Salceda à Santiago

Poulpe à la galicienne
Départ de Salceda
Rencontre de Michael
Borne des 10 km et église de Lavacolla
Intérieur de l’église
Avec Michael à la borne des 10 km
Belle frondaison
Panneau d’entrée de Santiago
La cathédrale au loin
Le centre ville
Le centre ville
La cathédrale
Entrée de la cathédrale
Au soleil nous prenons un verre
Eglise
Salon de notre appartement
Douche à l’italienne
Chambre

Parti un peu avant 6h30 de Salceda, j’ai dû marcher seul durant une heure et demie, avant de rencontrer un couple de pèlerins; puis une bonne demi-heure pour trouver un hôtel restaurant ouvert et me faire servir un petit déjeuner. Je n’étais pas parti tout à fait le ventre vide car il me restait une banane d’un approvisionnement antérieur. C’est peu de temps après que j’ai rencontré une sorte de TGV allemand, sous la forme d’un homme grand, mince et sportif de plus d’un mètre quatre-vingts. Après nous être « challengés » pendant un moment, je lui ai demandé son nom, d’où il était originaire et aussi d’où il venait. Il m’a dit qu’il habitait près de Düsseldorf, était pilote d’avion de ligne et venait d’Oviedo. Avec un tel coach sportif cette étape a été parcourue rapidement. Cette fois je n’ai pas eu le temps de compter les pèlerins que nous saluions d’un « buen camino », autant comme un signe de reconnaissance qu’un avertissement à nous laisser passer.

Par chance, contrairement à hier, le temps était magnifique et nous avons pu voir sur une éminence située à environ 5 km de Santiago, la cathédrale! C’est le fameux «monjoie » que poussaient nos ancêtres à la vue, au même endroit, de la cathédrale de Santiago, qui annonçait l’aboutissement du pèlerinage. S’il y a une émotion, il me semble que c’est là, la même qu’à la vue des Pyrénées espagnoles.

Ensuite nous descendons progressivement sur Santiago et traversons la ville qui est aujourd’hui assez importante. Arrivés devant la cathédrale Michael a tenu à partager son repas: des petits poivrons qu’il a garnis de thon, du jambon cru mangé avec une banane; un régime de pèlerin, en quelque sorte. Une fois rassasiés, j’ai proposé à Michael d’arroser notre arrivée à Santiago avec une bonne bière. Nous nous sommes invités à la table de deux irlandaises, auprès desquelles nous nous sommes enquis du lieu de délivrance de la fameuse COMPOSTELLA.

Les espagnols sont très bien organisés car ils nous demandent tout d’abord de nous inscrire en ligne, ce qui génère un QR code et accélère grandement la procédure. D’ailleurs il y a une dizaine de guichets car il est délivré, dit-on 2000 compostellas par jour! En ce qui me concerne j’ai reçu la traditionnelle compostella en latin et qui est gratuite; ainsi que l’autre, personnalisée et payante, qui mentionne le nombre de km, lequel « n’est que de 1515 », au lieu du nombre que je revendique et qui figurera à la fin de cet article.

Une fois cette formalité accomplie, j’ai rejoint mon auberge et le logement qui nous était réservé à Christian et moi; en attendant que ce dernier, parti moins tôt que moi, arrive. Notre chambre se trouve dans un appartement avec une salle de bains munie d’une douche italienne et d’un salon dont nous avions l’usage. Autrement dit, pour 30€ chacun, un endroit agréable et surtout à 300 mètres de la cathédrale.

À l’arrivée de Christian nous nous sommes dirigés vers la cathédrale avec l’objectif de la visiter, puis de trouver une place pour assister à la messe du soir. Comme vous le verrez sur les photos, la cathédrale tient toutes ses promesses et les ors des retables contrastent avec la sobriété du style roman de l’édifice. Bien sûr on est attirés par le Botafumeiro ou encensoir, qu’on fait véritablement voler dans un mouvement de pendule au-dessus de l’assistance. Pour l’heure il est sagement installé en hauteur dans l’axe du retable en argent, comme lui.

Après avoir visité la cathédrale, nous nous installons dans la nef près d’une heure et demie avant, pour assister à la messe. Celle-ci commence enfin après quelques interventions dans plusieurs langues. Les chants sont très beaux et les chanteurs, en l’occurrence les prêtres ont de très belles voix; sans oublier les deux orgues, dont les buffets sont baroques comme tout le mobilier de cette cathédrale. Bien qu’on ne soit pas un jour codifié par l’église, retentit avec fracas la musique d’orgue qui accompagne le mouvement du Botafumeiro. Devant nos yeux et des dizaines de téléphones, se met à se balancer, à la manière d’un pendule, actionné à bras d’hommes, au moyen de cordes, le fameux Botafumeiro. Nous le voyons, tantôt à droite, tantôt à gauche, car son mouvement est dans le sens du transept, ce qui diminue peut être les risques, puisqu’il y a moins de monde. Mon téléphone étant déchargé, vous n’aurez que ma relation scripturale, mais votre imagination, comme les images que vous en avez déjà eues, feront le reste.

Notre journée, bien chargée, s’est terminée tard autour d’un dîner.

À tout à l’heure pour ma relation de ma première étape vers Fisterra.

Dernière minute de ce soir, alors que j’expliquais à ma voisine espagnole que j’avais eu la chance de voir le Botafumeiro en action; celle-ci m’explique que celui-ci est actionné par huit personnes. Cerise sur le gâteau, un des convives de notre dîner a assisté à cet évènement et de surcroît se trouvait dans le transept. J’ai donc une vidéo de ce grand moment !

Salceda à Santiago : 29 km

Cumul depuis Le Puy : 1539 km

Intérieur de la cathédrale
Lee retable et le Botafumeiro
Les orgues qui se font face
Confessionnal

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