


J’avais réservé hier une limousine, suivant l’appellation locale, autrement dit un van de 12 places tout confort. Non seulement les sièges sont en cuir, inclinables mais surtout massants; avec toute une gamme de massages. En revanche la dite limousine m’a déposé au milieu de nulle part; heureusement un taxi moto m’a repéré et après moult explications et aidé de ma future hôtesse, a pu me conduire jusqu’au ferry. Une fois de l’autre côté du fleuve et n’ayant pu me mettre d’accord sur le prix d’un nouveau taxi moto, j’ai traîné ma valise pendant un bon km, jusqu’au bord du fleuve où se trouvait ma Guesthouse. J’ai passé une partie de l’après midi à organiser mes derniers jours au Vietnam, d’autant que les 31 degrés à l’ombre m’ont dissuadé de faire du vélo!
Pour la journée du lendemain, mon hôte me propose quelques visites sur le Mékong avec son propre bateau, en compagnie d’une famille de 4 personnes et d’un couple de françaises. Le jour suivant, en prenant un taxi moto, puis un autre ferry, je compte visiter deux maisons d’époque coloniale, puis de revenir à Saïgon pour deux jours avant mon départ pour Bangkok le 23 décembre. Une fois mes réservations d’hôtels à Saïgon et Bangkok faites, mon billet d’avion de Saïgon à Bangkok réservé, mon blog de la veille à jour, je m’octroie un moment à la piscine où j’entreprends d’apprendre la brasse à deux petits vietnamiens. L’eau est à la température d’une baignoire, aussi n’est-il pas nécessaire de prendre des précautions pour y rentrer, de même qu’il n’est pas nécessaire de nager pour ne pas prendre froid. Nous verrons que le climat ici est très particulier et tout à fait propice à la culture des arbres fruitiers. D’ailleurs la chaleur incite plutôt à se mettre au frais aux heures les plus chaudes.
















Le lendemain matin, comme convenu, nous partons en bateau de notre Guesthouse et passons d’abord devant des fermes piscicoles que nous ne visitons pas. Je ne suis pas sûr que cela présente beaucoup d’intérêt!
Notre hôte nous conduit ensuite vers une poterie à laquelle on accède par le fleuve. On entre dans un bâtiment très vaste, où nous ne voyons personne de prime abord. Nous sommes devant des fours en briques énormes et qui utilisent comme carburant l’écorce de riz. Sur une des photos, se trouve le stock de celle-ci et sur une autre le remplissage du four. Quant à la matière première elle est constituée de sable du Mékong à hauteur de 40% et de terre pour 60%. Une des photos vous montre cette opération faite manuellement par une femme et deux hommes; la femme charge le mélangeur de sable à la pelle, quand un des hommes tranche la terre qu’il ajoute à la machine. Le troisième, en permanence le dos fléchi, récupère le mélange dont il fait des tas. Ces blocs de terre et de sable mélangés, sont ensuite apportés aux hommes, les potiers en quelque sorte, qui remplissent des moules et façonnent les vases. Ils sont accompagnés de dames qui ont en charge d’assurer la finition du vase, notamment en faisant disparaître la ligne de soudure entre les deux parties du moule. Les vases ou objets passent ensuite au four, un par un, et une fois refroidis sont stockés avant d’être vendus. Cette usine très artisanale exporte 80% de sa production en Europe, en Australie et aux Etas-Unis. Le prix de revient d’un pot de 50 cm de haut pour 30 de large environ est de 1,50$! Il faut dire qu’un potier, qui travaille 8 heures par jour pendant 7 jours, gagne 12$ par jour et la femme qui assure la finition 6$! On ne sait pas combien gagnent ceux qui font la tâche la plus ingrate comme la plus pénible ! D’ailleurs mes photos parlent d’elles-mêmes; surtout quand vous pensez qu’ils ne se reposent jamais.






Nous nous arrêtons ensuite pour goûter des ramboutans, qui ressemblent aux mangoustans et des longanes. Ce sont tous deux des fruits qui, débarrassés de leur écorce, ressemblent au niveau texture au leychee, mais leur peau au lieu d’être blanche est transparente; alors que tous possèdent un noyau. On pouvait aussi trouver de la pomme étoilée, des kumquats en fruits confits, des jacquets, des manguiers. Je ne vous parle pas de tous les autres fruits que possède le Vietnam, qui sous ce rapport, en est un peu le paradis: banane, ananas, fruit du dragon, melon, pastèque, pomelos, noix de coco, Durian, etc.





J’ai oublié de vous parler d’apiculture, car nous nous sommes aussi arrêtés voir un apiculteur et goûter son miel en raclant du doigt un rayon. Pour ceux qui n’ont pas eu peur des abeilles, tenues ici en respect par de l’encens; c’est le côté extrême oriental de cette apiculture. Ce qui est plus original encore, c’est que le climat est tellement propice qu’il n’y a pas de saison et que les abeilles peuvent butiner toute l’année. Il est vrai qu’ici on met le miel à toutes les sauces. Nous avons ainsi dégusté un excellent thé au Jasmin, mélangé à du miel, avec une pointe de citron vert.; un délice même pour moi, qui Dieu sait, ne suis pas un grand amateur de thé. Et enfin, last but not least, on nous a proposé de déguster un alcool de riz au serpent, l’équivalent du crapaud dans « les bronzés font du ski »; ma foi délicieux!
Notre prochaine et dernière étape était singulière, puisque nous allions visiter une fabrique de pop Rice; autrement dit au riz ce que le pop corn est au maïs. Comme la photo vous le montre, ce travail est purement artisanal et réclame une très grande poêle, un feu et un ou deux tamis. Car pour augmenter l’intensité du feu, on mélange du sable avec le riz il suffit ensuite, une fois le riz soufflé, de le tamiser pour le débarrasser de son sable. Le riz soufflé est ensuite mélangé à une base de lait de coco et de sucre; comme pour faire les caramels dont vous voyez l’emballage à la main. Ces deux dames emballent d’abord la friandise dans une fine feuille de riz, qui se mange, puis dans un papier un peu glacé.
Demain je suis à Cai Be pour visiter mes maisons d’époque coloniale.
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