Auteur/autrice : patricelienart

  • Muxia à Fisterra

    Après une bonne pluie
    Un calvaire ayant subi les outrages du temps
    La pluie a cessé et le soleil se lève
    Une végétation variée
    Le soleil est de la partie
    Église et cimetière éloignés l’un de l’autre
    La mer au loin
    Un joli cimetière
    Sanctuaire de Santo Cristo
    L’intérieur
    Arrivée à Fisterra
    La rue du Port
    Vue depuis le centre ville
    Le port
    Église Santa Maria
    Intérieur de l’église Santa Maria
    Château de San Carlos
    En allant vers le phare
    Le phare le soir
    Juste avant le coucher de soleil
    Coucher de soleil
    Derniers feux
    La croix de Fisterra
    L’église Santa Maria de nuit

    Me voilà enfin installé confortablement dans le bus, en route pour Santiago. Ce ne fût pas sans mal en raison d’une organisation très approximative des chauffeurs. Je vais donc vous raconter ma journée d’hier de Muxia à Fisterra

    Fin prêt à 6h15, je m’apprête à quitter l’albegue quand je m’aperçois qu’il tombe des cordes, façon tempête. Le temps était si beau la veille que je n’avais pas pensé à regarder la météo. Quant à remettre ce voyage, voire l’annuler, cela semble compliqué car toutes mes réservations sont faites pour transporter le sac, loger le soir et les retours de dimanche et lundi. Je consulte donc la météo et constate que la pluie devrait progressivement diminuer dans les heures qui viennent. J’extirpe de mon sac principal ma cape de pluie, remise ma polaire dans celui-ci et passe mon coupe vent sous la cape pour le cas où la pluie se transforme en petite bruine. Pendant ce temps la pluie a beaucoup ralenti et je décide de partir, il est 6h30.

    Il est très difficile de s’orienter de Muchia à Fisterra, mais la situation finit par s’éclaircir car je rejoins un chemin où se juxtaposent les indications dans un sens pour Muxia, d’où je viens et Fisterra, où je vais.

    Les autorités de Muxia considèrent en effet que leur ville est l’aboutissement du complément de Santiago. C’est ainsi que le cachet est celui de la fin du pèlerinage; il n’est pas question de Fisterra. En conséquence quand vous quittez Muxía, vous n’avez aucune indication pour rejoindre Fisterra. Certes le point zéro que vous quittez vous conduit à reprendre l’avenue principale pour sortir de ce petit Finistère. Mais il fait nuit et heureusement que vous pouvez vous repérer grâce au GPS de l’application Buen Camino; car quand il faut changer d’orientation, vous ne disposez d’aucune flèche jaune, pancarte ou borne. En outre la nuit, la pluie de nouveau battante et votre téléphone à la main, vous tâtonnez pour vous éclairer de votre lampe frontale vacillante.

    Après une heure et demie, vers 8 heures, la pluie cesse et le jour se lève. Je commence à guetter un bar car, bien que pourvu de quelques gâteaux, j’aspire à une boisson chaude et à un endroit sec. Il se présente enfin sous la forme d’un bar minuscule qui vient juste d’ouvrir. Je commande mon menu habituel et prends aussi le jus d’orange, bien que mon interlocutrice ait fait tout son possible pour m’en dissuader, en me disant que ce n’est pas un jus frais. Si elle savait que chez nous il est bien rare de se faire servir une orange pressée aussi facilement qu’en Espagne!

    Bien restauré je reprends ma route et commence à rencontrer des pèlerins en sens inverse et en dépasse d’autres devant moi. Ces derniers sont peu nombreux, en raison de l’heure matinale. Après quelques virages je retrouve la mer que j’avais longée auparavant. Je ne suis pourtant pas encore arrivé car je dois traverser quelques villages pour enfin aborder les faubourgs de Fisterra et rejoindre mon albergue, très au sud de Fisterra, en direction de l’église et du phare.

    Y étant enfin parvenu, j’ai comme hier à attendre mon sac que j’ai précédé! Pas de sac, pas de douche. Je prends mon mal en patience en choisissant les photos qui illustreront cette étape puis, mon sac arrivé, je prends ma douche et entreprends d’abord d’obtenir mon Certificat après avoir pris le menu du jour, sous le signe du poisson: soupe de poisson et saumon grillé sur des pommes de terre.

    En effet l’office de tourisme de Fisterra délivre à tous les pèlerins un certificat attestant, passeport et credential à l’appui, que vous avez accompli votre pèlerinage de votre point de départ à Fisterra. La préposée écrit votre nom de sa plus belle écriture sur un document de belle allure, qui rejoindra bientôt les deux autres, soigneusement roulés dans le cylindre de carton, acheté à cet effet à Santiago.

    Décidé à acheter enfin une coquille Saint Jacques, je demande à mon hôte où s’en procurer. Il m’indique la plage, où à marée basse, il s’en trouve comme disent les périgordins s’agissant des cèpes. Je me dirige donc vers cette plage, devant laquelle je suis passé la veille et commence patiemment, pieds dans l’eau, à rechercher la précieuse coquille. Finalement j’avise une dame qui m’en montre une petite dont elle me fait cadeau. Je sais maintenant ce que je cherche, mais reste perplexe car celle qu’elle m’a donnée est la partie plate; or qu’en est-il de la partie convexe? J’avise un pêcheur et lui montre des coquillages striés, un peu comme des coquilles Saint Jacques, mais qui en diffèrent à la base. Il m’explique qu’avec ceux-ci les enfants, en les frottant l’un sur l’autre, provoquent des sons. Il me donne, lui aussi une petite coquille Saint Jacques plate. Je reviens à mes recherches et en trouve enfin successivement deux petites plates. Alors que je continue de chercher d’autres trésors, je vois arriver mon pêcheur qui me dit, j’ai eu de la chance et me montre trois coquilles Saint Jacques convexes, dont deux grandes. L’une est de type européenne me dit-il, les deux autres de Fisterra, dont une grosse de couleur blanche. Il me tend les trois coquilles que je veux payer; ce qu’il refuse en me les offrant. Je ne suis pas sûr qu’il venait de les trouver, mais en revanche, ce dont je suis sûr, c’est que j’ai vraiment une bonne étoile qui me guide.

    Savez-vous qu’autrefois les pèlerins qui venaient, souvent de très loin, à Compostelle, poursuivaient le chemin jusqu’à la mer pour ramasser une coquille qu’il rapportait chez eux pour prouver à tous qu’ils étaient bien allés à Compostelle? C’est à vrai dire, ce que j’ai fait; car la seule petite coquille que j’ai achetée sur le chemin au début; je l’ai laissée comme je crois vous avoir déjà raconté cette histoire.

    Le temps d’apporter mes trouvailles dans mon sac, bien à l’abri, et me voilà en quête de l’église Santa Maria, où se déroule la messe des pèlerins et la bénédiction à l’issue de celle-ci ci. Je me familiarise de plus en plus à l’espagnol et rien ne m’échappe cette fois-ci du prêche du prêtre, originaire d’un pays d’Amérique du Sud; son prêche en anglais en revanche est plus impénétrable, tant à cause de son accent, que des approximations de son anglais.

    Il est temps pour moi de revenir vers le port pour dîner avant de me diriger vers le phare, distant de 2 à 3 km. J’ai prévu d’y être avant 20h28, heure du coucher du soleil à Fisterra le 20 septembre. Peu avant 20 heures je commence la montée vers le phare, en compagnie de nombreux pèlerins, sans compter les cars et les voitures qui conduisent des touristes vers le phare et cette attraction de la soirée. Je m’installe tout au bout de la jetée, derrière le phare, sur une petite plate-forme, sans personne devant moi pour masquer la vue du soleil couchant.

    C’est sans doute le dernier moment émouvant pour moi, car le coucher du soleil évoque la fin ultime du chemin parcouru depuis le 6 avril au Puy. Mentalement je rapproche ces deux images; celle de la sortie de la cathédrale du Puy qui s’ouvre sur un chemin qui se perd vers l’horizon et ce soleil qui s’y couche. J’ai accompli ce parcours dans un délai, plus long que prévu initialement, mais suffisamment court pour qu’il constitue une césure significative dans ma vie.

    Merci de m’avoir suivi et encouragé, je vous dirai demain dans le train de Santiago à Burgos, quel est mon projet pour le dernier trimestre, projet que je souhaite aussi partager avec ceux que cela intéresse.

    Muxia à Fisterra et le phare: 31 km

    Cumul depuis Le Puy : 1657 km

    Demain retour vers Burgos et Cendrieux

  • Hospital à Muxia

    Peu après mon départ
    Église de Dumbría
    Grenier sur la place à Dumbria
    Calvaire après Dumbria
    Église de Trasufre
    Église, calvaire et cimetière
    Magnifique grenier juché sur le mur d’enceinte
    On aperçoit la mer au loin
    On s’en rapproche
    Muxia
    Une vue de ma chambre ?
    Non, de la terrasse où on étend le linge
    Église de Santa Maria
    Calvaire pris dans l’axe de la Piedra À Ferida
    Sanctuaire de la Vierge de la Barca
    Vierge de la Barca
    Phare de Muxia
    Borne 0,000 km
    Le cachet en vaut la peine
    Et au dîner des poulpes à la galicienne

    Au cours du dîner auquel participaient un couple d’espagnols, 4 américaines, une allemande et une hollandaise; nous avons abordé l’aspect business du pèlerinage. Comme d’habitude la langue parlée est l’anglais, mais la présence des espagnols dont le mari tâtait de l’anglais, nous conduisait à parler sa langue. Ayant expliqué en espagnol, tant bien que mal, que Saint Louis avait payé la sainte épine le prix de la construction de la Sainte Chapelle, autrement dit un montant exorbitant; j’en arrivais à la conclusion qu’il y avait autant de business il y a 1000 ans (un peu moins). Les reliques, qu’on s’arrachait entre villes, constituant le moyen d’attirer le pèlerin et ainsi de faire travailler commerçants et artisans. Notre espagnol m’a donc demandé de traduire en anglais, ce dont je me suis acquitté un peu plus facilement. Au cours de la même conversation, une des américaines regrettait la profusion d’or et d’argent de la cathédrale de Santiago, bien loin du dénuement professé et pratiqué par le Christ. À cela je lui ai répondu que la cathédrale à l’origine avait la sobriété de son style roman et que c’est la période baroque espagnole au XVIII ème siècle, qui avait changé totalement son image. Autrement dit si on enlevait tous ces ornements, qui sont néanmoins fabuleux, la cathédrale ressemblerait à Vézelay.

    Après cette digression qui montre qu’on parle parfois de choses sérieuses à table, je reviens à mon étape du jour. Je suis parti à 6h15, simplement quelques centaines de mètres avec Jose et son épouse, puis seul, comme à mon habitude. Au bout de 10 km, le ventre seulement nourri d’une minuscule pomme, je me suis arrêté à Doumbria pour mon petit déjeuner. Quelques kilomètres plus loin j’ai rencontré une jeune espagnole qui marchait vivement. Elle s’appelle Victoria, est de Valencia et dessinatrice d’art. Cette fois-ci j’ai dû forcer un peu mon talent pour bien comprendre ce qu’elle faisait. Elle m’a dit qu’elle pouvait, tout aussi bien créer des décors pour un théâtre ou un spectacle, décorer une maison ou travailler au packaging complet d’un produit. Elle semblait terriblement attachée à son indépendance, ainsi qu’à la liberté de créer, en harmonie avec les besoins et les valeurs de son client. Nous nous sommes quittés alors qu’elle cherchait à prendre son petit déjeuner et moi, l’ayant déjà pris, poursuivais mon chemin.

    J’avais prévu de m’arrêter vers midi pour prendre un en cas, mais il n’y avait rien, sauf une dame qui voulait me vendre des fruits que j’ai refusés, bien à tord. Mais mon esprit a bien vite été absorbé par la vue de la mer, qui ne m’a plus quittée, puisque je l’ai longée pendant 7 km. Comme les photos en témoignent, l’arrivée à Muxia par les hauteurs est inoubliable et je ne regrette pas ce changement forcé. En réalité, une allemande que je croise depuis 3 jours, m’a montré qu’il y a bien des bus le dimanche de Muxia à Santiago.

    Une fois installé dans ma très belle albergue, ayant mangé ma tostada et lavé mon linge; j’ai entrepris d’aller au sanctuaire de Notre Dame de la Barque, qui se trouve assez près de mon auberge. Le site est absolument grandiose par la beauté du paysage et la simplicité de ce sanctuaire.

    La légende veut que la Vierge Marie soit venue sur une barque dont les rameurs étaient des anges, aider Jacques à évangéliser ces peuples du bout du monde, rétifs à la foi. N’ayant pas avec moi ma credencial, je suis retourné la chercher par le même chemin en nu pieds et suis arrivé en pleine neuvaine. J’y ai sacrifié un peu, puis suis ressorti voir le phare. De retour au sanctuaire j’ai assisté à la messe. La messe s’est terminée par une bénédiction des pèlerins, ce qui m’a permis d’obtenir le précieux cachet du sanctuaire. Il est en photo, aussi les spécialistes en jugeront, il me semble qu’il en valait la peine. Je termine avec la photo d’une de la spécialité de la cuisine galicienne, le poulpe à la galicienne ou Octopus qui devrait séduire mon petit-fils Wilhem et le changer des calamars, qui d’ailleurs ici sont délicieux.

    Hospital à Muxia : 27 km

    Cumul depuis Le Puy : 1626 km

  • Vilaserio à Hospital

    Encore dans la brume du matin
    Paysage de Galice en direction d’Hospital
    Un grenier galicien en pierres
    Calvaire sur le chemin
    Cimetière et clocher envahi par la végétation
    Les tombes sont en hauteur et ont un air oriental
    Rivière depuis un pont en fer
    Paysage peu avant Hospital
    Tout un ensemble de greniers à Hospital

    Contrairement à la veille, qui faisait exception, je suis parti ce matin à 7 heures, sachant que j’avais un peu moins de km à faire que la veille. La première partie m’a fait longer une route assez importante mais peu passagère à cette heure là. Ensuite ce fût une succession de chemins de terre ou de petites routes bitumées. Je me suis arrêté d’abord pour prendre un petit déjeuner au bout d’environ 20 km, puis plus tard pour téléphoner au milieu d’une côte où se trouvait un banc.

    Quand j’ai voulu reprendre mon chemin j’ai vu des flèches jaunes qui recouvraient des flèches vertes; j’ai donc pris ce chemin. Je me suis vite aperçu que les bornes, elles-mêmes, disposaient de flèches vertes et non jaunes. Pourtant les flèches jaunes cohabitaient avec ces bornes. Je finis donc par regarder « Buen Camino », qui me révèle que ce chemin est une option et qu’il revient bien sur le chemin principal, mais après un cours de 10 km. Ce petit détour m’a permis de voir un calvaire et quelques très beaux paysages! Qu’ai-je loupé ? That is the question. Une chose est sûre, j’ai fait 3 kilomètres de plus… Cela faisait longtemps qu’une pareille mésaventure ne m’était pas arrivée.

    Revenu sur le droit chemin, si je puis dire, je me suis offert à Olveiroa une tostada au jambon, tomate et huile d’olive, que j’ai dégustée avec un Coca. C’est un classique de la fast food traditionnelle, la tostada, bien sûr.

    Il me restait encore à faire 7 kilomètres pour rejoindre Hospital après avoir dépassé le village de Logoso. Sans vouloir faire une fixation sur les greniers galiciens, vous aurez noté que dans cette région ils les réalisent en pierres.

    Je m’interromps pour aller manger en groupe, conduit par notre hôtesse à son restaurant un peu distant de l’albergue.

    Il me reste à vous dire qu’en raison de l’absence de bus de Muxia à Compostelle, du moins pour le réserver sur Internet, je me suis résolu à inverser mon parcours et à aller d’abord à Muxia et ensuite à Fisterra. Peut-être un autre jour referai-je le parcours traditionnel depuis Hospital.

    Vilaserio à Hospital : 26 km

    Cumul depuis Le Puy : 1599 km

    Demain Muxia

  • Santiago à Vilaserio

    Départ de Santiago
    Sortie de la ville
    Pont médiéval d’Augapesada
    Belle vue depuis le chemin
    L’eau cascade dans un paysage magnifique
    Chemin bordé de hauts murs
    Sortie de Negreira par la porte ancienne
    Jolie chapelle
    De plus près
    Vue de l’éminence
    Chemin romantique
    Église d’A Peña
    Au loin Vilaserio

    Nous avions tout organisés, Christian et moi, pour aller ensemble à Fisterra puis à Muxia. C’était compter sans les impondérables qui, en substance, étaient les trains, ou plutôt leur absence ce week-end. Ainsi il s’est avéré impossible de trouver un train pour Hendaye, puis Paris ou Strasbourg, les samedi et dimanche, pour rentrer à Berlin lundi. Et il fût même impossible de trouver un train de Muxia vendredi; aussi, plutôt que de marcher avec moi pendant 4 jours, Christian est parti aujourd’hui et se rend à Biarritz pour dorer sur la plage deux jours.

    C’est pourquoi ce matin je suis parti seul et plus tard, car c’est la concession que je lui avais accordée et dont j’ai finalement usé seul. Ainsi à 7 heures 30, j’ai pu trouver un bar pour prendre un desayuno composé de cafe con leche, tostadas y zumo de naranja.

    Moi qui pensais récupérer de mes efforts de la veille, ai eu à affronter une très longue montée, telle que les cyclistes, ayant mis pied à terre, n’ont pu résister au retour des piétons. Finalement j’étais encore en pleine forme et ai avalé facilement cet obstacle. Avec le temps, le corps s’habitue et il est de plus en plus facile de faire des efforts qu’on aurait crus impossibles.

    Néanmoins j’ai eu un petit passage à vide dans l’après-midi lié à la fatigue d’hier et à la chaleur, étant parti plus tard. Le deuxième souffle et un café m’ont redonné vie à la fin et l’étape, très belle sous le soleil, s’est bien terminée.

    Je suis arrivé suffisamment tôt pour faire face à toutes mes obligations et passer un bon moment au dîner entre pèlerins, sous le signe de l’anglais, langue universelle sur le chemin.

    Santiago à Vilaserio : 34 km

    Cumul depuis Le Puy : 1573 km

  • Salceda à Santiago

    Poulpe à la galicienne
    Départ de Salceda
    Rencontre de Michael
    Borne des 10 km et église de Lavacolla
    Intérieur de l’église
    Avec Michael à la borne des 10 km
    Belle frondaison
    Panneau d’entrée de Santiago
    La cathédrale au loin
    Le centre ville
    Le centre ville
    La cathédrale
    Entrée de la cathédrale
    Au soleil nous prenons un verre
    Eglise
    Salon de notre appartement
    Douche à l’italienne
    Chambre

    Parti un peu avant 6h30 de Salceda, j’ai dû marcher seul durant une heure et demie, avant de rencontrer un couple de pèlerins; puis une bonne demi-heure pour trouver un hôtel restaurant ouvert et me faire servir un petit déjeuner. Je n’étais pas parti tout à fait le ventre vide car il me restait une banane d’un approvisionnement antérieur. C’est peu de temps après que j’ai rencontré une sorte de TGV allemand, sous la forme d’un homme grand, mince et sportif de plus d’un mètre quatre-vingts. Après nous être « challengés » pendant un moment, je lui ai demandé son nom, d’où il était originaire et aussi d’où il venait. Il m’a dit qu’il habitait près de Düsseldorf, était pilote d’avion de ligne et venait d’Oviedo. Avec un tel coach sportif cette étape a été parcourue rapidement. Cette fois je n’ai pas eu le temps de compter les pèlerins que nous saluions d’un « buen camino », autant comme un signe de reconnaissance qu’un avertissement à nous laisser passer.

    Par chance, contrairement à hier, le temps était magnifique et nous avons pu voir sur une éminence située à environ 5 km de Santiago, la cathédrale! C’est le fameux «monjoie » que poussaient nos ancêtres à la vue, au même endroit, de la cathédrale de Santiago, qui annonçait l’aboutissement du pèlerinage. S’il y a une émotion, il me semble que c’est là, la même qu’à la vue des Pyrénées espagnoles.

    Ensuite nous descendons progressivement sur Santiago et traversons la ville qui est aujourd’hui assez importante. Arrivés devant la cathédrale Michael a tenu à partager son repas: des petits poivrons qu’il a garnis de thon, du jambon cru mangé avec une banane; un régime de pèlerin, en quelque sorte. Une fois rassasiés, j’ai proposé à Michael d’arroser notre arrivée à Santiago avec une bonne bière. Nous nous sommes invités à la table de deux irlandaises, auprès desquelles nous nous sommes enquis du lieu de délivrance de la fameuse COMPOSTELLA.

    Les espagnols sont très bien organisés car ils nous demandent tout d’abord de nous inscrire en ligne, ce qui génère un QR code et accélère grandement la procédure. D’ailleurs il y a une dizaine de guichets car il est délivré, dit-on 2000 compostellas par jour! En ce qui me concerne j’ai reçu la traditionnelle compostella en latin et qui est gratuite; ainsi que l’autre, personnalisée et payante, qui mentionne le nombre de km, lequel « n’est que de 1515 », au lieu du nombre que je revendique et qui figurera à la fin de cet article.

    Une fois cette formalité accomplie, j’ai rejoint mon auberge et le logement qui nous était réservé à Christian et moi; en attendant que ce dernier, parti moins tôt que moi, arrive. Notre chambre se trouve dans un appartement avec une salle de bains munie d’une douche italienne et d’un salon dont nous avions l’usage. Autrement dit, pour 30€ chacun, un endroit agréable et surtout à 300 mètres de la cathédrale.

    À l’arrivée de Christian nous nous sommes dirigés vers la cathédrale avec l’objectif de la visiter, puis de trouver une place pour assister à la messe du soir. Comme vous le verrez sur les photos, la cathédrale tient toutes ses promesses et les ors des retables contrastent avec la sobriété du style roman de l’édifice. Bien sûr on est attirés par le Botafumeiro ou encensoir, qu’on fait véritablement voler dans un mouvement de pendule au-dessus de l’assistance. Pour l’heure il est sagement installé en hauteur dans l’axe du retable en argent, comme lui.

    Après avoir visité la cathédrale, nous nous installons dans la nef près d’une heure et demie avant, pour assister à la messe. Celle-ci commence enfin après quelques interventions dans plusieurs langues. Les chants sont très beaux et les chanteurs, en l’occurrence les prêtres ont de très belles voix; sans oublier les deux orgues, dont les buffets sont baroques comme tout le mobilier de cette cathédrale. Bien qu’on ne soit pas un jour codifié par l’église, retentit avec fracas la musique d’orgue qui accompagne le mouvement du Botafumeiro. Devant nos yeux et des dizaines de téléphones, se met à se balancer, à la manière d’un pendule, actionné à bras d’hommes, au moyen de cordes, le fameux Botafumeiro. Nous le voyons, tantôt à droite, tantôt à gauche, car son mouvement est dans le sens du transept, ce qui diminue peut être les risques, puisqu’il y a moins de monde. Mon téléphone étant déchargé, vous n’aurez que ma relation scripturale, mais votre imagination, comme les images que vous en avez déjà eues, feront le reste.

    Notre journée, bien chargée, s’est terminée tard autour d’un dîner.

    À tout à l’heure pour ma relation de ma première étape vers Fisterra.

    Dernière minute de ce soir, alors que j’expliquais à ma voisine espagnole que j’avais eu la chance de voir le Botafumeiro en action; celle-ci m’explique que celui-ci est actionné par huit personnes. Cerise sur le gâteau, un des convives de notre dîner a assisté à cet évènement et de surcroît se trouvait dans le transept. J’ai donc une vidéo de ce grand moment !

    Salceda à Santiago : 29 km

    Cumul depuis Le Puy : 1539 km

    Intérieur de la cathédrale
    Lee retable et le Botafumeiro
    Les orgues qui se font face
    Confessionnal
  • Pontecampaña à Salceda

    Église de Laborero
    Passage du pont sur la SECO
    Église de San Xohàn
    Église Santa Maria de Melide
    Petit pont de pierre
    Grenier avec épis de faîtage religieux
    Pont médiéval de Ribadiso
    Une rue d’Arzua avec des maisons à encorbellement
    Une belle allée sous une voûte de verdure
    Une maison avec galerie
    Un joli chemin en sous-bois
    Moins de 30 km pour Santiago
    Quelles sont ces fleurs ?
    Paysage derrière la frondaison qui borde le chemin

    Il me faut tout d’abord faire amende honorable car, me fiant au dire d’une personne, j’ai nommé pigeonnier ce qui était un grenier. Mon beau-frère et un ami m’ont fort justement détrompé sur l’usage de cette construction. D’ailleurs j’étais assez perplexe sur la façon dont les pigeons entraient et sortaient de ce prétendu pigeonnier.

    Cela dit regardez-les bien, car il y en a de toutes les sortes, certains sont plus luxueux que d’autres et témoignent du niveau de vie de son propriétaire. Aujourd’hui je vous en ai mis un dont les faîtages sont d’un côté une croix et de l’autre une sorte de mini clocher mur.

    Aujourd’hui j’avais décidé de faire 36 km pour n’en n’avoir que 27,8 à faire pour aller à Saint-Jacques de Compostelle; car oui, j’y arrive demain! Cela fait drôle, si vous me permettez cette expression, de se retrouver si près d’un but que l’on poursuit depuis 1500 km. J’espère que l’émotion sera là, tout de même; bien que Santiago, ce soit avant tout le chemin dans son entier; avec ses lieux où sont passés nos ancêtres depuis au moins 1000 ans, ses rencontres, ses paysages, la marche, les repas, les nuits en dortoir, les messes et bénédictions, etc. Une aventure humaine et une vie en raccourci, où tout est possible et peut changer ta vie.

    Je ne vous dirai rien de cette étape, en grande partie sous la bruine et pas toujours intéressante. Mes photos vous montreront néanmoins de beaux endroits, car il y en a eu.

    Pontecampaña à Salceda : 36 km

    Cumul depuis Le Puy : 1510 km

  • Portomarín à Pontecampaña

    Départ de Portomarín Avene de Santiago
    Premier grenier galicien rencontré
    78,1 km de Santiago
    Église ceinturée de son cimetière avec colombarium extérieur
    Église de Palacio del Rey
    Intérieur de l’église
    Autre grenier
    Grenier et église au second plan
    Les derniers kilomètres en chemin de terre
    Deux greniers alignés

    Vous m’avez peut-être trouvé sobre dans mon dernier article, la faute en est au manque de temps après 36,5 km de marche; sans compter les contraintes du pélerin qui doit laver et faire sécher son linge. Or cela c’était avéré impossible à O’Cebreiro en raison de la pluie et au monastère de Samos en l’absence d’infrastructures. J’avais donc impérativement besoin de laver, n’ayant plus rien à me mettre…

    Je me suis servi, une fois n’est pas coutume du lave-linge et du sèche-linge pour rattraper mon retard. Ce qui ne pas empêché cet après-midi de laver à la main les affaires du jour.

    Ce matin, levé le premier à 5h30, je suis parti un peu avant 6h30 en solo comme souvent. Quand j’ai étudié les différentes possibilités pour construire mon étape du jour, j’ai décidé de m’arrêter à Pontecampaña, ce qui fait un peu moins de 30 km; le critère étant qu’on puisse trouver à manger, sans faire la cuisine. Or le village suivant n’offrait pas cette possibilité et sinon il fallait allonger le parcours à 39 km; ce qui fait beaucoup quand on en a fait plus de 36 la veille.

    Ce qui frappe depuis hier c’est le nombre de pèlerins que je croise et leur allure souvent « nonchalante ». On est un peu éloigné de l’esprit du pèlerinage. Cela dit ce matin encore, avant 7 heures, j’ai dépassé un très grand groupe récitant sans interruption des Ave Maria, gracia plena…Or je les avais déjà rencontrés hier, récitant déjà des Ave Maria. J’imagine qu’ils ne s’arrêtent de réciter des Ave Maria que quand ils sont arrivés au bout de l’étape.

    J’ai encore revu de nombreux groupes par la suite, ainsi que des couples, mais jamais autant de personnes à la fois. Soit que je me montre paresseux ou peu attentif, je n’ai pas vu grand chose de notable, à l’exception toutefois de ces greniers de forme parallèlipèdique, plus ou moins richement décorés, dont vous trouverez de nombreux exemples parmi mes photos.

    Il est donc probable maintenant que j’arriverai à Saint-Jacques de Compostelle le 16 septembre, puisqu’il ne me reste ce soir qu’un peu plus de 62 km. Je ne sais pas encore si je m’accorderai un jour à Santiago avant d’aller à Fisterra ou après.

    Portomarín à Pontecampaña : 29 km

    Cumul depuis Le Puy : 1474 km

    Demain Salceda

  • Samos à Portomarín

    Portomarín au loin
    Borne des 100 km
    La rivière qui borde Portomarín
    La rivière le Miño
    Le pont de Portemarín
    Rocher bordant la rivière
    Sur le pont
    Porte d’entrée de Portomarín
    L’église où se donne la messe

    Parti ce matin à 6h30 j’ai rapidement rejoint Hilary, une jeune italienne avec qui j’avais dîné la veille en compagnie d’Andreis et de Christian. Nous avons fait ensemble cette longue étape qui devait nous mener du monastère de Samos à Portomarín. Une étape de plus de 36 km mais d’un relief agréable et souvent par des chemins sablonneux. Hilary marche vite et nous marchions ainsi à l’unisson, sans avoir à s’attendre, sauf pour une photo ou un arrêt pour retirer un vêtement ou se ravitailler.

    C’est aujourd’hui que nous avons atteint le fameux seuil des 100 km de Santiago. Ce moment est émouvant pour ceux qui cheminent maintenant depuis deux mois, voire plusieurs années pour ceux qui le font par étapes annuelles. C’est aussi à ce seuil que le chemin devient plus touristique et que l’on rencontre des groupes de nouveaux venus, qui ressemblent parfois à des promeneurs du dimanche.

    Comme hier soir, j’ai assisté à la messe avec Christan et ai dîné en sa compagnie et celle de Quentin d’Issy-les-Moulineaux.

    Samos à Portomarín : 37 km

    Cumul depuis Le Puy : 1435 km

    Demain Pontecampaña

  • O ´Cebreiro à Samos

    Petit matin au départ d’O’Cebreiro
    Alto de San Roque
    Le jour se lève
    Paysage encore dans la brume
    Jolie église avec sa croix de Saint Jacques
    Belle échappée d’une rue de village
    La vue depuis le muret du chemin
    Paysage sous la brume du matin
    Cabane ?
    Moins de 140 km de Santiago
    Église de Tricastela
    Jolie rivière en contrebas
    Le plan de la Galice en guise de set de table
    La nature reprend ses pierres
    Un chemin charmant vers Samos
    Toujours les pierres en guise de clôture
    Église San Martiño do Real
    Un mur de pierre sans ciment
    Le monastère dans son écrin
    Des murs et des pavements en pierre partout
    L’abbaye de Samos
    Façade de l’abbaye
    Intérieur de l’abbaye
    Retable principal
    Orgues
    Ferronnerie des garde corps

    J’ai assisté à de nombreuses messes depuis que je suis parti du Puy, mais certaines m’ont plus touché que d’autres. C’est le cas de celle à laquelle j’ai assisté hier avec mon ami Christian, de nationalité allemande et plus précisément de la Sarre.

    Le prêtre, alors que nous arrivions, passait auprès de chaque personne, dans une église pleine de pèlerins, pour s’enquérir de la nationalité de chacun. Sa recherche avait pour but de rassembler des pèlerins des principales nationalités, à qui il a demandé d’assurer les lectures du jour. C’est ainsi qu’un américain a lu la 1 ère lecture, puis un mexicain la deuxième, lue également en français par un français bien sûr. Lui-même se faisait un devoir de parler lentement pour être compris d’un grand nombre d’entre nous. Il chantait avant de nous faire reprendre les chants et son homélie a été traduite par un pèlerin polyglotte en anglais.

    À la fin de la messe il a demandé aux pèlerins seuls de rester; c’étaient les plus nombreux de très loin, puis a redemandé un représentant de chaque nationalité dont Christian pour l’Allemagne et moi pour la France, mais aussi la Hollande, l’Angleterre, la Hongrie, la Corée, l’Italie, etc. Chacun a lu un texte dans sa propre langue et nous avons reçu la bénédiction du pèlerin. Enfin il a distribué à chacun un petit galet sur lequel avait été dessiné la flèche jaune traditionnelle du Camino frances. Un beau symbole du chemin, de sa signification et du rôle que nous y exerçons chacun et ensemble. Une bien belle image d’une église qui se dit et se veut universelle.

    Une fois n’est pas coutume j’ai pu prendre un petit déjeuner avant de partir, car le bar était ouvert dès 6 heures pour la circonstance. J’ai rejoint le couple de coréens, toujours matinaux et nous avons cheminé ensemble un certain temps. Ensuite il a fallu affronter une descente de plus de 1400 mètres de dénivelé, parfois très raide, dont l’effet sur les genoux en particulier est vite devenu désagréable.

    Cette sensation s’est vite dissipée environ 5 km avant Samos où la pente s’adoucit et les chemins de pierre ont été remplacés par de ravissants chemins en terre, bordés d’amoncellement de pierres plates. Il y en a tant et ils sont parfois perforés d’arbres si importants, qu’on a du mal à distinguer les roches naturelles, disjointes par la nature, des amoncellements de pierres réalisés par l’homme. D’ailleurs il y a partout de ces murs immenses et tous les murs, comme la couverture des maisons sont constitués de ces pierres plates. Mes nombreuses photos vous montreront la diversité des usages.

    Cette observation me conduit sans transition jusqu’au monastère qui apparaît, au détour du chemin, dans son écrin de verdure.

    Nous l’avons d’ailleurs visité avec Christian et avons constaté que les moines disposaient de nombreuses pièces, alors qu’ils ne sont que 7 et qu’ils seraient bien inspirés de les consacrer à l’accueil des pèlerins. En effet le dortoir qui leur est destiné est à la limite de l’acceptable.

    La journée s’est terminée par un dîner pris avec Christan, la messe en 25 mn chrono et un dernier verre. C’est pourquoi je ne publie qu’aujourd’hui.

    O’Cebreiro à Samos : 31 km

    Cumul depuis Le Puy : 1398 km

    Aujourd’hui Portomarín

  • Villafranca del Bierzo à O’Cebreiro

    Départ de Villafranca, je passe le pont
    Rivière en torrent en contrebas
    Curieuse bâtisse de forme circulaire
    On suit toujours la rivière…et la route
    Point du rétro kilométrage
    Un nouveau pont vient d’être inauguré
    Des ponts gigantesques
    On traverse la rivière enfin
    Paysage entre pays de León et Galice
    Je pose devant la borne d’entrée en Galice
    Arrivée à O’Cebreiro
    La rue (principale) en travaux
    L’église
    Maison traditionnelle
    Rue principale
    Vue de O’Cebreiro
    Point kilométrique pour Santiago

    Hier soir, en prévision de cette grande étape qui m’attend, j’ai mis mon réveil à 5h30, ou plutôt 5h45. En réalité les allers et venues continuels liés aux troubles prostatiques qui affectent les résidents de mon dortoir, me permettent de constater, heure par heure, qu’il n’est pas encore l’heure de se lever. Finalement à 5h30 je décide de me lever et me dispense de douche, car celle-ci refuse de me donner de l’eau chaude. En prenant mon temps je m’élance peu après 6h20, après m’être aperçu que je n’avais pas mes lunettes, finalement retrouvées derrière le pied de mon lit; alors pourtant que j’avais, à l’aide ma lampe de poche, regardé soigneusement dessous. Heureusement je fais toujours le point le matin, de ce qui m’est indispensable: porte monnaie, papiers dont credancial, téléphone, lampe frontale, bâtons; ce qui m’a évité le pire, n’ayant qu’une paire de lunettes.

    Cette fois-ci je pars seul et le resterai, en dépit de mon arrêt au premier village pour prendre un petit déjeuner. Cette étape longe la route pendant tout son cours, dont au début on est séparé par une grosse glissière en béton, puis sans aucune protection, alors qu’elle est moins fréquentée, sinon l’indication que nous partageons notre chemin avec une route nationale ou locale!

    Ce qui change un peu c’est son inclinaison, de faux plat elle devient plus pentue, pour ensuite redescendre et nous conduire à un sentier empierré. Là les choses sérieuses commencent et la promesse d’un dénivelé de 16% devient réalité. C’est le moment où je croise un cycliste qui se prépare à la grimper en vélo. Pour lors, dans la descente, il le tiens à la main comme on mène un cheval que l’on veut préserver; sauf que je ne l’ai jamais revu de la montée; je suppose qu’il l’a ménagé (mais pas lui) jusqu’en haut, d’autant que le vélo en charge pesait 40 kg!

    Heureusement pour ceux qui n’aiment pas les montées abruptes, elle s’est poursuivie à un dénivelé plus proche de 10%; le tout pendant 8 à 9 km. Moi qui ai la chance de ne porter qu’un petit sac, j’ai bien dû doubler une trentaine de personnes pendant l’ascension.

    J’ai oublié de dire qu’à cet endroit le brouillard est omniprésent et l’humidité rend, petit à petit les pierres et les roches glissants. Dommage que le temps ne soit pas de la partie car cela bouche en grande partie la vue de cette Galice que l’on découvre aujourd’hui. Il faudra donc attendre demain, où on nous annonce du beau temps, pour jouir de la vue dans la descente, dû moins je l’espère.

    Villafranca del Bierzo à O’Cebreiro : 29 km

    Cumul depuis Le Puy : 1367 km

    Demain Samos