












Comme prévu me voici revenu à Sauvelade, après un petit détour chez Isabelle et Patrice, mes hôtes de Larressingle. Je leur ai déposé une bouteille de Limoncello, achetée il y a quelques années à Rome. Ils n’étaient pas là et je l’ai laissée sur leur table dehors.
Je ne les ai appelés que tout à l’heure, mais ils se doutaient que c’était moi. C’est vraiment un couple formidable et attachant. On fait vraiment des rencontres extraordinaires sur le chemin.
Arrivé à Sauvelade, j’en ai profité pour visiter l’abbaye que je croyais fermée mardi dernier. Ce sont les photos de celle-ci qui ouvrent cet article. J’ai donc laissé ma voiture et suis parti ce matin à 6h30, après m’être levé un peu après 5 heures. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, comme disait paraît-il mon grand-père Liénart, que je n’ai pas connu.
En dépit de cette précaution, je me suis heurté à la fermeture hebdomadaire du lundi, de l’épicerie comme de la boulangerie de Navarrenx. Renseignements pris, il en existe une autre près de l’Intermarché, lequel me déroute du chemin; mais nécessité fait loi, je fais le détour, en compagnie d’une jeune femme et son enfant en poussette. Arrivé à la boulangerie et ma commande passée, un Monsieur m’indique obligeamment un raccourci pour rejoindre le chemin, sans reprendre la nationale, très passagère, voire dangereuse. Alors que je chemine l’esprit léger, j’ai le sentiment confus que cette légèreté pourrait résulter d’un oubli…mes bâtons! Je fais donc demi-tour dare-dare et alors que je rejoins la boulangerie, surgit mon bienfaiteur en voiture, muni de mes bâtons, lequel savait qu’il me trouverait sur son petit chemin de traverse. Quand je vous dis que le chemin est fait de rencontres et d’entraide.
Parti tôt je suis arrivé un peu avant 14h30, alors même que mon gîte était encore distant de 2 km de Lichos. J’ai donc avalé 30 km aujourd’hui; mais suis bien payé en retour, car mon hôtesse est charmante et un bon verre de vin blanc et un axoa (de veau), spécialité basque, m’attendent ce soir. Agnès, mon hôtesse, est en effet bien décidée à me faire oublier les km supplémentaires pour rejoindre son logis. Je suis d’ailleurs dans une chambre seul, comme Julien, son autre pèlerin québécois qui est pourvu d’un accent, mais quel accent!
La suite demain, à la fraîche.
Sauvelade à Lichos : 28 km
Cumul depuis Le Puy: 702 km
Demain Harambeltz
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