wc que je n’ai pas cru bon de vous photographier…

    Certains de ces habitants lacustres, ayant à faire à terre, rejoignent notre embarcation et prennent place à nos côtés.

    C’est pourquoi, en dépit des 7 heures de navigation pour rejoindre les faubourgs de Battambang, je ne me suis jamais ennuyé; ce qui aurait été le cas en bus et en seulement 5 heures.

    Arrivé à Battambang, après une course de 20 mn en tuk-tuk, j’ai pris possession de ma chambre qui est vraiment minable.

    L’arrivée à l’hôtel a déjà de quoi surprendre un occidental habitué à des situations plus orthodoxes. En effet l’entrée de l’hôtel est un magasin de vêtements pour dames. Je suis d’ailleurs reçu au fond de ce magasin puis monte à l’étage où se trouve d’abord un wc misérable , séparé de la chambre, puis s’ouvrant à deux bâtants et ne fermant qu’avec une targette, une chambre entièrement vert d’eau dont les volets sont fermés. J’ai essayé d’ouvrir un volet, que j’ai vite refermé, celui-ci donnant sur une cour intérieure déprimante de laideur. Ajoutez à cela, un animateur extérieur qui fait en permanence autant de bruit qu’un muezzin et à l’intérieur une sono à fond. J’espère que l’un et l’autre prendront du repos cette nuit, voire même en soirée !

    Voulant me faire une idée de la ville, j’ai avisé un tuk-tuk à qui j’ai essayé, sans succès, de demander de me faire visiter le célèbre quartier français et ai dû me résoudre à lui indiquer, sur la carte de mon guide du Routard, les endroits que je souhaitais voir. Je vous ai épargné les temples les plus laids et mon bilan d’aujourd’hui est donc maigre. Je me rattraperai demain et j’ai réservé pour mon deuxième jour un hôtel, plus cher, mais qui j’espère sera plus convenable.

  • Temples d’Angkor 3 ème jour – 28 octobre 2025

    Borne Preah Ko
    Le temple
    Crématorium
    Entrée du crématorium
    Tours du temple
    Buste d’homme gardien
    Autre exemple
    Divinités de la trinité hindoue
    Linteau ouvragé
    Borne de Bakong
    Naga balustrade géante
    Lac attenant et nouveau temple
    Vue générale du temple
    Éléphant dans un angle de la terrasse
    Lions gardiens du temple
    Rares perles dans le motif central de la porte d’une tour
    Bel exemple d’Aspara
    Très belle niche préservée d’une Apsara
    Guerrier
    Moines posant pour les touristes (français)
    La maison de mon chauffeur de tuk-tuk
    L’enclos pour les volailles
    Ses vaches efflanquées
    La maison des voisins immédiats
    Lolei
    Un magnifique linteau à l’éléphant
    Gardien
    Apsara
    Au cœur d’une tour
    Bassin au sein du musée consacré à Angkor à Siem Reap
    Bouddhas du 17/18 ème siècle
    Vishnu milieu du 10 ème siècle
    Bouddha protegé par Nada 13 ème siècle
    Naga balustrade du 12 ème siècle
    Shiva 12 ème siècle
    Laksmi 13 ème siècle
    Bouddha protégé par Naga
    Natasimha 10 ème siècle

    C’est donc ma dernière journée à Siem Reap et la dernière fois que je vous parlerai d’Angkor. Aujourd’hui mon conducteur de tuk-tuk et moi, avions décidé de nous éloigner franchement de Siem Reap et même de ce qu’il est convenu d’appeler le grand circuit. Nous n’avions prévu que 3 temples, beaucoup plus anciens, histoire de constater l’évolution des styles et la constance des inspirations et codifications.

    Notre premier temple est le Preah Ko, temple d’abord modeste, mais surtout un des plus anciens. C’est le temple funéraire de Jayavarman II et de ses ancêtres; il a été bâti en 879 à proximité du Palais Royal, aujourd’hui disparu.

    Un guide que j’ai entendu expliquait à un groupe de français que le bâtiment en briques (voir photo), identifié par les premiers archéologues français comme une librairie, s’est révélé être un crématorium. Je suis surpris que des français aient pris des vessies pour des lanternes!

    Vous verrez en outre dans mes photos deux exemples de gardiens, qui remplacent ici les habituelles asparas, ainsi qu’un des personnages de la trinité hindoue au-dessus du linteau d’une porte.

    Le second temple Bakong est beaucoup plus imposant. Il a été construit en 881, soit deux ans après le précédent, du même architecte. Il est dédié à Shiva et son mur d’enceinte, en très bon état, mesure 900 mètres par 700. Vous pourrez admirer une Naga balustrade géante, un éléphant comme hier, des lions également. Vous constaterez que la décoration des portes est déjà celle que l’on retrouvera plus tard; en outre ma curiosité m’a fait découvrir, sur l’une d’entre elles, des perles encore enchâssées dans les motifs des sculptures qui la décore. J’ai aussi photographié de belles asparas et quelques gardiens.

    Mon conducteur, dont la famille habitait au pied du temple, m’y a emmené et m’a autorisé à prendre en photo son logis, ses modestes dépendances et quelques vaches. Ces conditions de vie n’ont manifestement pas changé depuis l’époque où vivait ici mon grand père. J’ai peiné à imaginer, comment ces vaches efflanquées, ont pu allaiter leur progéniture!

    Retour au dernier temple à notre programme Lolei, temple construit par Yasivarman 1er pour les dieux Shiva et Vishnu. Il a beaucoup perdu de sa superbe mais, comme beaucoup d’autres, est en cours de restauration. J’y ai trouvé un linteau décoré de frises et d’un éléphant, figure animale jamais rencontrée sur une telle frise; un beau gardien et une, non moins jolie, aspara, ainsi qu’un Shiva linga (peut-être).

    Pour rester dans le sujet et partir sans regret, je me suis offert la visite du musée consacré aux temples d’Angkor, qui se trouve à Siem Reap. Offert est un euphémisme car j’ai payé l’entrée 12€, en refusant l’audio guide à 5€; alors que cela représente deux restos, à titre de comparaison. Inutile de dire que ce musée est moderne, spacieux, assez bien fait, même si on pourrait probablement améliorer l’aspect didactique et expliquer encore mieux, l’art architectural comme statuaire par les religions pratiquées hier et aujourd’hui au Cambodge. Je me suis beaucoup limité dans les photos, souvent axées sur les sculptures les plus proches de celles que nous possédons dans notre famille.

    Mon billet est réservé pour le ferry demain, qui quitte Siem Reap pour Battambang à 8 heures et arrivera 7 heures plus tard avec un détour par le Tonlé Sap. J’y reste jusqu’au 31 au matin, date à laquelle je prends le bus à 8 heures pour Phnom Penh. J’y ai fait une réservation dans le centre, pour l’instant pour deux nuits, ayant déjà été obligé d’en faire deux par Booking.

  • Les temples d’Angkor 2 ème journée 27 octobre 2025

    Piscine bain du soir
    Borne du temple Baphuon
    L’entrée du Temple
    Le temple
    D’autres visiteurs habituels, les singes
    Galeries latérales et plafond « à la française »
    Enceinte intérieure
    Tireur à l’arc
    Galerie intérieure
    Pelouse taillée au coupe coupe
    Terrasse aux éléphants
    Terrasse aux éléphants
    Terrasse aux éléphants partie supérieure
    Borne de la terrasse du roi lépreux
    Représentation féminine
    Autre représentation féminine
    Apsara ou danseuse

    Bouddha
    Symbole entre l’enfer et le paradis, le purgatoire ?
    Le Preah Khan
    Allée de bouddhas
    Musiciens
    L’instrument qui est chez moi
    Le temple Preah Khan
    Bouddha
    Démon
    Figure féminine « à la tresse »
    Apsara détail
    Stupa ou monument reliquaire
    Vers Neak PEAN
    Des fleurs de lotus à perte de vue
    Sanctuaire au milieu du bassin
    Borne du temple Ta Som
    Vue générale
    Posture d’Apsala
    Autre posture
    Autre posture
    Autre posture
    Autre posture
    Borne du Mébon oriental
    Éléphant à l’étage inférieur
    Lion gardant une des entrées
    Éléphant de l’enceinte intérieure
    Dôme d’un autel sacré
    Pre Rup
    Enceinte intérieure
    Les colonnes peuvent être par 5 aussi
    Figure féminine préservée
    Autre rare figure féminine non détruites

    Je me rends compte que c’est difficile de trier des photos, car j’en prends trois ou quatre fois plus et pourtant il y en a beaucoup « trop ». Rassurez-vous demain est ma dernière journée et il y aura moins de temples…

    Je voulais d’ailleurs vous parler d’autre chose; à commencer par les cambodgiens que je côtoie, de leur caractère, comment ils vivent, leur niveau de vie… Naturellement quand je monte dans mon tuk-tuk (prononcez touk-touk), j’ai un sentiment agréable de liberté, de proximité avec la nature, de la douceur du vent au parfum des effluves, sans oublier le va et vient de toutes sortes de véhicules.

    Derrière tout cela il y a plein de petits métiers; depuis la vendeuse de fruits au bord de la route, installée très tôt le matin, les conducteurs de voitures, de scooters ou de tuk-tuk, les nombreuses échoppes où l’on peut manger, jusqu’aux vendeurs à la sauvette qui sont souvent des femmes, voire des enfants.

    Certes il y a beaucoup de touristes, mais les cambodgiens qui doivent travailler, sont aussi nombreux et si on insiste, ou si on a fait préalablement la demande d’un bon prix à son chauffeur, ils acceptent les remises, parfois par nécessité. À chaque pause entre deux visites, ou au moment du repas, on est assailli de vendeurs qui veulent nous vendre quelque chose et n’ont de cesse de baisser leurs prix, tant qu’on ne leur à pas acheté livre ou colifichet. Les enfants nous présentent des petits objets en répétant inlassablement un dollar. Oui c’est aussi un pays où il y a de la misère, mais où on ne mendie pas; en tout cas, c’est ce que j’ai constaté jusqu’ici.

    L’autre constatation c’est la gentillesse des personnes, qui va au-delà de la politesses exquise des extrêmes-orientaux. On ne peux se fâcher, tout en restant ferme dans une négociation; tant ils gardent la volonté de trouver une solution pour garder l’équilibre harmonieux de la relation. Et enfin c’est leur sourire et en particulier celui des enfants qui est magique; il est toujours là et participe à l’apaisement des relations et sans doute à une forme d’insouciance.

    Je réponds aussi à ceux qui me demandent si je possède des carnets de voyage de mon grand père. En réalité j’ai mieux que cela; j’ai des lettres écrites à toute sa famille et qui ont été pieusement conservées par une de ses sœurs, gardienne de la mémoire familiale. Ces lettres évoquent, au jour le jour, les lieux qu’il découvre, les personnes qu’il rencontre, les activités auxquelles il s’adonne, en particulier la chasse. Elle nous font connaître la vie de toutes les personnes de la famille. En bref, c’est une mine d’or pour ses descendants comme en rêve tout généalogiste. D’ailleurs c’est dans une de ces lettres qu’il parle d’un instrument de musique, en forme de pipe, qu’il envoie à une de ses sœurs. J’avais donc la date et la provenance d’un instrument, qui se trouve dans mon salon et dont j’ai retrouvé aujourd’hui le sosie dans les mains d’un musicien qui nous le présente. Beau clin d’œil du destin!

    Je reviens à ma journée d’aujourd’hui qui a commencé avec la suite de la visite d’Angkor Thom, laissée la veille à midi pour trouver une batterie externe, mon téléphone ne supportant pas les longues séances de photographie.

    J’ai donc visité le Baphuon, temple du XI ème siècle et un des plus grands du Cambodge ancien. Il est très endommagé et a subi une profonde restauration où exceptionnellement on a utilisé du béton. Quand on sort du Baphuon on rejoint la terrasse des éléphants du début du XIII ème siècle, qui comme son nom l’indique, est en grande partie décorée d’éléphants dont, hélas, il manque toutes les défenses.

    Pour honorer son fondateur Jayavarman VII, mort de la lèpre suit la terrasse du roi lépreux, qui est décorée des plus belles représentations statuaires khmères.

    Ensuite, dans le cadre du grand circuit, je suis allé à Preah Khan, temple antique, restauré par des français, de nouveau à l’abandon pendant la période Pol Pot; puis a fait l’objet d’une nouvelle restauration, qui reste incomplète. J’ai ensuite visité Neak Pean, temple au milieu d’un Grand bassin; qui vaut autant pour lui-même que pour la balade sur la passerelle où on est émerveillé par la quantité de fleurs de Lotus. Le Ta Som a été pour moi l’occasion de vous réunir les différentes attitudes des personnages féminins que j’ai rencontrés. Je me suis acheté un livre pour en connaître le sens, s’il existe, mais vous ne le saurez pas aujourd’hui !

    Il me restait deux temples à visiter, le Mébon oriental, qui possède sur ses deux enceintes successives et sur deux niveaux, des éléphants dans les angles et des lions pour garder les entrées.

    Pour terminer en beauté, j’avais à gravir une imposante pyramide de brique, le Pre Rup, qui date de 961, est dédié à Shiva. Les tours ont été restaurées mais il manque la plupart des statues féminines qui se tenaient de part et d’autre des 7 tours.

    Demain se termine la « tournée » des temples d’Angkor et mardi je prends le ferry pour Battambang.

  • Les temples d’Angkor – 1ère journée 26 octobre 2025

    Un des nombreux grands édifices de Siem Reap
    Une rue à Siem Reap
    Grande maison avec ombrage et scooters
    Les femmes sont souvent élégantes et gracieuses
    Vendeuse de fruits
    Tuk Tuk pour la marchandise
    Mon conducteur de tuk-tuk
    Mon restaurant typique d’hier soir

    Voici tout d’abord un résumé de ma journée de farniente et ma prise de contact avec Siem Reap. En fait Siem Reap a littéralement explosé au cours de ces dernières années en raison du développement du tourisme à Angkor. On est loin de la redécouverte des temples au temps de la colonie française. Depuis ils ont été nettoyés, mis en valeur; les routes sont belles souvent et les abords des temples soignés. Tout cela a profité à Siem Reap qui dispose de très nombreux édifices immenses et d’aspect souvent de type colonial. Autant dire que l’urbanisation n’est pas anarchique. Ce renouveau coexiste avec la précarité de beaucoup d’habitants. Ainsi il n’est pas rare de voir deux enfants sur un même vélo, sans casque bien sûr; mais aussi des mamans qui transportent de petits enfants sur des scooters pour livrer de la nourriture, sans casque non plus pour l’enfant et parfois pour les deux. Enfin ce qui domine le paysage ce sont les nombreux tuk-tuk, scooter attelé à une carriole plus ou moins grande, couverte et garnie de sièges en vis-à-vis. Tout ce monde roule sans contrainte puisqu’il n’y a aucun feux de croisement la plupart du temps. Au reste, quand parfois il y en a, les tuk-tuk n’y attachent aucune importance et chacun, cycliste, scootériste, conducteur de voiture, de tuk-tuk ou piéton, veille à sa sûreté. D’ailleurs il ne semble pas y avoir d’accident, car le système est ainsi et les habitudes sont prises.

    Angkor Wat avant le jour vers 5h35
    Vers 6 heures -Dommage elle n’est pas d’aplomb
    Bas relief Mahabharata – bataille à Kurushetra
    Idem
    Parade militaire du roi Suryavarman II
    L’enfer et le paradis
    Barattage de la mer de lait
    Apsara
    Guerre entre le dieu Krishna et Asura Vana
    Guerres entre Devas et Asuras
    Apsaras ou danseuses khmères
    Angkor Wat, photo prise du haut du temple
    L’allée centrale
    La montée des marches vertigineuse
    Cœur du monastère
    Entrée de Banteay Kdel -monastère bouddhique de la fin du XII ème siècle
    Site dans son ensemble
    Allée centrale
    Vue partielle
    Apsara
    Vichnu
    Enfants pêchant dans le ruisseau
    Ta Prohm
    Linteau ouvragé
    Fromager aux prises avec le temple
    Sorte de nef latérale
    Vue générale
    Devant Angkor Thom direction Le Bayon
    Le Bayon
    Ce qu’il reste d’une « forêt » de têtes gigantesques
    Apsaras
    Les Khmers
    Les Chinois
    Éléphant monté par un guerrier
    Crocodile
    Scènes relatives à la nourriture
    Vue d’ensemble
    3ème terrasse
    Chau Say Tevoda
    Couple en tenue de mariés traditionnelle
    Linteau ouvragé au dragon
    Vichnu ou Apsara
    Quand les lianes sont des balançoires
    Ta Keo au loin
    De près
    Colonnes typiques toujours par 7
    Échappée depuis les colonnes

    Après une nuit presque blanche, environ trois heures de sommeil, sans doute due aux 12 heures dormis la veille, au stress et enfin au décalage horaire mal digéré; j’étais debout à 4 heures et dans le tuk-tuk à 5. Comme je vous le disais plus haut, le tuk-tuk est une sorte de calèche ou de carriole attelée à un scooter et parfois à une moto pour les plus grands. C’est le moyen traditionnel de locomotion là-bas qui remplace le pousse pousse d’autrefois…

    Si je suis parti de si bon matin, ce n’est pas seulement que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt; mais surtout pour assister au fameux lever de soleil devant Angkor Wat, pour la photo duquel la concurrence est rude et les bonnes places sont chères! Certes cette photo se trouve un peu partout et de meilleure qualité que celle que nous nous apprêtons à faire; mais chacun a à cœur de faire œuvre de création et tant pis s’il faut rester trois quarts d’heure sur un coin de plateforme ou chercher, dans les interstices de la foule, une échappée vierge d’un intrus, pour obtenir sa photo.

    Comme vous pourrez le constater ma photo est bien cadrée et réalisée pile à l’heure du lever du soleil (6 heures), mais pas parfaitement horizontale car prise du bout des bras sur le côté dégagé… la précédente est bien cadrée, d’aplomb, mais avant le lever du soleil; quoi qu’il en soit ce sont les miennes!

    Au risque de vous incommoder avec une indigestion de commentaires sur les temples d’Angkor, je préfère privilégier les photos, qui bien qu’arbitraires, sont les meilleures ambassadrices de ces temples dont la taille, comme le nombre et surtout la profusion de sculptures, donne le vertige. C’est comme si nous avions quasiment sur un même lieu, presque toutes nos cathédrales françaises. Et encore ne visitons-nous qu’une partie de ces temples et une autre grande partie a disparu sous la végétation.

    Néanmoins sachez que le temple le plus connu, Angkor Wat a été construit au XIIème siècle, un an avant Notre Dame de Paris et sa construction a duré 37 ans. C’est le plus grand monument d’Asie et le plus grand édifice religieux du monde. On considère qu’il a fallu 300000 ouvriers et 6000 éléphants pour sa construction. Le roi bâtisseur Sûryavarman II l’a consacré à Vishnu, dieu suprême de l’hindouisme. Les murs des galeries de la deuxième enceinte sont ornés de bas-reliefs d’une finesse et d’une beauté extraordinaire. Vous trouverez sans doute que je vous en ai mis beaucoup; sachez qu’il y en a sur 800 mètres et la plupart sont en excellent état.

    Le deuxième temple est le Banteay Kdel, temple bouddhiste de la fin du XIIème siècle. Il se trouve dans un environnement boisé charmant et possède un très grand nombre de danseuses ou Apsaras. En effet celles-ci dansaient pour le roi dans l’enceinte de ce temple.

    Ta Prohm de la fin du XII ème siècle est considéré comme le plus romantique. Il est en effet resté plus longtemps la proie des fromagers, ces arbres qui enserrent les pierres jusqu’à les faire se fendre et se déchausser d’un ensemble. Là où la plupart des sites ont été débarrassés de la nature envahissante, les restaurateurs ont eu la bonne idée de conserver à ce lieu le choc émotionnel qu’ont eu les explorateurs qui, les premiers, ont redécouvert ces lieux. Les amateurs de photos singulières s’en donnent à cœur joie.

    Le Bayon fait partie d’Angkor Thom; c’est un temple de la fin du XII ème et du début du XIII ème siècle. Il se caractérise par ses multiples tours, dont certaines ont disparu et ces visages monumentaux à double face, dont il ne reste que peu. Gare à l’étourdi, que je suis, car son plan est complexe et peut rendre la visite plus longue et plus sportive que prévue, en raison des différents niveaux.

    Chau Say Tevoda est un petit temple qui possède de jolis linteaux et statues et servait aujourd’hui d’écrin aux photos de noces, en tenue traditionnelle d’un jeune couple cambodgien.

    Ta Keo, le dernier temple de ma 1 ère journée est le plus ancien, car il date du X ème siècle et forme une montagne pyramidale, haute de 50 mètres et dépourvue de statues. Ces marches hautes et étroites, sans rampe pour grimper sont à éviter absolument si vous avez le vertige.

    Rendez-vous demain soir, peut-être pour le 2 ème jour de nouveau à Angkor Thom.

  • Direction l’Indochine 22 au 24 octobre 2025

    Direction l’Indochine 22 au 24 octobre 2025

    Embarquement pour Bangkok

    Je vous écris de l’avion pour Bangkok, en retard déjà de près de trois quarts d’heure, sans qu’aucune explication ne nous ait été donnée. D’ailleurs cette journée passée dans les méandres de l’aéroport Charles de Gaulle mériterait bien des commentaires; ce ne fut en effet que déambulations et gymkhanas à travers de multiples salles, sans oublier le train. J’avoue ne pas avoir compris le sens de cet itinéraire, d’autant qu’à son terme, nous étions nombreux à nous diriger dans des directions opposées. Quant au retard maintenant de près d’une heure, il était soit disant dû à ce que notre avion n’était pas en état de nous accueillir!

    Finalement nous décollons enfin avec 1h17 de retard, ce qui n’est pas, ou n’était pas dans les habitudes d’Air France.

    Parti hier de Bordeaux sur un petit avion d’Air France, notre vol a été perturbé par la tempête Benjamin, provoquant des turbulences qui ont obligé nos hôtesses de l’air à regagner leur place à trois reprises avec leur chariot, alors qu’elles faisaient leur service. Je ne me souviens pas d’avoir eu un vol aussi agité dans ma modeste carrière de globe trotteur et mon jus d’orange a eu du mal à rester sagement dans son gobelet.

    Je reviens à mon vol pour Bangkok car tout a changé quand le repas a été servi. Sans que le menu ait été gastronomique, il n’y manquait rien et champagne et vins étaient servis aussi à la classe tourisme.

    Les écrans eux ont bien évolués depuis mon dernier grand voyage car chacun pouvait, à sa guise, suivre le vol de l’avion en direct et sous tous les angles, consulter le menu, les informations touristiques des villes parcourues, regarder un film, une série, un documentaire ou écouter la radio. J’ai donc regardé trois films dont « La Venue de l’avenir » de Cédric Klapich. Ce dernier avait imaginé un groupe de familles héritant d’une grande maison ayant appartenu à leur arrière grand-mère. C’est le prétexte qu’a trouvé Cédric Klapich pour faire des allers et retours de la fin du XIX ème siècle à aujourd’hui, avec beaucoup de finesse et de réalisme. Je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle entre ma démarche aujourd’hui et la sienne; ce qui a ajouté de l’émotion pour moi. Il y a en effet plus de 120 ans que mon grand père, dont je suis les traces, a découvert le Cambodge.

    Près de Kaboul – vu cette nuit le film 13 jours, 13 nuits
    Le pays du soleil levant
    Bangkok
    Siem Reap
    Rafraîchissement offert à mon arrivée à l’hôtel
    Ma chambre un peu coloniale
    Le hall des chambres
    La piscine

    Je suis finalement arrivé à 17 heures, heure locale à Siem Reap, où plutôt à mon hôtel qui en est un peu distant. Ce ne fut pas sans de nombreuses péripéties; entre le retard de l’avion de Bangkok, au départ comme à l’arrivée, le visa à remplir en ligne que j’avais négligé puisque je ne faisais que passer… J’ai ainsi fait deux fois à Bangkok la queue pour le contrôle des passeports et visas; transpiré en m’y reprenant à plusieurs fois pour maîtriser l’application qui délivre le précieux sésame, alors que l’heure de ma correspondance pour Siem Reap approchait dangereusement. N’ayant plus le temps de prendre la navette gratuite, je me suis fait arnaquer consciemment pour arriver à temps. Inutile de dire que ma nuit fut blanche ce qui explique sans doute ma fébrilité!

    Demain je ferai un jour de farniente pour réserver mon pass trois jours pour Angkor et faire quelques emplettes.

    Ce soir découverte de la cuisine cambodgienne puis repos bien mérité.

  • Santiago et ensuite…

    Départ ce matin de Fisterra vue du château San Carlos
    Gambas poêlées à « midi », un régal
    L’entrée Romane de la cathédrale pour visiter la crypte (avec son tuyau de jardin)
    Chapiteaux historiés comme à Vézelay
    Oubliez les ors et regardez la travée latérale Romane
    Du plus pur roman
    Autres chapiteaux historiés romans
    Portail de Sainte Marie de Corticela
    Dispositif pour actionner le Botafumeiro
    Cordages pour actionner le Botafumeiro
    Vierge à l’enfant
    Reliquaire de Saint Jacques
    Coquilles Saint Jacques ramassées sur la plage ad hoc, celle du bas et la plus petite à gauche sont de Fisterra, l’autre est « l’européenne »

    Puisque je repasse ce dimanche à Santiago, j’en profite pour retourner voir la cathédrale. Je voudrais, photos à l’appui, en me consacrant à l’intérieur, vous montrer la cathédrale Romane.

    Tout commence alors qu’on entre par la porte qui s’ouvre en face de la crypte, où se trouvent les restes supposés de Saint Jacques. Celle-ci, devant laquelle pend un tuyau d’arrosage, est Romane, probablement du XI ème siècle, si on en juge par le damier qui l’entoure, que l’on trouve dans les églises de cette période. On entre ensuite dans la crypte et passons devant un buste de Saint Jacques, entièrement revêtu d’or et d’argent et sur lequel chacun met une main, voire entoure le Saint de ses bras. On descend ensuite dans la crypte proprement dite et passons devant le reliquaire où se trouvent les restes du Saint. C’est la photo que j’ai faite « au jugé », ne sachant pas comment ma démarche serait appréciée! Après cette visite de la crypte, pour laquelle il faut faire la queue, on entre dans la cathédrale.

    Dès les premiers mètres le regard se porte sur les colonnes romanes, surmontées de chapiteaux historiés, comme on en trouve à Vézelay. On en verra cependant beaucoup moins ici, s’agissant de chapiteaux qui racontent des épisodes de la bible ou des saints. Les autres en effet sont certes ornés, mais non historiés.

    L’autre photo vous montre une des nefs latérales. La cathédrale dispose en effet de trois nefs; les nefs latérales sont beaucoup plus étroites que la nef centrale, à l’instar encore de celles de Vézelay.

    Enfin elle dispose de deux niveaux, celui du haut à voûte en berceau à double arcade, ne se visitant malheureusement pas. Cette disposition à deux niveaux, mais dont celui du bas est très supérieur en taille à celui du haut, donne à cette cathédrale Romane, par son élévation, des airs de cathédrale gothique.

    Je voudrais aussi revenir sur le Botafumeiro et plus précisément sur le dispositif qui permet de de le faire se balancer, tel un pendule dans le transept. Sur la photo vous pouvez voir la structure métallique qui repose sur les 4 angles du dôme principal, au centre duquel se trouve un système de poulies, sur lesquelles s’enroulent différents cordages (voir photo). Il faut 8 hommes pour mouvoir le Botafumeiro et lui donner le balancement voulu, d’un côté à l’autre du transept.

    Le Botafumeiro
    Vu de plus près

    Je ne dédaigne pas non plus la cuisine espagnole et n’ai pas résisté à l’envie de vous montrer la grande poêle en guise de plat, qui contenait mon repas de midi, des gambas poêlées qui étaient un vrai délice. Ce restaurant, que je vous recommande et qui se trouve à côté de l’albergue Blanco (300 mètres de la cathédrale) est tenu par un français fort sympathique. Enfin, à la demande de certains, voici les belles coquilles Saint Jacques que le destin me réservait, elles valent tout l’or du monde.

    Chose promise, chose due, il est temps de vous parler de mon autre projet, qui comme celui de Santiago, me tient à cœur depuis de très nombreuses années. Je voudrais en effet partir sur les traces de mon grand-père Honoré Liénart, qui a vécu en Indo-Chine entre 1900 et 1936. Mon père comme ma tante sont nés à Saïgon et je dispose d’une très volumineuse correspondance de mon grand-père, voire de ma grand-mère ainsi que des souvenirs écrits par ma grand-mère, mon père et ma tante. Mon grand-père écrivait très souvent et est resté 7 ans sans revenir en France, lors de son premier voyage; c’est dire l’abondance de lettres dont je dispose.

    L’Indo-Chine ou Indochine était constituée du Tonkin (nord du Vietnam, de l’Annam et de la Cochinchine (sud du Vietnam), du Laos et du Cambodge. Mon grand-père, puis mes grands-parents, a ou ont vécu dans tous ces pays; mon grand-père ayant exercé principalement la fonction de commissaire puis de directeur d’escale aux Messageries fluviales. Son dernier poste étant celui de directeur des Messageries fluviales de Phnom Penh, bâtiment qui existe toujours et a été récemment transformé en café haut de gamme.

    Mon projet est donc de partir de Bangkok pour rejoindre le Cambodge, visiter Angkor, Phnom Penh, Siem Rep, Batambang; puis remonter le Mékong vers le Laos. Du Laos aller au nord Vietnam (Hanoï) et redescendre vers le delta du Mékong en passant par Hué, Dalat. Hô Chi-Minh-ville (Saïgon), etc.

    Je vous passe les détails d’un voyage de deux mois de la fin octobre à la fin décembre, avec retour pour Noël en France.

    Je ne m’engagerai pas à publier un article tous les jours, mais à en écrire régulièrement pour vous faire vivre, pour ceux que cela intéresse bien sûr, cette aventure au long cours; un voyage, comme celui de Santiago, à petite vitesse, près de la population et avec des moyens de transport doux et tranquilles comme il sied à celui qui a le temps et le goût de l’aventure et de la découverte.

    Je vous tiens au courant de la date de départ de ce prochain voyage très prochainement.