Auteur/autrice : patricelienart

  • Puente la Reina à Àzqueta

    El puente à 19 heures
    Espace de fêtes ou de ferias
    Vue de la iglesia de Santiago le soir
    Le pont à 6 heures 15
    Depuis le pont
    Le pont franchi au petit matin
    Village médiéval de Cirauqui
    Sa place de type bastide
    Au détour d’une rue
    Vue à la sortie du village
    Un début d’arc en ciel
    Église de Lorca
    Eglise millénaire de Villatuerta
    Un des éléments du retable (l’officiant, « fesses au peuple ») certains amis comprendront l’allusion, leste certes
    Celle-ci est plus conventionnelle
    Arrivée à Estella
    Église du Saint Sépulcre
    Palais des Rois de Navarre
    Église Saint Pierre de la Rùa
    Intérieur de l’église détail
    Intérieur de l’église détail
    Le cloître
    Le cloître
    Colonne torsadée
    Vierge dans le chœur
    Arrivée à Azqueta

    Finalement j’ai dû mal à trier mes photos, tout en ne faisant pas dans l’exhaustivité. Mais ce chemin tient toutes ses promesses tant en richesses naturelles qu’architecturales.

    Je n’ai pas résisté à vous remettre des photos du pont qui donne son nom à Puente la Reina, tant il est beau. Comment peut-on faire un pont, qui réunit toutes les prouesses des ingénieurs ou architectes de l’époque Romane, qu’on n’appelait pas encore ainsi, tout en enchantant les yeux par l’harmonie qui s’en dégage?Pourquoi ne parvenons-nous plus, sauf exception, comme le pont de Millau ou d’autres cas isolés, à faire efficace, fonctionnel et beau? Je digresse bien sûr, mais cet exemple est saisissant.

    Ce matin j’avais mis mon réveil à 5h30, mais mon voisin de chambre, qui prenait le bus pour Pamplona s’est levé à 5h, aussi j’ai devancé mon réveil et me suis élancé à 6 heures pour affronter, à jeun, cette grosse étape. C’était compter sans le sens du commerce des espagnols, si bien que j’ai pu prendre café et croissant dans une boulangerie et acheter mon sandwich.

    C’est donc à 6h15 que j’ai passé le pont, avec l’émotion que vous imaginez, car ce pont m’a vraiment enchanté. J’avais décidé de ne pas faire l’étape classique qui mène à Estella et j’avais tord. Non pas que la ville moderne d’Estella mérite un détour, mais que dire de la ville ancienne… c’est un véritable bijou; et cette étape en compte d’autres. À commencer par le petit village de Cirauqui que l’on voit de loin, niché dans la Colline et dont les proportions harmonieuses sont déjà toute une promesse. Je constate que les photos ne parviennent pas à rendre la beauté du lieu, aussi faudra-t-il vous y rendre vous-même…

    Laissons donc ce joli village et rendons-nous directement à Estella où plusieurs monuments sont remarquables. Malheureusement, bien qu’arrivé à 11h30, il me restait encore 9 km à faire, aussi ai-je dû faire des choix. J’ai donc gravi courageusement, (il y avait un ascenseur pourtant) les nombreuses marches qui conduisent à l’église Saint Pierre de la Rùa. Comme vous pouvez le constater l’intérieur des églises en Espagne est très riche et surtout conservé en très bon état. D’ailleurs partout, des dames bénévoles gardent les lieux, renseignent les visiteurs et proposent le cachet de l’endroit. Je suis désormais bientôt contraint d’acheter une nouvelle credencial car, contrairement à mes principes, j’ai accepté ces sceaux offerts avec tant de gentillesse. Une des dames m’a également proposé de visiter le cloître qui se trouve encore quelques marches plus haut, adossé à une formidable falaise. Le cloître est indéniablement un des chefs d’œuvre de cette visite, à cause de ses chapiteaux ornés et de ses colonnes torsadées. Je me suis fait présenter un livre, écrit en espagnol, qui explique toutes les scènes représentées sur ces chapiteaux.

    Après cette indigestion de patrimoine architectural, j’ai cherché en vain un café et me suis contenté de traverser la ville moderne, en me garant des voitures, pour m’assoir sur un banc à la sortie de la ville et manger sandwich et cookie, le tout arrosé de plusieurs aspirations d’eau à l’aide de ma poche.

    Il était temps de repartir pour faire les 9 derniers km qui me séparent d’Àzqueta. À part sa situation en hauteur, ce village ne va pas m’offrir d’autres ressources que le dîner et le coucher, après douche, lessive et blog, bien sûr.

    Puente la Reina à Àzqueta : 29 km

    Depuis Le Puy : 871 km

    Demain Torres del Rio

  • Pamplona a Puente la Reina

    Notre Dame de Saint Jean Pied de Port et la Dive
    Départ du centre de Pampelune
    Passage du pont qui marque la fin de Pampelune
    San Andres
    Les pèlerins cheminant sur les hauteurs avec vue sur les Pyrénées
    Vue panoramique
    De l’autre côté avec au premier plan une allégorie des victimes du franquisme
    Église d’Orbanos
    Pendant la messe à Orbanos
    Puente la Reina Iglesia del crucificio
    Intérieur de l’église
    Le crucifix
    Puente la Reina Iglesia de Santiago
    L’intérieur fabuleux de la Iglesia de Santiago
    La vierge de procession
    Une des mille photos du Puente la Reina

    Inutile de dire que j’ai dû trier mes photos de façon impitoyable, tant il y a de richesses à rapporter aujourd’hui.

    Mais revenons un peu en arrière et plus précisément à samedi matin, ou plutôt en début d’après midi. J’avais en effet prévu de prendre le bus de Saint Jean Pied de Port pour me rendre à Pampelune. J’avais reconnu le lieu de départ et m’étais étonné qu’il ne soit pas matérialisé par une pancarte où un espace dédié. Rien en effet pour vous conforter dans l’idée que vous ne risquez pas d’attendre en vain…. Un rien inquiet, je me présente une demi-heure avant le départ, me fait confirmer que l’endroit est le bon. Ancun Pélerin à l’horizon et puis finalement, à l’heure dite, un bus arrive et déverse son flot de pèlerins; je me présente, monte dans le bus, attends quelques minutes, puis le bus se met en route avec comme seul passager, votre serviteur et ainsi jusqu’à Pampelune…

    Arrivé à Pampelune, pour éviter de payer ma chambre 110€ contre 30€ la semaine dernière, pour cause de feria; j’ai réservé un studio dans une des nombreuses résidences universitaires de Pampelune.

    Mauvais calcul car, en raison de son éloignement du centre, j’ai dû parcourir trois fois hier et une aujourd’hui les 2 à 3 km qui me séparent du centre. En outre dîner en ville, seul, dans la liesse d’avant fiesta, n’a rien de bien interessant; bien que je me sois régalé d’un « poulpe », une des spécialités navarraises.

    Avec tout cela je ne suis toujours pas parti de Pampelune; mais rassurez-vous j’y viens. Vers 6h30, afin d’avaler un café au lait et un croissant dans le centre à 7 h; j’ai levé l’ancre, ayant laissé mon sac à la discrétion du transporteur. Toujours la même admiration pour le fléchage irréprochable des espagnols, le nombre impressionnant des coquilles métalliques au sol (tous les 5 m pendant 3 à 4 km); impossible de se tromper.

    Cette étape n’offre pas de difficulté particulière pour le pèlerin rompu à tout exercice, mais il y a peu d’ombre, contrairement aux deux premières. Par chance, le vent, la fraîcheur du matin et une température relativement clémente, rendent ce périple plutôt agréable. Les photos vous donneront une idée de la vie des hauteurs, où le chemin nous conduits, mais ne vous représenteront pas le vent fort et constant, qui justifie la présence de nombreuses éoliennes, nouveaux moulins d’aujourd’hui.

    J’ai bien sûr rendu visite à toutes les églises ouvertes et dans celle d’Obanos, j’ai assisté à la fin de la messe et admiré la qualité du chant de l’assistance.

    Maintenant, retenez votre souffle car nous arrivons à Puente le Reina. À vrai dire pour moi cela s’est fait en deux temps, car mon hôtel se trouve en amont du village et son environnement n’a rien d’enchanteur. Mais une fois ma douche prise et mon linge lavé, j’ai entrepris de faire les 10 à 15 mn de marche pour aller à Puente la Reina.

    Rien que cette étape justifierait à elle seule, de prendre le camino Frances, ou de Roncevalles, comme je l’ai vu écrit. Cela commence par la Iglesia del crucificio qui offre deux travées très originales, son christ et une très belle vierge. Le village, tout en longueur, est resté tel qu’il apparaissait aux pèlerins il y a plusieurs siècles. Vous apercevez plus loin la Iglesia de Santiago, de styles mélangés et vous êtes absolument sidéré en y entrant par la profusion de richesses qu’elle recèle. Je ne vous ai mis que deux photos, mais j’en tiens d’autres à votre disposition.

    Je savais que demain, dès potron minet, je franchirai le pont roman qui donne son nom à cette cité; mais j’avais l’intuition qu’il me fallait aller, sans désemparer, lui faire une visite.

    Là encore je ne vous ai mis qu’une photo, soigneusement choisie parmi toutes celles que j’ai prises. Ce pont est absolument une merveille et je n’en avais jamais vu de tel, avec cet élégance, cette ingéniosité dans la construction. C’est un véritable chef d’œuvre que le soleil met encore en valeur.

    Je vous écris depuis un bar, restaurant, nommé Drogueria et dont les drogues sont du genre digestes. C’est le cas de la bière, ce qui vient de m’engager aussi à y dîner.

    Pampelune à Puente la Reina: 24 km

    Cumul depuis Le Puy: 842 km

    Demain Àzqueta

  • Retour à Pampelune

    Vue du pont d’Orthez

    Décidément il est difficile de s’abstraire du chemin quand on y a goûté; surtout quand on est obligé de s’en détourner pendant un moment. J’imagine ceux qui doivent attendre une longue année, pour retrouver ce qu’ils ont perdu! D’ailleurs chaque retour crée quelque chose de nouveau, puisque les acteurs du chemin laissé, ont fait place à d’autres pèlerins, donc à d’autres rencontres.

    Cette petite semaine m’a permis, outre d’honorer quelques rendez-vous, de me mettre à jour dans mes obligations, au moins les principales.

    Mais l’appel du chemin est le plus fort et je repars vendredi dans l’après-midi pour Saint Jean Pied de Port, où je prendrai samedi le bus qui me ramènera à Pampelune, que j’ai laissée il y a déjà 4 jours.

    Autrement dit il se sera écoulé une semaine quand je m’élancerai pour Puente la Reina avec pour objectif d’atteindre Burgos; puis de revenir pour le 1er concert de Musique en Périgord le 17 juillet.

    De Burgos il est possible de revenir à Pampelune, puis à Saint Jean Pied de Port et enfin chez moi.

    La principale difficulté est d’éviter les fêtes de Pampelune, qui commencent le 6 au soir (jour de mon départ à Puente la Reina) et se terminent le lundi 14 juillet. Elles battent leur plein, jour et nuit, sans discontinuer et les prix des chambres flambent, quand elles ne sont pas, tout simplement, indisponibles. Ainsi la chambre dans le centre historique est passée de 30 à 110€, aussi me sui-je contenté d’un studio étudiant en périphérie, assez cher néanmoins.

    Me voici depuis hier soir à Saint Jean Pied de Port où j’ai retrouvé, Rémi, rencontré au Puy le 5 avril. C’est lui qui m’a reconnu à ma voix. Il m’a rappelé qu’il m’avait fait la promesse de prier tous les jours pour Brigitte, promesse qu’il a tenue. Il se souvenait parfaitement du prénom de Brigitte. Encore un hasard de ce chemin qui a toutes les apparences d’une grâce.

    Je prends, en début d’après midi, le bus pour Pampelune et suis en train de vous écrire, assis sur un muret de pierre au bord de la Nive de Béhérobie, rivière qui coule à Saint Jean Pied de Port et au chant des oiseaux, nombreux à cet endroit. Bref un lieu de rêve, loin du fracas du monde.

    Ce soir à Pampelune l’ambiance sera différente, puisque la ville se prépare à accueillir les grandes ferias, qui vont durer 8 jours et 8 nuits…

    À demain donc

    La lourde porte en bois cloutée de la porte Notre Dame
    Sur les bords de la Nive de Béhérobie
  • Pampelune et retour

    Le café d’Iruña
    Entrée de la citadelle Renaissance
    Un des bâtiments d’entreposage
    Un énorme four
    Vue de l’intérieur
    Cave à vin transformée en salle d’exposition
    Une des entrées de la citadelle
    Canon sur affût d’époque Renaissance probablement
    Un aperçu des jardins à la façon de Versailles à Pampelune

    Si vous êtes tentés de venir à Pampelune, vous avez mille raisons de le faire. Il y a beaucoup de monuments intéressants et les quelques photos d’hier et d’aujourd’hui, n’en donneront pas une juste représentation. D’abord, parce que je n’ai pas envie ce matin de vous les faire découvrir, sac au dos; ensuite car je ne dispose pas d’assez de temps pour faire justice à cette magnifique cité.

    Au-delà même des églises, fortifications et autres jardins, il faut flâner en ville, sans but, juste pour goûter à l’art de vivre des espagnols, tout au long de la journée. C’est une ville très vivante et nous en avons eu un aperçu hier, pourtant en fin d’après-midi et en début de soirée. Comme nous étions un samedi la foule ne faisait que commencer à grossir, alors qu’il n’était que 20 heures. Imaginez d’ici quelques jours l’ambiance des fêtes de Pampelune!

    Aujourd’hui nous sommes dimanche et le marché s’installe; pas trop tôt car les plus matinaux sont pour l’instant des pèlerins, suivis par ceux, sans doute, qui n’ont pas fait la fête. De mon coté, je ne suis pas parvenu à confier mon sac au salon de thé, café et boulangerie où je me trouve, aussi attends-je un peu avant de rejoindre le lieu de départ du bus pour Saint Jean Pied de Port. J’aurais dû me renseigner hier sur la possibilité de le laisser chez mon hôte, pour le faire transporter à Saint Jean Pied de Port. Ce transport de sac en Espagne est encore plus aisé qu’en France et mérite une petite incise.

    Dans tous les gîtes on trouve des enveloppes imprimées et comportant toutes les informations pratiques pour faire transporter son sac. Il suffit d’indiquer sur celle-ci ses nom et prénom, mail et numéro de téléphone, ainsi que la commune et l’adresse du gîte où vous vous rendez, de glisser enfin dans l’enveloppe le montant en liquide demandé (6 à 7€) et de laisser son sac dans le gîte. Et vous le retrouverez au plus tard à 14h30 dans le gîte indiqué. L’explication est que de nombreux taxis circulent sur ces routes d’Espagne et arrondissent ainsi leurs fin de mois.

    Mon café, ou plutôt salon de thé boulangerie, se remplit de plus en plus et je vais reprendre un café pour justifier toujours de ma présence et conserver mon petit salon douillet.

    À bientôt

  • Zubiri à Pampelune

    Retour sur les dortoirs de Roncevaux
    Départ de Zubiri
    On longe une rivière charmante
    Parfois en cascade
    Pause champêtre à 10 heures
    Au son des guitares
    Avec Chantal et Sean
    Pris de la guinguette
    Vue en plongée depuis le chemin
    Chapelle de San Escobar
    L’intérieur de la galerie
    La plus ancienne cloche de Navarre
    Vue de la chapelle Escobar
    Pampelune au loin
    Chute d’eau en amont de Pampelune
    Arrivée par le vieux pont
    La citadelle de Pampelune
    Entrée dans la vieille ville
    Casa Constitorial
    San Saturnio
    Riche ornementation d’un immeuble privé
    Entrée de ma pension à 200 mètres du Consistorial
    Le hall d’entrée
    La distribution des chambres
    Ma chambre

    Me voilà arrivé au terme de cette étape et, pour l’instant, de mon pèlerinage. Le chemin en Espagne, avec cette deuxième étape, tient toutes ses promesses! Là encore les photos parlent d’elles-mêmes; le chemin, en forêt pendant près de 10 km longe une rivière, tantôt étale, tantôt tumultueuse, dont le murmure nous berce, ainsi que le chant de nombreux oiseaux. Rien de plus paisible que de cheminer ainsi, presque toujours à l’ombre.

    Sean, qui fait office de navigateur, nous a promis un endroit pour prendre notre petit-déjeuner, qui s’est résumé à grignoter barres de céréales, pain sec et / ou fromage. Nous sommes en Espagne et dans les auberges, comme chacun sait, on y mange ce qu’on y apporte.

    Au moment prévu nous attend, mieux qu’un point café ou une épicerie de village; mais une guinguette charmante qui vend: café , gâteaux, sandwichs et autres boissons dans une ambiance bon enfant et au son de deux guitares. La journée commence bien; les chemins sont toujours particulièrement bien balisés et entretenus et on nous évite le plus souvent les routes.

    Quelques kilomètres plus loin, je me sépare de Chantal et Sean pour prendre la variante qui monte à la chapelle San Escobal, ravissante petite chapelle Romane. On y remarque un Christ en croix, un immense retable du XVIIIeme siècle et tout en haut du clocher deux cloches dont la plus petite serait la plus ancienne de Navarre. Inutile de dire que la vue du clocher est magnifique. De cette chapelle on reprend un chemin, qui au bout d’un kilomètre environ, rejoint celui que nous avons laissé. L’approche de Pampelune se fait par un chemin suffisamment éloigné de la route pour ne pas perturber notre sérénité. Ensuite on traverse une commune de plus de 200000 habitants pour rejoindre le centre historique.

    On est d’abord frappé de la taille imposante des fortifications, de la citadelle mais c’est oublier l’importance stratégique de Pampelune dès la Renaissance.

    Après avoir rejoint mes amis et convenus de se retrouver dans l’après-midi, je me mets en quête de ma chambre qui se trouve dans la vieille ville dans un immeuble cossu. Son propriétaire, un Monsieur d’un certain âge, m’explique qu’il a fait l’acquisition de son appartement de vie et de la pension contiguë, il y a 51 ans. Dans cette dernière il loue, à la journée, 10 chambres desservies par un couloir que l’on rejoint par une entrée.

    Après avoir pris une douche, je ressors, visite la vieille ville puis, en compagnie de Chantal et Sean, je vais goûter un Tinto Verano puis des tapas accompagnées d’un verre de blanc sec. Enfin, après un tour des jardins publics de Pampelune, inspirés de ceux de Versailles, nous nous séparons, moi pour me préparer à revenir à Saint Jean Pied de Port, eux pour poursuivre vers Puente la Reina.

    Zubira à Pampelune : 20 km

    Cumul depuis Le Puy : 818 km

    Demain retour à Saint Jean Pied de Port

  • Roncevalles à Zubiri

    Chapelle Saint Jacques
    Borne kilométrique
    Il vaut mieux marcher qu’y aller en voiture
    Une allée typique de cette étape
    Petite passerelle
    Les Pyrénées
    Notre Dame de Roncevaux
    Petit cimetière charmant
    En forêt on devine les Pyrénées
    Que voici
    Chemin dans le schiste
    Arrivée à Zubiri

    Après une nuit agitée en raison du nombre de personnes dans le même dortoir,le dortoir peut en accueillir 183, je n’ai pas eu besoin d’un réveil, les aller et venues des pèlerins et autres bruits de chasse d’eau, en ayant fait usage.

    Contrairement aux précédents gîtes, l’auberge de pèlerins de Roncevaux ne propose le petit déjeuner, en réalité servi dans un restaurant à part, qu’à partir de 7 heures, ce qui nous laisse le temps de nous préparer tranquillement. D’ailleurs l’étape qui nous attend ne fait que 21 km, de surcroît sans aucune difficulté, il n’est donc pas vital de se lever tôt, sinon pour éviter la chaleur.

    C’est pourquoi j’ai cheminé tranquillement, en compagnie de Sean et de sa maman Chantal, parmi une foule de pèlerins de toutes les nationalités, réunis par la grâce de Compostelle. Un groupe d’Antillais, un autre de japonais, des espagnols, des américains, néo-zélandais, australiens, allemands, autrichiens, italiens, des français tout de même et j’en oublie bien sûr. Je repense à Véronique et Francis et comprends leur enthousiasme, connaissant leur talent polyglotte. Parler plusieurs langues couramment est un formidable atout pour enrichir les rencontres. Hélas cela se réduit souvent à parler anglais, seule langue que chacun maîtrise plus ou moins.

    Pour en revenir à cette étape les images parlent d’elles-mêmes; les espagnols soignent leurs chemins, du moins celui-ci: un fléchage précis, des chemins entretenus et variés, des endroits accueillants pour se restaurer. Une très belle étape pleine de charme et sans difficultés. Cela va être difficile de s’arrêter déjà demain…

    Roncevalles à Zubiri : 21 km

    Cumul depuis Le Puy : 798 km

    Demain Pampelune

  • Saint Jean Pied de Port à Roncevalles

    Vue du pont à Saint Jean Pied de Port
    Autre vue de l’église de Saint Jean
    La citadelle
    La citadelle
    La soleil se lève après une heure de marche
    Après Orisson
    Les chevaux en liberté
    Entre France et Espagne
    La Fontaine de Roland
    Borne d’entrée en Navarre
    Début de la descente vers Roncevaux
    Roncevalles
    En compagnie de Siobhan (prononcez Cha-vawn) de Nouvelle Zélande et Ja net et Peter d’Australie
    L’église de Roncevalles
    Le chœur

    Voilà une étape qui aura beaucoup fait fantasmer les uns et les autres, tant elle est dépeinte comme terrible, en particulier par ceux qui ne l’ont encore pas faite. Je ne me rangerai pas non plus parmi les blasés, pour qui ce n’est qu’une étape comme une autre.

    Une fois de plus ma nuit fut courte en raison des nombreux ronfleurs, qui se sont relayés au cours de la nuit pour nous la rendre inoubliable. Il est à noter que le manque de sommeil ne nuit pas à la forme du marcheur, ou bien est-ce l’habitude de faire 25 à 30 km tous les jours. Après tout il ne s’agit que de mettre un pied devant l’autre et de recommencer longtemps.

    Debout avant 5 heures, sac au dos à 6 et sorti de la boulangerie un quart d’heure après, je franchis la porte d’Espagne seul, comme d’habitude. Je dois reconnaître que j’adore les montées bien raides, aussi cette étape à tout pour me réjouir. Quelle que soit l’heure de son départ on rejoint toujours des pèlerins qui se sont levés encore plus tôt que soi. Ceux qui ont mal aux pieds, marchent lentement, veulent arriver tôt, ont peur d’avoir chaud et j’en passe.

    Cela s’est encore vérifié mais mon timing était parfait car je suis arrivé à 7h55 à Orisson au refuge qui ouvrait à 8 heures. Cette partie du chemin est à 10% de dénivelé avec une première partie à 8% et 2,5 km à 12%. Un régal pour les grimpeurs, une épreuve pour les autres.

    La suite de l’étape alterne les montées et les pentes douces sous le regard des chevaux en liberté. Il y en a énormément et ils partagent le chemin avec les pèlerins.

    Un autre passage montueux nous attend encore sur des chemins très caillouteux, plus fatigants que le bitume ou l’herbe, car plus glissants, en dépit de l’aide apportée par les bâtons. Une fois franchie cette dernière difficulté, nous rejoignons la fontaine de Roland, le territoire de la Navarre et cheminons sur des allées plates.

    Une dernière difficulté subsiste et c’est à mes yeux la plus pénible; redescendre en pente très raide et par des chemins caillouteux, une partie de ce que nous avons grimpé. De l’avis de tous, c’est le plus redoutable car les articulations sont très sollicitées et souffrent déjà.

    Aujourd’hui, contrairement à tous ces jours-ci, il faisait frais (entre 13 et 19 degrés) ce qui ne nous a pas empêchés de transpirer abondamment jusqu’à Orisson. Demain la température devrait augmenter d’au moins 6 degrés.

    Hier soir le repas était servi à 19h45 pour permettre aux pèlerins d’aller à la messe et de recevoir la bénédiction. Ce soir le repas est à 19 h et la messe, pour ceux qui veulent y aller, est à 20 heures.

    Saint Jean Pied de Port à Roncevalles: 25 km

    Cumul depuis Le Puy: 777 km

    Demain Zubiri

  • Ostabat à Saint-Jean Pied de Port

    Notre hôte Alain en pleine représentation
    Départ du gîte à 6h20
    En route vers Saint Jean
    Gamarthe
    Un troupeau de brebis conduit par sa bergère
    Arrivée à Saint Jean Pied de Port
    Porte d’entrée de Saint Jean
    Avec Julien
    Vue de Saint Jean
    Intérieur de l’église côté galerie

    À la photo qui ouvre cet article vous aurez compris que nos hôtes, bretons convertis en basques, nous ont bien reçus. Nous étions 21 autour de la table où apéritif, axoa, vin nous étaient servis avec chaleur; sans oublier en fin de repas le concert improvisé par Alain à l’accordéon ou comme chanteur interprète des grands tubes de la chanson française (et belge).

    La nuit a été plus difficile, même si nous avions bien profité de la piscine, car la chaleur étouffante et les moustiques nous ont fort éprouvés. En outre le réveil sonnant à 5 heures, la nuit a été très courte pour la plupart d’entre nous.

    Beaucoup de brebis, quelques vaches munis de clochettes différentes et qui ainsi nous donnent des concerts improvisés et une nouvelle fois, tout un troupeau de brebis conduit par une bergère, avec l’aide de son Border collie.

    Aujourd’hui nous n’avions à parcourir que 21 km, entre chemins goudronnés, bord de route et quelques chemins privés, mis à notre disposition. Pas de grandes côtes comme celles d’hier, rien véritablement qui puisse altérer notre plaisir de nous rapprocher du terme du chemin français.

    Et puis enfin, après une dernière côte la porte qui s’ouvre sur Saint Jean Pied de Port et récompense nos efforts. Pour beaucoup c’est le terme définitif ou momentané de leur périple; pour moi, comme pour d’autres, cette porte s’ouvre vers de nouvelles aventures. J’ai déjà repéré ceux qui, comme moi, se lèveront à l’aube pour partir à l’assaut du col de Roncevaux et fantasment, plus ou moins sur la difficulté de cette montée au col. Nous en reparlerons donc demain, comme de la soirée à Saint Jean.

    Ostabat à Saint Jean Pied de Port: 21 km

    Cumul depuis Le Puy : 752 km

    Demain Roncevaux

  • Lichos à Ostabat

    Première maison basque
    Une maison en pierres sèches (sans ciment)
    Une transhumance rien que pour moi
    Pont sur la rivière
    Estella de Gibraltar
    Montée vers la chapelle de Soyartze
    Les Pyrénées
    La chapelle de Soyartze
    Vue des Pyrénées depuis la chapelle
    L’église de Harembeltz
    Ostabat
    Le petit chemin qui y conduit

    Levés de bon matin (5h30), nous avons pris, Julien et moi notre petit déjeuner à 6h pour partir à 6h30. Mais Julien m’a demandé de lui réserver son avion pour Montréal ce qui nous a pris une demi-heure, sans succès d’ailleurs.

    Notre hôtesse, soucieuse de ne pas nous mettre en retard, nous a conduits jusqu’à Aroue, faisant ainsi plus que compenser, les km supplémentaires parcourus hier pour rejoindre son gîte. Comme à mon habitude j’ai marché seul, à mon rythme; si bien que je me suis rendu compte que j’allais arriver tôt à Harambelt.

    Mais n’anticipons pas car, bien que le plus souvent sur du bitume , cette étape est une des plus belles du chemin. Outre le style des maisons, les constructions en pierres sèches et les ponts sur les rivières, le vrai changement se sont les Pyrénées. Après la montée à la chapelle de Soyartze, s’offre à nous un panorama à 180 degrés sur cette chaîne de montagnes. C’est un moment très émouvant car derrière c’est l’Espagne. Ce n’est pas par hasard que cette étape est classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

    Comme vous l’aurez constaté je ne suis pas resté à Harambeltz; car arrivé très tôt j’étais obligé de rester, assailli par les mouches et devant attendre l’ouverture de mon gîte à 14h30. Après avoir néanmoins attendu, j’ai trouvé un compromis avec mon hôtesse pour continuer jusqu’à Ostabat et me rapprocher de Saint-Jean-Pied de Port.

    Lichos à Ostabat : 29 km

    Cumul depuis Le Puy : 731 km

    Demain Saint-Jean Pied de Port

  • Sauvelade à Lichos

    Abbaye de Sauvelade
    intérieur de l’abbaye depuis la galerie
    Son corbillard d’époque
    Vache et veau
    Une maison bien cachée dans les arbres
    Une belle maison avec ses dépendances
    Calvaire champêtre
    Les remparts de Navarrenx
    Une borne kilométrique sur le chemin
    La porte d’Espagne à Navarrenx
    Le pont sur le gave d’Oloron
    Église de Castetnau-Camblong
    Arrivée à Lichos

    Comme prévu me voici revenu à Sauvelade, après un petit détour chez Isabelle et Patrice, mes hôtes de Larressingle. Je leur ai déposé une bouteille de Limoncello, achetée il y a quelques années à Rome. Ils n’étaient pas là et je l’ai laissée sur leur table dehors.

    Je ne les ai appelés que tout à l’heure, mais ils se doutaient que c’était moi. C’est vraiment un couple formidable et attachant. On fait vraiment des rencontres extraordinaires sur le chemin.

    Arrivé à Sauvelade, j’en ai profité pour visiter l’abbaye que je croyais fermée mardi dernier. Ce sont les photos de celle-ci qui ouvrent cet article. J’ai donc laissé ma voiture et suis parti ce matin à 6h30, après m’être levé un peu après 5 heures. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme disait paraît-il mon grand-père Liénart, que je n’ai pas connu.

    En dépit de cette précaution, je me suis heurté à la fermeture hebdomadaire du lundi, de l’épicerie comme de la boulangerie de Navarrenx. Renseignements pris, il en existe une autre près de l’Intermarché, lequel me déroute du chemin; mais nécessité fait loi, je fais le détour, en compagnie d’une jeune femme et son enfant en poussette. Arrivé à la boulangerie et ma commande passée, un Monsieur m’indique obligeamment un raccourci pour rejoindre le chemin, sans reprendre la nationale, très passagère, voire dangereuse. Alors que je chemine l’esprit léger, j’ai le sentiment confus que cette légèreté pourrait résulter d’un oubli…mes bâtons! Je fais donc demi-tour dare-dare et alors que je rejoins la boulangerie, surgit mon bienfaiteur en voiture, muni de mes bâtons, lequel savait qu’il me trouverait sur son petit chemin de traverse. Quand je vous dis que le chemin est fait de rencontres et d’entraide.

    Parti tôt je suis arrivé un peu avant 14h30, alors même que mon gîte était encore distant de 2 km de Lichos. J’ai donc avalé 30 km aujourd’hui; mais suis bien payé en retour, car mon hôtesse est charmante et un bon verre de vin blanc et un axoa (de veau), spécialité basque, m’attendent ce soir. Agnès, mon hôtesse, est en effet bien décidée à me faire oublier les km supplémentaires pour rejoindre son logis. Je suis d’ailleurs dans une chambre seul, comme Julien, son autre pèlerin québécois qui est pourvu d’un accent, mais quel accent!

    La suite demain, à la fraîche.

    Sauvelade à Lichos : 28 km

    Cumul depuis Le Puy: 702 km

    Demain Harambeltz