
















































Je me rends compte que c’est difficile de trier des photos, car j’en prends trois ou quatre fois plus et pourtant il y en a beaucoup « trop ». Rassurez-vous demain est ma dernière journée et il y aura moins de temples…
Je voulais d’ailleurs vous parler d’autre chose; à commencer par les cambodgiens que je côtoie, de leur caractère, comment ils vivent, leur niveau de vie… Naturellement quand je monte dans mon tuk-tuk (prononcez touk-touk), j’ai un sentiment agréable de liberté, de proximité avec la nature, de la douceur du vent au parfum des effluves, sans oublier le va et vient de toutes sortes de véhicules.
Derrière tout cela il y a plein de petits métiers; depuis la vendeuse de fruits au bord de la route, installée très tôt le matin, les conducteurs de voitures, de scooters ou de tuk-tuk, les nombreuses échoppes où l’on peut manger, jusqu’aux vendeurs à la sauvette qui sont souvent des femmes, voire des enfants.
Certes il y a beaucoup de touristes, mais les cambodgiens qui doivent travailler, sont aussi nombreux et si on insiste, ou si on a fait préalablement la demande d’un bon prix à son chauffeur, ils acceptent les remises, parfois par nécessité. À chaque pause entre deux visites, ou au moment du repas, on est assailli de vendeurs qui veulent nous vendre quelque chose et n’ont de cesse de baisser leurs prix, tant qu’on ne leur à pas acheté livre ou colifichet. Les enfants nous présentent des petits objets en répétant inlassablement un dollar. Oui c’est aussi un pays où il y a de la misère, mais où on ne mendie pas; en tout cas, c’est ce que j’ai constaté jusqu’ici.
L’autre constatation c’est la gentillesse des personnes, qui va au-delà de la politesses exquise des extrêmes-orientaux. On ne peux se fâcher, tout en restant ferme dans une négociation; tant ils gardent la volonté de trouver une solution pour garder l’équilibre harmonieux de la relation. Et enfin c’est leur sourire et en particulier celui des enfants qui est magique; il est toujours là et participe à l’apaisement des relations et sans doute à une forme d’insouciance.
Je réponds aussi à ceux qui me demandent si je possède des carnets de voyage de mon grand père. En réalité j’ai mieux que cela; j’ai des lettres écrites à toute sa famille et qui ont été pieusement conservées par une de ses sœurs, gardienne de la mémoire familiale. Ces lettres évoquent, au jour le jour, les lieux qu’il découvre, les personnes qu’il rencontre, les activités auxquelles il s’adonne, en particulier la chasse. Elle nous font connaître la vie de toutes les personnes de la famille. En bref, c’est une mine d’or pour ses descendants comme en rêve tout généalogiste. D’ailleurs c’est dans une de ces lettres qu’il parle d’un instrument de musique, en forme de pipe, qu’il envoie à une de ses sœurs. J’avais donc la date et la provenance d’un instrument, qui se trouve dans mon salon et dont j’ai retrouvé aujourd’hui le sosie dans les mains d’un musicien qui nous le présente. Beau clin d’œil du destin!
Je reviens à ma journée d’aujourd’hui qui a commencé avec la suite de la visite d’Angkor Thom, laissée la veille à midi pour trouver une batterie externe, mon téléphone ne supportant pas les longues séances de photographie.
J’ai donc visité le Baphuon, temple du XI ème siècle et un des plus grands du Cambodge ancien. Il est très endommagé et a subi une profonde restauration où exceptionnellement on a utilisé du béton. Quand on sort du Baphuon on rejoint la terrasse des éléphants du début du XIII ème siècle, qui comme son nom l’indique, est en grande partie décorée d’éléphants dont, hélas, il manque toutes les défenses.
Pour honorer son fondateur Jayavarman VII, mort de la lèpre suit la terrasse du roi lépreux, qui est décorée des plus belles représentations statuaires khmères.
Ensuite, dans le cadre du grand circuit, je suis allé à Preah Khan, temple antique, restauré par des français, de nouveau à l’abandon pendant la période Pol Pot; puis a fait l’objet d’une nouvelle restauration, qui reste incomplète. J’ai ensuite visité Neak Pean, temple au milieu d’un Grand bassin; qui vaut autant pour lui-même que pour la balade sur la passerelle où on est émerveillé par la quantité de fleurs de Lotus. Le Ta Som a été pour moi l’occasion de vous réunir les différentes attitudes des personnages féminins que j’ai rencontrés. Je me suis acheté un livre pour en connaître le sens, s’il existe, mais vous ne le saurez pas aujourd’hui !
Il me restait deux temples à visiter, le Mébon oriental, qui possède sur ses deux enceintes successives et sur deux niveaux, des éléphants dans les angles et des lions pour garder les entrées.
Pour terminer en beauté, j’avais à gravir une imposante pyramide de brique, le Pre Rup, qui date de 961, est dédié à Shiva. Les tours ont été restaurées mais il manque la plupart des statues féminines qui se tenaient de part et d’autre des 7 tours.
Demain se termine la « tournée » des temples d’Angkor et mardi je prends le ferry pour Battambang.
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