Direction l’Indochine 22 au 24 octobre 2025

Embarquement pour Bangkok

Je vous écris de l’avion pour Bangkok, en retard déjà de près de trois quarts d’heure, sans qu’aucune explication ne nous ait été donnée. D’ailleurs cette journée passée dans les méandres de l’aéroport Charles de Gaulle mériterait bien des commentaires; ce ne fut en effet que déambulations et gymkhanas à travers de multiples salles, sans oublier le train. J’avoue ne pas avoir compris le sens de cet itinéraire, d’autant qu’à son terme, nous étions nombreux à nous diriger dans des directions opposées. Quant au retard maintenant de près d’une heure, il était soit disant dû à ce que notre avion n’était pas en état de nous accueillir!

Finalement nous décollons enfin avec 1h17 de retard, ce qui n’est pas, ou n’était pas dans les habitudes d’Air France.

Parti hier de Bordeaux sur un petit avion d’Air France, notre vol a été perturbé par la tempête Benjamin, provoquant des turbulences qui ont obligé nos hôtesses de l’air à regagner leur place à trois reprises avec leur chariot, alors qu’elles faisaient leur service. Je ne me souviens pas d’avoir eu un vol aussi agité dans ma modeste carrière de globe trotteur et mon jus d’orange a eu du mal à rester sagement dans son gobelet.

Je reviens à mon vol pour Bangkok car tout a changé quand le repas a été servi. Sans que le menu ait été gastronomique, il n’y manquait rien et champagne et vins étaient servis aussi à la classe tourisme.

Les écrans eux ont bien évolués depuis mon dernier grand voyage car chacun pouvait, à sa guise, suivre le vol de l’avion en direct et sous tous les angles, consulter le menu, les informations touristiques des villes parcourues, regarder un film, une série, un documentaire ou écouter la radio. J’ai donc regardé trois films dont « La Venue de l’avenir » de Cédric Klapich. Ce dernier avait imaginé un groupe de familles héritant d’une grande maison ayant appartenu à leur arrière grand-mère. C’est le prétexte qu’a trouvé Cédric Klapich pour faire des allers et retours de la fin du XIX ème siècle à aujourd’hui, avec beaucoup de finesse et de réalisme. Je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle entre ma démarche aujourd’hui et la sienne; ce qui a ajouté de l’émotion pour moi. Il y a en effet plus de 120 ans que mon grand père, dont je suis les traces, a découvert le Cambodge.

Près de Kaboul – vu cette nuit le film 13 jours, 13 nuits
Le pays du soleil levant
Bangkok
Siem Reap
Rafraîchissement offert à mon arrivée à l’hôtel
Ma chambre un peu coloniale
Le hall des chambres
La piscine

Je suis finalement arrivé à 17 heures, heure locale à Siem Reap, où plutôt à mon hôtel qui en est un peu distant. Ce ne fut pas sans de nombreuses péripéties; entre le retard de l’avion de Bangkok, au départ comme à l’arrivée, le visa à remplir en ligne que j’avais négligé puisque je ne faisais que passer… J’ai ainsi fait deux fois à Bangkok la queue pour le contrôle des passeports et visas; transpiré en m’y reprenant à plusieurs fois pour maîtriser l’application qui délivre le précieux sésame, alors que l’heure de ma correspondance pour Siem Reap approchait dangereusement. N’ayant plus le temps de prendre la navette gratuite, je me suis fait arnaquer consciemment pour arriver à temps. Inutile de dire que ma nuit fut blanche ce qui explique sans doute ma fébrilité!

Demain je ferai un jour de farniente pour réserver mon pass trois jours pour Angkor et faire quelques emplettes.

Ce soir découverte de la cuisine cambodgienne puis repos bien mérité.

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