Auteur/autrice : patricelienart

  • Cahors à Lascabanes

    Regardez bien le démon en haut à la droite de la tour
    Le pont Valentré vu du haut de l’autre rive
    Vue panoramique
    Entre Cahors et Lascabanes
    Arrivée à Lascabanes

    Le départ de Cahors est spectaculaire car on passe seuls le pont Valentré. On salue au passage le petit démon qui se trouve au faîte de la deuxième tour; puis on escalade de très grosses marches qui nous élèvent très rapidement à une belle hauteur. Le sentier continue de grimper un certain temps avant que nous longions des routes ou reprenions des chemins de traverse.

    Malheureusement nous sommes obligés de sortir nos capes que nous ne quitterons qu’une fois parvenus à Lascabanes. La pluie, bien que fine, nous accompagne et ne nous lache pas.

    Fidèle à mon habitude je fais, par inadvertance une variante au chemin, accompagné pourtant d’un expert, qui me rajoute 2 à 3 km. Quand on aime on ne compte pas…Des dames m’ont surnommé le speedy gonzales, en me voyant toujours les dépasser. Je suis donc en forme.

    Cahors à Lascabanes: 24 km

    Cumul depuis Le Puy: 368 km

    Demain direction Lauzerte

  • Varaire à Cahors

    Arrivée à Cahors
    Départ du pont Valentré

    Privé de téléphone hier soir pour la troisième fois, j’ai été contrait de le replacer à la fermeture de SFR à Cahors, grâce à l’obligeance de Serge qui m’y a conduit et m’y a attendu une heure.

    Serge c’est mon hôte de Cahors, qui avec son épouse Carole, nous a reçus (nous étions 3 pèlerins), avec beaucoup d’attentions délicates.

    Cet incident vous prive des photos que j’avais faites avec mon ancien téléphone et qui auraient illustré mon propos.

    L’étape d’hier était longue (32 km) et souvent sous la pluie. Elle commence par de grandes allées cavalières, très « roulantes », peu « penchées », suivant l’expression de notre hôte de Lascabanes. Malheureusement on suit souvent des routes et la monotonie s’installe. Arrivé à 5 km de Cahors on se trouve sur des collines désertiques, où pousse une maigre végétation parmi des milliers de massifs pierreux. C’est l’endroit qui a fait la réputation des agneaux du Quercy, mais aussi du vin de Cahors.

    Le phylloxera et la facilité ont fait que la vigne a déserté ses collines et le vin de Cahors a perdu pour longtemps son prestige. Il a fallu la ténacité d’un Georges Vigoureux pour redonner ses lettres de noblesse à cette appellation.

    C’est curieusement à la Combe de Trel que nous résidions hier, autrement dit de la treille, en souvenir des vignes qui devaient s’y trouver.

    De ces collines nous redescendons par une pente très raide vers Cahors, où j’ai retrouvé à la cathédrale un de mes amis pèlerins. La suite, vous la connaissez.

    Varaire à Cahors: 32 km

    Cumul depuis le Puy: 344 km

    Le 23 avril: Lascabanes

  • Carjac à Varaire

    Départ de Carjac
    Joli sous-bois sous la pluie
    Une cabane à l’échelle d’un château
    L’Arche du Pèlerin en coquilles Saint-Jacques
    Derniers sentiers avant d’arriver à Varaire

    Les prévisions d’hier soir nous prédisaient une journée sans pluie, ce dont je me réjouissais. Mais le lendemain tout avait changé et il a fallu enfiler la cape de pluie dès les premiers kilomètres. Pour le pèlerin l’utilisation de la cape doit être anticipée comme celle du protège-sac. Chacun a sa méthode en la matière; ainsi j’utilise la partie basse de mon sac pour y mettre ce dont j’ai besoin rapidement: cape, guêtres, espadrilles et sac à viande.

    Sur le dessus je mets la pharmacie, l’éclairage, les pommades. Dans les poches de côté la nourriture.

    Ainsi le pèlerin ne retourne pas son sac en cas d’averse pour trouver sa cape ou ses guêtres. De même, en arrivant peut-il se mettre en espadrille quand il doit retirer ses chaussures en entrant chez ses hôtes.

    Certains sont très organisés et surtout très rapides dans les « manœuvres ».

    L’étape d’aujourd’hui avec 27 km était une étape légèrement supérieure à la moyenne mais en fin de matinée j’ai eu un sérieux « coup de mou ». Je me sentais vidé, sans force; pendant une petite dizaine de kilomètres. Arrivé à Limogne-en-Quercy, j’ai pris consécutivement un coca, puis un café, ai mangé mes provisions. Au bout de quelques kilomètres la forme est revenue miraculeusement, un timide soleil aussi, pour me conduire à ma destination: Varaire.

    Carjac à Varaire: 27 km

    Cumul depuis Le Puy: 312 km

    Demain direction Cahors: 32 km

  • Figeac à Carjac

    Le Musée Champollion
    Loggia en haut d’un immeuble de Figeac
    Loggia en haut d’un immeuble
    Arrivée à Balajou pour un café

    Avant de vous parler de l’étape du jour je veux vous montrer une des caractéristiques des maisons de Figeac. C’est une espèce de galerie qui se trouve tout en haut de l’immeuble, parfois fermée, désormais en loggia comme au musée Champollion où les propriétaires de ces maisons pouvaient profiter des belles soirées au soleil.

    Je vous en ai photographié certaines, alors même que le temps ne s’y prêtait pas hier. J’ai en effet été inondé en sortant du musée dans mes espadrilles Décathlon en chaussettes (bien mouillées), puis bien équipé le soir pour aller au restaurant, celui de mon hôtel étant fermé.

    Autrement dit ma bonne étoile que j’appelle Brigitte (car elle était souvent bien plus sage que moi), m’avait bien conseillé en renonçant à partir hier pour Carjac; l’avenir a montré que j’aurais été sous un déluge d’eau et de grêle là dernière heure de mon parcours.

    Et ceci en partant comme prévu; car si j’avais voulu partir après la réparation de mon telephone, mon calvaire aurait duré plus longtemps!

    En ressortant du village
    Vue panoramique derrière un portillon
    Un magnifique rocher comme en Perigord
    Un sous-bois charmant
    Lavoir en eau courante
    Superbe cabane
    Une autre derrière la frondaison
    Immense mur en pierres sèches
    Près de Carjac
    Carjac en contrebas

    Je suis donc parti après un petit déjeuner sérieux, composé de charcuterie, fromage, viennoiseries et bien sûr pain, confitures, lait, café et jus de fruits. Il faut ce qu’il faut pour marcher 31 km.

    C’est en effet une longue étape à travers le Quercy dans le Lot mais qui, sur le plan physique n’est pas trop exigeante. De petites côtes, des longs plats, quelques descentes dans des chemins souvent empierrés. L’eau qui est tombée hier coule le long des chemins en permanence et la nature sauvage porte parfois la main de l’homme. Je reconnais depuis hier la proximité du Lot avec le Perigord, d’autant que les sols ne sont pas encore secs comme en été.

    Je vous laisse car je suis rejoint par deux québécoises Johanne et Mona (Lisa).

    Bonne soirée

    Figeac à Carjac: 31 km

    Cumul depuis Le Puy: 285 km

  • Journée de repos

    Figeac sur la place Champollion

    Habillé de pied en cap, sac au dos, je prends la passerelle pour rejoindre le chemin de Carjac (prononcez Caja). Une pression pour allumer le téléphone et puis…rien.

    Impossible de le remettre en route, malgré tous mes efforts pour y parvenir. Je reviens donc dans la vieille ville vers la boutique SFR. Las, elle n’ouvre qu’à 10 heures et j’ai 30 km à parcourir avec un temps incertain.

    Je décide de me mettre en quête d’un petit hôtel, pas trop cher, que je finis par trouver (40€ avec douche commune), mais avec un bon grand lit seul où je vais dormir enfin et une télévision pour savoir comment va le monde depuis mon départ.

    Je peux prendre possession de ma chambre dès 9 heures… la chance me revient.

    Je prends un café, passe chez SFR où une bonne nouvelle m’attend; après quelques manipulations: + et – successifs puis pression simultanée gauche droite, le téléphone repart sans bourse délier.

    Tirant enseignement des aléas du « tout numérique » je me charge des 450gr des deux guides Miam Miam dodo: Le Puy -Cahors et Cahors -Roncevaux et d’un stylo.

    Il me reste à décaler mes réservations jusqu’à mardi d’une journée, manger le pique-nique que je viens d’acheter avant de partir et je pourrai passer l’après-midi à revisiter le Musée Champollion que nous avions arpenté avec Brigitte.

    Puisque j’ai un peu de temps, je propose à ceux qui voudraient faire une étape avec moi de se manifester. Mon programme immédiat est le suivant:

    Dimanche 20 avril: Figeac à Carjac

    Lundi 21 avril: Carjac à Varère

    Mardi 22 avril: Varère à Cahors

    Mercredi 23 avril: Cahors à Lascabanes

    Jeudi 24 avril: Lascabanes à Lauzerte

    Vendredi 25 avril: Lauzerte à Moissac

    Ce sont des étapes de 24 à 30 km

    Amitiés à tous

    Patrice

  • Livinhac à Figeac

    Départ de Livinhac
    En chemin
    Cabane de pierres sèches
    Arrivée à Figeac
    Vieux Figeac
    Musée Champollion
    La pierre de Rosette
    Idem

    L’étape d’aujourd’hui me conduisait de Livinhac le Haut à Figeac dans le Lot. Après ma déconvenue de la veille, j’avais pris connaissance des étapes de mon parcours et surtout pris en main le logiciel de navigation, qui permet de savoir si on est sur le bon chemin.

    Dès lors, sauf panne de couverture réseau, j’ai moyen de savoir si je suis sur le bon chemin, quand il y a un doute; j’ai pu l’expérimenter aujourd’hui.

    Au plan physique, bien qu’un peu plus longue que celle d’hier, l’étape d’aujourd’hui offrait moins de difficulté. En revanche il faisait beau ce qui est toujours agréable pour le marcheur au long cours.

    Si vous allez à Figeac, faites bien sûr un tour dans la vieille ville qui est très belle et surtout ne manquez pas de visiter le musée Champollion. Vous saurez tout sur l’histoire de l’écriture et ses origines dans le monde.

    Ce soir Anne nous quitte après une dizaine de jours ensemble; en revanche la majorité de ceux qui vont à Compostelle sont des hommes, à l’exception d’un couple et d’une américaine qui voyage seule.

    Livinhac à Figeac: 25 km

    Cumul depuis Le Puy: 254 km

    Demain direction Carjac 30 km

  • Conques à Livinhac-le-Haut

    Jésus Christ dans le réfectoire des pèlerins
    Un des trois vitraux du réfectoire
    Vierge noire dans le réfectoire

    Sans doute avez-vous entendu parler du scandale quand, à l’initiative de Jack Lang, alors Ministre de la Culture, ont été déposés les vitraux figuratifs de l’abbaye pour les remplacer par ceux que l’on peut voir de Soulages. Vous pouvez voir un de ces anciens vitraux qui se trouve dans le réfectoire des pèlerins, ainsi que la Vierge noire et un très beau Christ.

    Décidément je suis un canard sans tête, sauf que ce dernier ne marche pas longtemps sans tête; alors que moi j’ai trouvé le moyen de m’engager sur le GR 62 au lieu du 65. Bref j’ai encore fait 30 km au lieu de 24. Quand on a pas de tête, on a des…

    J’ai de nouveau fait connaissance des retardataires… Sinon vous verrez les photos que j’ai prises depuis Conques à Livinhac en passant pas Decazeville.

    Pris par le temps ce soir. je serai plus disert demain.

    Conques à Livinhac: 23 km

    Cumul depuis Le Puy: 229 km

    Demain direction Figeac

    Départ de Conques
    Chapelle sur la route
    Vue panoramique
    Le Colorado en Aveyron
    Decazeville
    Près de Livinhac
  • La sépulture de Brigitte

    Pierre tombale de Brigitte avec le jardinet

    Cela fait 9 mois que je me démène pour donner à Brigitte une pierre tombale en pierre de Comblanchien, seule pierre qui permet de grandes dimensions, d’un seul tenant.

    C’est enfin chose faite depuis hier, le jour où je suis arrivé à Conques, bien que j’eusse préféré que cela fût avant mon départ.

    Les fleurs que vous voyez ne sont pas disposées de façon définitive mais l’idée générale est là. Le rosier devrait grimper derrière la tombe et j’ai choisi un Pierre de Ronsart que nous aimons tous les deux.

    C’est l’occasion pour moi de vous remercier de votre générosité, car grâce à vous, la tombe de Brigitte sera fleurie et / ou aura de la verdure toute l’année.

    C’est la seule photo dont je dispose pour l’instant et je la partage avec vous.

  • Espeyrac à Conques

    Départ d’Espeyrac
    Première étape Sénergues
    Certains voyagent avec des ânes
    En route vers Conques
    Vue panoramique près de Conques
    Arrivée à Conques

    Après une étape de 22 km d’Estaing à Paleyrac, j’étais bien content d’arriver à mon gîte où nos hôtes nous avaient préparé un excellent dîner, sans pour autant nous accompagner. Je dis nous car une autre pèlerine Michèle se trouvait dans le gîte et partageait avec moi un dortoir de 4 lits superposés.

    Ma colocataire de chambrée avait un meilleur coup de fourchette que moi, qui relevait juste d’une intoxication alimentaire, et m’a proposé d’ouvrir une bouteille de vin du frigo, que était, avec d’autres à notre disposition. Il s’agissait, pour les amateurs, d’un Riesling Vieille vigne dont nous avons bu la moitié de la bouteille à deux, laissant à nos hôtes de quoi prendre l’apéritif le lendemain.

    Est-ce cela où l’accumulation de la fatigue, mais j’ai passé la meilleure nuit depuis mon départ du Puy.

    C’est donc plein d’énergie et très tard dans la matinée que je me suis élancé pour parcourir les 13 kilomètres qui me séparaient de Conques. Cela ne m’a pris que deux heures et demie…pour atteindre le Graal du pèlerin: Conques.

    Les photos qui vont suivire vous feront comprendre l’engouement des pèlerins depuis des siècles pour cette abbaye magnifique. Elles vous montreront ce que Soulages a apporté à Conques, par ses vitraux qui mettent surtout en valeur la lumière. Je vous recommande encore de visiter le Trésor, qui renferme les trésors liturgiques de Conques, qui ont été sauvés des révolutionnaires mal intentionnés, par les habitants de Conques en les cachant chez eux.

    L’abbaye en arrivant
    L’escalier qui mène à l’accueil des pèlerins
    L’accueil des pèlerins
    L’entrée de l’escalier qui mène aux dortoirs
    Le portail
    Entrée dans l’abbaye
    Jeux de lumière
    Jeux de lumière
    Travée
    L’orgue où un frère jouait autrefois « Les portes du pénitencier »
    Le château
    Vue de la salle du Trésor
    Majesté de Sainte Foy IX – Xème siècle

    Comme au couvent de Malet, j’ai pensé à mes amis malades en participant aux offices donnés dans l’abbaye: du jour, vêpres. Il est bientôt l’heure du dîner puis Complies et illumination du Tympan.

    Paleyrac à Conques: 13 km

    Cumul depuis Le Puy: 206 km

  • Estaing à Espeyrac

    Départ d’Estaing
    Vue des hauteurs
    Du côté de Fonteilles
    Plateau de Conques

    Après mes mésaventures d’hier, inutile de dire que j’avais besoin de me reposer…Souvent les pèlerins se mettent au lit de bonne heure, ce qui était le cas hier soir, puisque mes deux compagnons de dortoir on éteint les lumières à 20 heures. Muni de ma lampe frontale, choisissant la couleur rouge afin de ne pas trop les déranger, j’ai tout de même lu jusqu’à 21 heures. J’ai donc bien dormi et à 6h15, j’étais sous la douche.

    Nous avons quitté Estaing à 8 heures, avant la pluie, laquelle nous a rattrapés vers 10h15. Le chemin d’Estaing à Golinhac monte régulièrement avec des pentes parfois sévères. Le sommet semble se refuser à nous et chaque virage cache une nouvelle montée.

    Beaucoup de pèlerins ont décidé de s’arrêter à Golinhac ce qui réduit l’étape à 13 km; d’ailleurs c’est le seul endroit possible pour manger ou acheter quelques victuailles.

    Arrivés à midi et sous la pluie, c’est sous nos capes de pluie que nous entrons dans l’unique restaurant du village, seul moyen d’être à l’abri.

    Mon compagnon de voyage s’arrêtant à Golinhac j’ai poursuivi ma route vers Espeyrac, distant de 9 km. les montées se font plus rares et ce n’est plus qu’une descente quasi ininterrompue jusqu’à Espeyrac.

    En route vers Galinhac
    Le ciel est menaçant et l’orage gronde
    Une rivière qui cascade entre Golinhac et Espeyrac
    Espeyrac se devine derrière les arbres
    Le village d’Espeyrac

    Estaing à Espeyrac: 22 km

    Cumul depuis Le Puy: 193 km

    Prochaine étape: Conques