








Au programme de ma journée d’hier, il y avait la visite du Palais de la Réunification et le musée des Vestiges de la guerre; musée le plus visité de Saïgon.
Le Palais de la Réunification est connu pour les images montrant les chars, défonçant les grilles du Palais le 30 avril 1975, et celle d’un soldat escaladant la façade, pour remplacer le drapeau sud vietnamien par celui bleu et rouge du gouvernement provisoire révolutionnaire.
La visite en revanche, comme en témoignent les photos, dont j’ai limité le nombre, est plutôt décevante. On nous donne à voir, soit des salles vides, comme la salle de réception; ou toutes les salles de conseil, bureau du président et du vice-président, de la femme du Président, chambre, salle de bal, cinéma et autre salle de jeux. Comme toutes ces pièces sont fort ordinaires, il aurait été judicieux de mettre en contexte ces lieux. Je suppose qu’on avait pas très envie de parler du Sud Vietnam…





















Ce musée vaut vraiment la peine d’être visité, tant il est riche d’informations. Il s’ouvre au rez-de-chaussée par une revue de tous les pays qui ont dénoncé la guerre au Vietnam. On ne sera pas étonné d’y retrouver tous les pays communistes de l’époque et ils étaient nombreux, avant la chute du rideau de fer. Outre tous les pays de l’Est, la Chine principal soutien avec l’URSS du Nord Vietnam, sans oublier l’Allemagne de l’Est et tous les autres pays communistes d’Afrique. En France la Parti communiste soutient également Ho-Chi-Minh, ainsi que les autres partis communistes d’Europe.
À ces soutiens « naturels » s’ajoutent ceux, de plus en plus nombreux, d’américains lassés de cette guerre à outrance, menée par le president Nixon et qui semble sans issue. Mais au-delà de la propagande nécessaire au gouvernement pour conforter son pouvoir, ce musée donne à voir toute l’horreur de cette guerre, qui ne fait pas honneur à l’Amérique et dans une moindre mesure à la France.
Je n’ai pu me résoudre à vous montrer les très nombreuses photos de corps déchiquetés par les bombes, ou brûlés par le Napalm. De même je n’ai photographié aucune de celles, montrant des enfants nés difformes ou devenus difformes à la suite de leur exposition aux agents chimiques. Tout ceci est réellement insoutenable et j’en suis sorti hébété et avec un profond dégoût. Je leur ai préféré les bilans chiffrés de ces horreurs ou les peintures, truchements utilisés pour dire l’indicible.
J’ai voulu terminer sur une image symbolique de la paix et de la réconciliation entre les nombreux peuples qui composent le Vietnam.
Je suis en route ce matin pour Vinh Long où j’arriverai avant midi. Au programme les bouches du Mékong au sud du Vietnam.
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