Direction Battambang – 29 octobre 2025

Arrêt à l’épicerie
Notre pilote
Au fil de l’eau
Envol d’aigrettes
De nouveaux passagers montent à bord
Livraison de cigarettes Lapin en français
Livraison de colis
Un vrai bazar flottant
Les pêcheurs remontent leur filet
C’est déjà l’heure de la sieste
Wat Sangkor Battambang
Détail
Marché central de Battambang
Marché central
Résidence du Gouverneur

Le voyage en bateau a tenu toutes ses promesses car, contrairement aux excursions proposées pour les touristes, il s’agit d’un moyen de transport habituel. D’ailleurs comme il n’y en a qu’un par jour, l’heure de départ reste aléatoire; c’est ainsi que nous sommes partis avec une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé.

Dès le début, le fleuve est encombré de grandes herbes et parfois le bateau se fraye littéralement un chemin à travers la végétation. Mais surtout le Tonle Sap est un écosystème pour un très grand nombre de cambodgiens. Le fleuve est le plus souvent annexé par des villages entiers de maisons sur pilotis qui forment comme une rue dont l’artère principale serait le fleuve. Les habitants de ces maisons sont le plus souvent dans des canoës, qui sont profilés comme des hors bords et propulsés, soit à la rame, soit par des moteurs qui font tourner une hélice au bout d’une perche. La perche est inclinée jusqu’à entrer dans l’eau et dans cette position en diagonale, le moteur exerce sur l’hélice une propulsion telle, qu’on a le sentiment de voir évoluer un hors bord, tant l’avant se lève et la vitesse est impressionnante.

Ces bateaux servent à la pêche qui est l’activité principale des hommes. Ils se servent de filets qu’ils retiennent, point par point, à la surface soit par des morceaux de polypropylène, soit à l’aide de bouteilles d’eau en plastique. Comme vous pouvez le constater l’ingéniosité remplace les moyens qui font défaut. Le reste de la famille est à la maison ou sur l’eau, soit pour faire ses courses sur un autre bateau flottant ou mieux dans des épiceries qui en fait sont de plus grandes maisons sur pilotis, auxquelles on accède par le fleuve. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait en nous accostant au « quai » de cet établissement. Je parle d’établissement et pourrais parler de supermarché n’était la taille; en effet dans celui que nous avons visité, il y avait à la fois les produits frais et l’épicerie qu’on imagine y trouver, mais également des moteurs de bateaux et des canoës de toutes les tailles.

Quant au confort du bateau il est sommaire. Imaginez-vous une grande barque, munie d’un toit et dont toutes les fenêtres seraient grandes ouvertes. À l’avant du bateau se tient le pilote et à côté de lui son Co-pilote qui l’aide dans les manœuvres en montant debout à l’avant de bateau, ou muni d’une perche sur le côté et à l’arrière pour dégager le bateau du bord ou d’un obstacle. C’est lui aussi qui recueille les colis qui lui sont apportés par les habitants, qui viennent en bateau jusqu’à eux. À l’arrière se trouve en outre des wc que je n’ai pas cru bon de vous photographier…

Certains de ces habitants lacustres, ayant à faire à terre, rejoignent notre embarcation et prennent place à nos côtés.

C’est pourquoi, en dépit des 7 heures de navigation pour rejoindre les faubourgs de Battambang, je ne me suis jamais ennuyé; ce qui aurait été le cas en bus et en seulement 5 heures.

Arrivé à Battambang, après une course de 20 mn en tuk-tuk, j’ai pris possession de ma chambre qui est vraiment minable.

L’arrivée à l’hôtel a déjà de quoi surprendre un occidental habitué à des situations plus orthodoxes. En effet l’entrée de l’hôtel est un magasin de vêtements pour dames. Je suis d’ailleurs reçu au fond de ce magasin puis monte à l’étage où se trouve d’abord un wc misérable , séparé de la chambre, puis s’ouvrant à deux bâtants et ne fermant qu’avec une targette, une chambre entièrement vert d’eau dont les volets sont fermés. J’ai essayé d’ouvrir un volet, que j’ai vite refermé, celui-ci donnant sur une cour intérieure déprimante de laideur. Ajoutez à cela, un animateur extérieur qui fait en permanence autant de bruit qu’un muezzin et à l’intérieur une sono à fond. J’espère que l’un et l’autre prendront du repos cette nuit, voire même en soirée !

Voulant me faire une idée de la ville, j’ai avisé un tuk-tuk à qui j’ai essayé, sans succès, de demander de me faire visiter le célèbre quartier français et ai dû me résoudre à lui indiquer, sur la carte de mon guide du Routard, les endroits que je souhaitais voir. Je vous ai épargné les temples les plus laids et mon bilan d’aujourd’hui est donc maigre. Je me rattraperai demain et j’ai réservé pour mon deuxième jour un hôtel, plus cher, mais qui j’espère sera plus convenable.

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