O ´Cebreiro à Samos

Petit matin au départ d’O’Cebreiro
Alto de San Roque
Le jour se lève
Paysage encore dans la brume
Jolie église avec sa croix de Saint Jacques
Belle échappée d’une rue de village
La vue depuis le muret du chemin
Paysage sous la brume du matin
Cabane ?
Moins de 140 km de Santiago
Église de Tricastela
Jolie rivière en contrebas
Le plan de la Galice en guise de set de table
La nature reprend ses pierres
Un chemin charmant vers Samos
Toujours les pierres en guise de clôture
Église San Martiño do Real
Un mur de pierre sans ciment
Le monastère dans son écrin
Des murs et des pavements en pierre partout
L’abbaye de Samos
Façade de l’abbaye
Intérieur de l’abbaye
Retable principal
Orgues
Ferronnerie des garde corps

J’ai assisté à de nombreuses messes depuis que je suis parti du Puy, mais certaines m’ont plus touché que d’autres. C’est le cas de celle à laquelle j’ai assisté hier avec mon ami Christian, de nationalité allemande et plus précisément de la Sarre.

Le prêtre, alors que nous arrivions, passait auprès de chaque personne, dans une église pleine de pèlerins, pour s’enquérir de la nationalité de chacun. Sa recherche avait pour but de rassembler des pèlerins des principales nationalités, à qui il a demandé d’assurer les lectures du jour. C’est ainsi qu’un américain a lu la 1ère lecture, puis un mexicain la deuxième, lue également en français par un français bien sûr. Le prêtre se faisait un devoir de parler lentement en espagnol pour être compris d’un grand nombre d’entre nous. Il chantait avant de nous faire reprendre les chants et son homélie a été traduite par un pèlerin polyglotte en anglais.

À la fin de la messe il a demandé aux pèlerins seuls de rester; c’étaient les plus nombreux de très loin, puis a redemandé un représentant de chaque nationalité dont Christian pour l’Allemagne et moi pour la France, mais aussi la Hollande, l’Angleterre, la Hongrie, la Corée, l’Italie, etc. Chacun a lu un texte dans sa propre langue et nous avons reçu la bénédiction du pèlerin. Enfin il a distribué à chacun un petit galet sur lequel avait été dessiné la flèche jaune traditionnelle du Camino frances. Un beau symbole du chemin, de sa signification et du rôle que nous y exerçons chacun et ensemble. Une bien belle image d’une église qui se dit et se veut universelle.

Une fois n’est pas coutume j’ai pu prendre un petit déjeuner avant de partir, car le bar était ouvert dès 6 heures pour la circonstance. J’ai rejoint le couple de coréens, toujours matinaux et nous avons cheminé ensemble un certain temps. Ensuite il a fallu affronter une descente de plus de 1400 mètres de dénivelé, parfois très raide, dont l’effet sur les genoux en particulier est vite devenu désagréable.

Cette sensation s’est vite dissipée environ 5 km avant Samos où la pente s’adoucit et les chemins de pierre ont été remplacés par de ravissants chemins en terre, bordés d’amoncellement de pierres plates. Il y en a tant et ils sont parfois perforés d’arbres si importants, qu’on a du mal à distinguer les roches naturelles, disjointes par la nature, des amoncellements de pierres réalisés par l’homme. D’ailleurs il y a partout de ces murs immenses et tous les murs, comme la couverture des maisons sont constitués de ces pierres plates. Mes nombreuses photos vous montreront la diversité des usages.

Cette observation me conduit sans transition jusqu’au monastère qui apparaît, au détour du chemin, dans son écrin de verdure.

Nous l’avons d’ailleurs visité avec Christian et avons constaté que les moines disposaient de nombreuses pièces, alors qu’ils ne sont que 7 et qu’ils seraient bien inspirés de les consacrer à l’accueil des pèlerins. En effet le dortoir qui leur est destiné est à la limite de l’acceptable.

La journée s’est terminée par un dîner pris avec Christan, la messe en 25 mn chrono et un dernier verre. C’est pourquoi je ne publie qu’aujourd’hui.

O’Cebreiro à Samos : 31 km

Cumul depuis Le Puy : 1398 km

Aujourd’hui Portomarín

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