

























Finalement j’ai dû mal à trier mes photos, tout en ne faisant pas dans l’exhaustivité. Mais ce chemin tient toutes ses promesses tant en richesses naturelles qu’architecturales.
Je n’ai pas résisté à vous remettre des photos du pont qui donne son nom à Puente la Reina, tant il est beau. Comment peut-on faire un pont, qui réunit toutes les prouesses des ingénieurs ou architectes de l’époque Romane, qu’on n’appelait pas encore ainsi, tout en enchantant les yeux par l’harmonie qui s’en dégage?Pourquoi ne parvenons-nous plus, sauf exception, comme le pont de Millau ou d’autres cas isolés, à faire efficace, fonctionnel et beau? Je digresse bien sûr, mais cet exemple est saisissant.
Ce matin j’avais mis mon réveil à 5h30, mais mon voisin de chambre, qui prenait le bus pour Pamplona s’est levé à 5h, aussi j’ai devancé mon réveil et me suis élancé à 6 heures pour affronter, à jeun, cette grosse étape. C’était compter sans le sens du commerce des espagnols, si bien que j’ai pu prendre café et croissant dans une boulangerie et acheter mon sandwich.
C’est donc à 6h15 que j’ai passé le pont, avec l’émotion que vous imaginez, car ce pont m’a vraiment enchanté. J’avais décidé de ne pas faire l’étape classique qui mène à Estella et j’avais tord. Non pas que la ville moderne d’Estella mérite un détour, mais que dire de la ville ancienne… c’est un véritable bijou; et cette étape en compte d’autres. À commencer par le petit village de Cirauqui que l’on voit de loin, niché dans la Colline et dont les proportions harmonieuses sont déjà toute une promesse. Je constate que les photos ne parviennent pas à rendre la beauté du lieu, aussi faudra-t-il vous y rendre vous-même…
Laissons donc ce joli village et rendons-nous directement à Estella où plusieurs monuments sont remarquables. Malheureusement, bien qu’arrivé à 11h30, il me restait encore 9 km à faire, aussi ai-je dû faire des choix. J’ai donc gravi courageusement, (il y avait un ascenseur pourtant) les nombreuses marches qui conduisent à l’église Saint Pierre de la Rùa. Comme vous pouvez le constater l’intérieur des églises en Espagne est très riche et surtout conservé en très bon état. D’ailleurs partout, des dames bénévoles gardent les lieux, renseignent les visiteurs et proposent le cachet de l’endroit. Je suis désormais bientôt contraint d’acheter une nouvelle credencial car, contrairement à mes principes, j’ai accepté ces sceaux offerts avec tant de gentillesse. Une des dames m’a également proposé de visiter le cloître qui se trouve encore quelques marches plus haut, adossé à une formidable falaise. Le cloître est indéniablement un des chefs d’œuvre de cette visite, à cause de ses chapiteaux ornés et de ses colonnes torsadées. Je me suis fait présenter un livre, écrit en espagnol, qui explique toutes les scènes représentées sur ces chapiteaux.
Après cette indigestion de patrimoine architectural, j’ai cherché en vain un café et me suis contenté de traverser la ville moderne, en me garant des voitures, pour m’assoir sur un banc à la sortie de la ville et manger sandwich et cookie, le tout arrosé de plusieurs aspirations d’eau à l’aide de ma poche.
Il était temps de repartir pour faire les 9 derniers km qui me séparent d’Àzqueta. À part sa situation en hauteur, ce village ne va pas m’offrir d’autres ressources que le dîner et le coucher, après douche, lessive et blog, bien sûr.
Puente la Reina à Àzqueta : 29 km
Depuis Le Puy : 871 km
Demain Torres del Rio


















































































































