












Puisque je repasse ce dimanche à Santiago, j’en profite pour retourner voir la cathédrale. Je voudrais, photos à l’appui, en me consacrant à l’intérieur, vous montrer la cathédrale Romane.
Tout commence alors qu’on entre par la porte qui s’ouvre en face de la crypte, où se trouvent les restes supposés de Saint Jacques. Celle-ci, devant laquelle pend un tuyau d’arrosage, est Romane, probablement du XI ème siècle, si on en juge par le damier qui l’entoure, que l’on trouve dans les églises de cette période. On entre ensuite dans la crypte et passons devant un buste de Saint Jacques, entièrement revêtu d’or et d’argent et sur lequel chacun met une main, voire entoure le Saint de ses bras. On descend ensuite dans la crypte proprement dite et passons devant le reliquaire où se trouvent les restes du Saint. C’est la photo que j’ai faite « au jugé », ne sachant pas comment ma démarche serait appréciée! Après cette visite de la crypte, pour laquelle il faut faire la queue, on entre dans la cathédrale.
Dès les premiers mètres le regard se porte sur les colonnes romanes, surmontées de chapiteaux historiés, comme on en trouve à Vézelay. On en verra cependant beaucoup moins ici, s’agissant de chapiteaux qui racontent des épisodes de la bible ou des saints. Les autres en effet sont certes ornés, mais non historiés.
L’autre photo vous montre une des nefs latérales. La cathédrale dispose en effet de trois nefs; les nefs latérales sont beaucoup plus étroites que la nef centrale, à l’instar encore de celles de Vézelay.
Enfin elle dispose de deux niveaux, celui du haut à voûte en berceau à double arcade, ne se visitant malheureusement pas. Cette disposition à deux niveaux, mais dont celui du bas est très supérieur en taille à celui du haut, donne à cette cathédrale Romane, par son élévation, des airs de cathédrale gothique.
Je voudrais aussi revenir sur le Botafumeiro et plus précisément sur le dispositif qui permet de de le faire se balancer, tel un pendule dans le transept. Sur la photo vous pouvez voir la structure métallique qui repose sur les 4 angles du dôme principal, au centre duquel se trouve un système de poulies, sur lesquelles s’enroulent différents cordages (voir photo). Il faut 8 hommes pour mouvoir le Botafumeiro et lui donner le balancement voulu, d’un côté à l’autre du transept.


Je ne dédaigne pas non plus la cuisine espagnole et n’ai pas résisté à l’envie de vous montrer la grande poêle en guise de plat, qui contenait mon repas de midi, des gambas poêlées qui étaient un vrai délice. Ce restaurant, que je vous recommande et qui se trouve à côté de l’albergue Blanco (300 mètres de la cathédrale) est tenu par un français fort sympathique. Enfin, à la demande de certains, voici les belles coquilles Saint Jacques que le destin me réservait, elles valent tout l’or du monde.
Chose promise, chose due, il est temps de vous parler de mon autre projet, qui comme celui de Santiago, me tient à cœur depuis de très nombreuses années. Je voudrais en effet partir sur les traces de mon grand-père Honoré Liénart, qui a vécu en Indo-Chine entre 1900 et 1936. Mon père comme ma tante sont nés à Saïgon et je dispose d’une très volumineuse correspondance de mon grand-père, voire de ma grand-mère ainsi que des souvenirs écrits par ma grand-mère, mon père et ma tante. Mon grand-père écrivait très souvent et est resté 7 ans sans revenir en France, lors de son premier voyage; c’est dire l’abondance de lettres dont je dispose.
L’Indo-Chine ou Indochine était constituée du Tonkin (nord du Vietnam, de l’Annam et de la Cochinchine (sud du Vietnam), du Laos et du Cambodge. Mon grand-père, puis mes grands-parents, a ou ont vécu dans tous ces pays; mon grand-père ayant exercé principalement la fonction de commissaire puis de directeur d’escale aux Messageries fluviales. Son dernier poste étant celui de directeur des Messageries fluviales de Phnom Penh, bâtiment qui existe toujours et a été récemment transformé en café haut de gamme.
Mon projet est donc de partir de Bangkok pour rejoindre le Cambodge, visiter Angkor, Phnom Penh, Siem Rep, Batambang; puis remonter le Mékong vers le Laos. Du Laos aller au nord Vietnam (Hanoï) et redescendre vers le delta du Mékong en passant par Hué, Dalat. Hô Chi-Minh-ville (Saïgon), etc.
Je vous passe les détails d’un voyage de deux mois de la fin octobre à la fin décembre, avec retour pour Noël en France.
Je ne m’engagerai pas à publier un article tous les jours, mais à en écrire régulièrement pour vous faire vivre, pour ceux que cela intéresse bien sûr, cette aventure au long cours; un voyage, comme celui de Santiago, à petite vitesse, près de la population et avec des moyens de transport doux et tranquilles comme il sied à celui qui a le temps et le goût de l’aventure et de la découverte.
Je vous tiens au courant de la date de départ de ce prochain voyage très prochainement.
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