












Nous avions tout organisés, Christian et moi, pour aller ensemble à Fisterra puis à Muxia. C’était compter sans les impondérables qui, en substance, étaient les trains, ou plutôt leur absence ce week-end. Ainsi il s’est avéré impossible de trouver un train pour Hendaye, puis Paris ou Strasbourg, les samedi et dimanche, pour rentrer à Berlin lundi. Et il fût même impossible de trouver un train de Muxia vendredi; aussi, plutôt que de marcher avec moi pendant 4 jours, Christian est parti aujourd’hui et se rend à Biarritz pour dorer sur la plage deux jours.
C’est pourquoi ce matin je suis parti seul et plus tard, car c’est la concession que je lui avais accordée et dont j’ai finalement usé seul. Ainsi à 7 heures 30, j’ai pu trouver un bar pour prendre un desayuno composé de cafe con leche, tostadas y zumo de naranja.
Moi qui pensais récupérer de mes efforts de la veille, ai eu à affronter une très longue montée, telle que les cyclistes, ayant mis pied à terre, n’ont pu résister au retour des piétons. Finalement j’étais encore en pleine forme et ai avalé facilement cet obstacle. Avec le temps, le corps s’habitue et il est de plus en plus facile de faire des efforts qu’on aurait crus impossibles.
Néanmoins j’ai eu un petit passage à vide dans l’après-midi lié à la fatigue d’hier et à la chaleur, étant parti plus tard. Le deuxième souffle et un café m’ont redonné vie à la fin et l’étape, très belle sous le soleil, s’est bien terminée.
Je suis arrivé suffisamment tôt pour faire face à toutes mes obligations et passer un bon moment au dîner entre pèlerins, sous le signe de l’anglais, langue universelle sur le chemin.
Santiago à Vilaserio : 34 km
Cumul depuis Le Puy : 1573 km
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