Auteur/autrice : patricelienart

  • Saint Côme d’Aubrac à Estaing

    Couvent de Malet
    Couvent de Malet
    Couvent de Malet
    Pont sur le Tarn

    Sans qu’il y ait d’obligation, les pèlerins qui logent au couvent de Malet, ont la possibilité de participer aux offices avec les sœurs. Celles-ci ne sont plus que 8 et appartiennent à la congrégation des Ursulines. La plupart sont très âgées et sont dispensées de laudes et même des Complies. Ainsi je les ai vues à Vêpres et seulement 2 étaient aux Complies, alors que l’horaire est de 20h15 à 20h45. Quelques pèlerins étaient présents et nous avons eu un échange à Complies.

    Nous sommes ensuite allés dîner entre pèlerins, auxquels s’était joints la sœur en charge de l’accueil et les hospitaliers, bénévoles qui viennent une semaine pour servir les repas notamment.

    C’est une fois au lit que je ne me suis pas senti bien et victime de diarrhée et de vomissements de 10 heures du soir à 4 heures du matin. Je pense avoir été intoxiqué par le fond de tomate de la pizza prise au restaurant.

    Le matin j’étais incapable de manger au petit déjeuner, tant j’étais encore nauséeux. En outre j’étais faible et déshydraté, alors même que j’entreprenais une étape de 20 km…

    Il me faut particulièrement remercier la famille Faux: Florence, Julien et leur fils Chani, qui m’ont accompagné pendant 15 km, en prenant soin de moi. J’ai aussi été aidé par une canadienne Josée. Cette fois-ci j’étais bien content de faire partie des « retardataires », et de fermer la marche sans être seul. C’est encore l’occasion de souligner ici l’importance de la solidarité.

    J’ai tout de même visité l’extérieur de la chapelle de Perse, puis la chapelle romane Saint Pierre où je me suis hissé au premier pour admirer les chapiteaux.

    Nous avons généralement suivi le cours du Tarn au delà d’Espalion et avons dû grimper des côtes rudes, surtout pour un homme dans mon état: un vrai calvaire…J’espère être en meilleure forme demain, car j’ai 22 km à parcourir.

    Julien. Chani et Florence Faux à Espalion
    Espalion, son château et son pont vieux
    Chapelle romane Saint Pierre au-delà d’Espalion
    Un des chapiteaux de la chapelle
    Vue panoramique
    Arrivée à Estaing
    Vue d’Estaing depuis le pont

    Saint Côme d’Aubrac à Estaing: 20 km

    Cumul depuis Le Puy:171 km

  • Saint-Chély d’Aubrac à Saint-Côme d’Olt

    Antiphonaire au second balcon de l’église de Saint-Chély d’Aubrac
    Vierge à l’enfant sur le pilier gauche du chœur de l’église
    Elke et moi assis sur les marches de l’église

    Avant de dîner je me suis rendu à l’église pour prier pour mes amis malades qui se reconnaîtront. Je leur dédie ces deux photos de cette église de Saint Chély qui a la particularité de disposer d’un balcon à deux étages.

    J’y ai aussi rencontré Elke, de nationalité allemande, que l’on voit assise sur les marches de l’église à côté de moi, et avec qui j’ai parlé du cancer et de Brigitte.

    Après un excellent dîner préparé par mon hôte Eric, j’ai eu l’occasion d’expérimenter de nouveau mes boules Quies, qui décidément me permettent de passer une nuit, presque paisible.

    Vue de Saint-Chély d’Aubrac et de son pont des pèlerins
    Les vrais vaches d’Aubrac avec leurs yeux au khôl
    Une pervenche
    Un muret de pierres sèches
    Une charrue surgie d’un autre temps
    Vue panoramique
    Une cascade sous la pluie
    Arrivée à Saint -Côme d’Olt
    Les sacs des pèlerins à l’entrée du café

    C’est donc plein d’énergie que je me suis élancé, après un bon petit déjeuner, en direction de Saint Côme d’Olt. J’espérais échapper à la pluie et avait dépassé trois pèlerins au cours des premières montées. Je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de cafés en vue et je comptais au mieux trouver une boulangerie à Saint Côme. Las, dès 10 heures la pluie s’est mise à tomber, quelques gouttes d’abord, que mon coupe vent pouvait supporter. Mais de plus gros nuages venaient vers moi et il fallut se résoudre à enfiler le poncho, mettre le sursac et enfin les guêtres, tout l’attirail du pèlerin avisé. Grâce aux conseils des uns et des autres je suis plutôt bien équipé et sans rien concéder au poids, le premier commandement du pèlerin.

    La ballade s’en trouva moins bucolique, d’autant que sous la pluie les pierres deviennent glissantes et qu’il faut redoubler de vigilance en descente.

    N’ayant à faire que 17 km, je suis arrivé à 11h45, alors que l’accueil est à 15 heures. J’ai pu néanmoins laisser mon sac au Couvent de Malet, où je passe la nuit et aller déguster une énorme pizza en ville. Arrivé le premier dans ce restaurant, certains ayant trouvé refuge en route, quand d’autres ont musardé ou sont partis plus tard; j’ai été rejoint par une jeune femme qui venait faire une retraite au couvent. Deux heures après le bar restaurant était pris d’assaut par les pèlerins comme en témoigne la photo finale.

    Puisque je suis au couvent je vais aller à Vêpres à 18 heures avant de prendre le repas « préparé par les sœurs » à 19 heures.

    Saint-Chély d’Aubrac à Saint-Côme d’Olt : 17 km

    Cumul depuis le Puy: 151 km

  • Nasbinals à Saint-Chély d’Aubrac

    Montée vers l’Aubrac
    Valérie avec laquelle j’ai poursuivi cette étape magnifique dans l’Aubrac
    Au même point de vue avant le col
    Un ancien sanatorium aujourd’hui propriété privée
    En vue d’Aubrac

    Aujourd’hui je crois avoir fait, avec celle d’hier, la plus belle étape de ce pèlerinage, sous le soleil de surcroît.

    J’étais en pleine forme en dépit d’un ronfleur hors catégorie dans notre dortoir. Il nous avait donné un échantillon de son talent au cours d’une sieste; ce qui m’avait conduit à faire l’acquisition de vraies boules quies, les mêmes en produit synthétique s’étant révélées inefficaces. Le résultat n’était pas totalement concluant, mais m’a permis de dormir une partie de la nuit. Premier des 12 occupants du gîte dans la douche, petit déjeuner pris au café et muni de mon pique nique déniché à la boulangerie; je me suis lancé à l’assaut de cette étape. Après avoir rattrapé plusieurs pèlerins au cours de la montée vers le col de l’Aubrac, « presque au pas de course », et rejoint Valérie qui fait plutôt des courses en montagne que le camino, nous sommes arrivés au col pour prendre le café. Nous avons calculé qu’en s’arrêtant une demi-heure, nous serions à Saint Chély à 12h30.

    Le village l’Aubrac
    Des ruines sur un pic volcanique
    Vue panoramique prise en descendant
    Un peu plus bas, ce rocher en contreplongée
    Au détour d’un chemin ce muret charmant
    L’eau cascade à nos pieds
    Arrivée à Saint-Chély et son pont de pierre du XIV ème siècle
    Un endroit idéal pour pique-niquer
    L’église depuis le café

    Notre café pris nous redescendons les 8 kilomètres qui nous séparent de Saint-Chély. La pente est souvent douce et chaque détour du chemin est un émerveillement: murets de pierre moussus, jonquilles, violettes, ancolies, lilas en fleurs, cascades. En outre le vent de l’Aubrac a cessé et le soleil revenu, accentue les contrastes. La pente est régulière, aussi la descente, même dans les

    chemins pierreux, reste agréable.

    Beaucoup d’entre vous m’avaient parlé de l’Aubrac, des étoiles dans les yeux; je comprends maintenant pourquoi et vous recommande de faire cette étape, voire de faire le tour de l’Aubrac. C’est sans doute un des endroits les plus préservés de notre pays.

    Mais toutes les bonnes choses ont une fin, on nous annonce de la pluie pour demain…

    Nasbinals à Saint-Chély d’Aubrac: 17 km

    Cumul depuis Le Puy: 134 km

    Prochaine étape: Saint Chély d’Aubrac à Saint Côme d’Olt

  • Aumont-Aubrac à Nasbinals

    Préparation de l’aligot avant le service
    Très spectaculaire préparation
    Service de l’aligot
    Jean-Paul, le routard du chemin

    Avant de quitter Aumont-Aubrac, je ne peux pas ne pas parler de la ferme du Barry où j’ai passé la soirée et la nuit. En effet la ferme du Barry est une étape indispensable pour le pèlerin de Saint Jacques et tout le monde s’y presse; car la spécialité de la maison est l’aligot et le rôti de beuf de l’Aubrac, bien sûr. Vous pouvez voir sur les photos, voire sur la vidéo, la préparation spectaculaire de ce plat très robotatif: pommes de terre, crème fraîche, beurre, tomme fraîche. Quant au beuf de l’Aubrac, inutile de dire qu’il est délicieux et personne ne s’est fait prier pour reprendre de l’un comme de l’autre.

    En photo Jean-Paul que j’ai rencontré hier soir et qui a fait plusieurs fois le camino et m’a, lui aussi, recommandé le camino frances. Il va d’ailleurs le refaire cette année.

    Chapelle à la sortie d’Aumont-Aubrac
    La Margeride
    Comment préserver la diversité et ne pas se mouiller les pieds
    Le Puy de Sancy au loin
    Vue du haut de l’Aubrac
    Vue panoramique
    Toît en lauzes et petite fontaine en pierre
    Une des étraves du pont de pierre avec croix en fer forgé

    L’étape qui mène le pèlerin d’Aumont-Aubrac à Nasbinals est probablement une des plus belles et c’est pourquoi ceux, qui ne disposent que de quelques jours, tiennent absolument à aller au moins jusqu’à Nasbinals. Le paysage est grandiose et il est possible de voir, à la fois, le Puy de Sancy, d’un côté et les Monts d’Aubrac de l’autre. Et puis ces innombrables murets, construits avec de très grosses pierres, dont on se demande comment nos ancêtres les ont acheminées jusque là et surtout juchées les unes sur les autres. En redescendant vers Nasbinals admirez toutes ces maisons recouvertes de lauzes de forme ronde.

    Cette étape de 26 km est exigeante par sa durée mais la beauté des paysages nous paie au centuple.

    Arrivée à Nasbinals

    Aumont-Aubrac: 26 km

    Cumul depuis le Puy: 117 km

    Demain direction Saint Chély-d’Aubrac

  • Saint Alban sur Limagnole à Aumont-Aubrac

    Calvaire à la fin de la première montée
    Vue du paysage depuis ce point de vue
    Nouvelle montée parmi les racines des arbres
    Un joli chemin sablonneux
    Où parfois aboutissent les chapelets et autres coquilles
    Cathy et Noreen (mère et fille)

    Encore une petite étape aujourd’hui (15 km), tout de même plus vallonnée que l’étape précédente. Certains ont parcouru les 28 km de La Sauvage à Aumont-Aubrac, mais je ne regrette pas de m’être arrêté à Saint Alban sur Limagnole car j’ai enfin pu dormir…

    Aujourd’hui j’ai essentiellement marché seul et ne suis pas resté longtemps avec ceux que j’ai rencontrés, car nous n’allions pas au même rythme. J’ai ainsi rejoint Lionel, qui est un des premiers à aller jusqu’à Saint Jacques, deux allemandes, puis Cathy et Noreen qui sont parties du Puy dimanche comme moi. Elles voyagent ensemble mère et fille et s’entraident de façon admirable.

    À l’exception d’une côte assez longue et précédemment d’une autre dans une ravine, dont on se dit qu’elle doit être inondée par temps de pluie, cette partie du chemin est assez allante.

    Arrivé à Aumont-Aubrac, j’ai pris possession de ma chambre ou plutôt du dortoir, assez vétuste et muni d’une petite salle de douche.

    J’ai bien fait de prendre une chambre simple hier…

    Saint Alban sur Limagnole à Aumont Aubrac: 15 km

    Cumul depuis le Puy: 91 km (officiel)

    Demain direction Nasbinals

  • La Sauvage à Saint Alban sur Limagnole

    Dîner à La Sauvage
    Étoile de Compostelle
    Départ de La Sauvage

    Effectivement le dîner était à la hauteur de la réputation de l’établissement tenu par des agriculteurs et composé de produits de la ferme. Nous avons eu droit à un petit discours de notre hôtesse, très émouvant, sur la nécessité de promouvoir et de préserver la diversité du terroir et partant les paysans.

    Après une nuit fraîche, j’ai laissé La Sauvage vers 8h30 et ai repris seul ma marche vers Saint Alban sur Limagnole.

    La Chapelle Saint Roch
    Dito´
    Nous voici en Lozère et en Occitanie
    Rencontre, au café roulotte, de Bénédicte

    Au bout de quelques kilomètres j’arrive à la Chapelle Saint Roch, qui constitue la première étape identifiée dans mon application « Buen Camino ». Une roulotte avec café, sandwich, etc., est opportunément installée à cet endroit, précisément au moment où on se dit qu’on prendrait bien un café, le plus souvent sans pouvoir satisfaire son envie!

    C’est là que j’ai rencontré Bénédicte qui venait de Chanaleilles et surtout se dirigeait vers Aumont-Aubrac, soit 33 km. Nous avons avalé ensemble les 13 km en très peu de temps, si bien que j’étais à Saint Alban à 11h30.

    Le chemin depuis La Sauvage est très agréable, large avec peu de montées et tapissé d’épines de pin ou de terre sableuse. Des paysages magnifiques, comme en témoignent ces photos. Un vrai bonheur et un sentiment de liberté d’autant que le soleil continue de nous accompagner.

    Et enfin, après un après-midi de détente, arrivé à Saint Alban sur Limagnole, la perspective d’une chambre pour moi tout seul et le dîner en compagnie de mon hôtesse, puisque je suis son seul jacquet ce soir.

    Demain départ pour Aumont-Aubrac.

    La Sauvage à Saint Alban sur Limagnole: 13 km

    Depuis le Puy: 76 km

    Chemin tapissé d’épines de pin
    Paysage de Lozère
    Église de Saint Alban sur Limagnole
    Château de Saint Alban sur Limagnole
    Vue du château
  • Saugues à La Sauvage

    Petit exercice d’étirement avec Charlotte
    Charlotte, Marie-Charlotte et Dominique
    Exercices

    Départ à 8h30 après un excellent petit déjeuner et un passage à la boulangerie pour prendre un pique-nique.

    Je redémarre seul, sans me tromper cette fois et rejoint successivement Christine puis Isabelle avec lesquelles je chemine un moment; puis Mario, à la peine avec un de ses pieds. J’arrive ainsi à la hauteur de Charlotte, que j’ai rencontrée au Puy. Nous nous arrêtons prendre un café avec une vue magnifique sous un soleil d’été.

    L’étape étant courte (19 km environ), nous décidons de marcher jusqu’à 13 heures pour prendre le temps de pique-niquer tranquillement et de repartir pour être à 15 heures à La Sauvage. Après le repas nous faisons des étirements sur un tapis d’herbe et c’est là que nous rencontrons Dominique et Marie-Charlotte (mère et fille). Cette dernière m’enseigne d’autres étirements, notamment pour débloquer mon bassin.

    Nous repartons ensuite entre petits ruisseaux et paysage de causses car le climat de l’Auvergne en Gevaudan est différent de celui du Puy. C’est d’ailleurs tout le charme de la France de disposer d’une telle variété de micro régions différentes, bien que très proches les unes des autres.

    Puis, loin de tout, surgit La Sauvage, magnifique domaine templier que vous voyiez sur la dernière photo. Je suis de nouveau, comme hier, en chambre double que je partage avec Elodie, quand hier j’étais avec Frédéric.

    Le bord du chemin
    Un petit ruisseau qui cascade
    Demeure templière

    Je vous quitte pour aller dîner, d’autant que la table, tenue par des agriculteurs, est réputée. Je vous en reparlerai demain.

    Bonne soirée

    Étape: 19 km

    Cumul: 63 km (sans compter la bévue!)

    Prochaine étape La Sauvage à Saint Alban sur Limagnole

  • Départ de Saint-Privat d’Allier vers Saugues

    Chapelle de Rochegude
    Le début de la descente vers Monistrol d’Allier
    Début de la grande côte de 4 km et 400 m de dénivelé
    Vue panoramique presque en haut de la côte
    Aux 7 derniers km devant un calvaire et une Vierge en compagnie d’Ombelline et Christian

    En dépit des deux cachets de Doliprane j’ai compté toutes les heures de la nuit, alors que le dortoir était éteint à 20h15! Aussi j’appréhendais cette deuxième journée de 20 km, réputée difficile en raison de ses dénivelés positifs de 700 m et négatifs de 700 m.

    Or, ceux qui me connaissent savent que je suis distrait et n’ai pas le sens de l’orientation. Bien que le fléchage soit très bien fait, j’avais pris l’habitude de voir des flèches vertes au sol en même temps que les panneaux de Compostelle. C’était bien sûr une coïncidence… Toujours est-il que j’ai pris une de ces flèches au lieu de poursuivre ma route et ai fini par me perdre, en confondant deux communes (vaguement ressemblantes par leur nom: Montbonnet et Monistrol)

    C’est là que j’ai rencontré Ombelline et Christian, qui venaient de

    Montbonnet et qui m’ont annoncé que j’étais près de …Saint-Privat d’Allier, que j’avais quitté presque deux heures plus tôt. Autrement dit j’allais recommencer la même route, avec la même descente et faire 30 km au lieu de 20!

    Me seule satisfaction après le « coup de mou » a été, a posteriori, de constater que j’avais la forme, après une courte nuit. Ma vrai satisfaction était en fait de faire la connaissance de mes « ange gardiens » Ombelline et Christian.

    Nous avons eu le temps en arrivant vers 16h15, de trouver de l’argent, de boire une bonne bière et d’aller acheter de la pommade Saint Bernard.

    Ombelline et moi
    Arrivée à Saugues
    Son église
    Son poilu qui tient un fusil mitrailleur et non un fusil Lebel. Ce fusil mitrailleur a été inventé par l’arrière grand père de Virginie Debut , née Chauchat.

    Revenons maintenant à cette étape magnifique mais exigeante en raison du dénivelé positif, voire négatif (sans parler de celui que j’ai fait par ma bévue). C’est une des plus difficiles du chemin, surtout avec un sac à dos et sous un soleil de plomb, d’Avril! Mais quels paysages magnifiques en ce début de printemps; et puis cette sensation de revenir un peu à l’état de nature quand on transporte sa maison sur son dos. Souffrance,dénuement, solidarité, liberté, joie simple, hospitalité. Une rencontre se passe de fioritures quand on est chacun revenu à l’essentiel tant physiquement que psychologiquement. Une rencontre d’un jour est importante, même si elle est sans lendemain.

    Prochaine étape La Sauvage

    Km parcourus: officiellement 44

    Officieusement: 54

  • Le Grand départ

    L’escalier ventral de la cathédrale s’ouvre
    L’envoi ou l’envol
    Petite chapelle près de Saint Privat d’Allier
    Arrivée à Saint Privat d’Allier

    Ça y est, après la messe donnée à 7 heures dans la cathédrale du Puy, l’escalier ventral nous ouvre littéralement le chemin qui est une longue succession de marches en descente, suivie d’une très longue montée.

    Le paysage est de pierres et je suis en compagnie de Mario, 61 ans et Morgane, 36; tous deux très bons marcheurs: tour du Mont Blanc, trails, etc.

    C’est la première fois, mais pas la dernière, que je fais autant de km dans la même journée. Le paysage est magnifique et le parcours varié, mais il faut avancer… une première halte pour prendre deux cafés après un grand tiers du parcours; puis une seconde à 7 km de la fin vers 13 heures pour pique-niquer. Nous ne nous accordons qu’une demi-heure pour être à 15 heures à destination. Je suis d’ailleurs le premier à mon gîte. Aussi suis-je moulu de partout; d’autant que ce périple de 24 km se termine par une longue descente très caillouteuse et éprouvante.

    Me voilà dans mon nouveau dortoir en espérant qu’il n’y aura pas de ronfleur comme la nuit dernière. Je suis d’ailleurs dans un coin du dortoir étant le seul homme de cet étage.

    Belle vue depuis le haut de Saint Privat d’Allier
    La chapelle de Saint Privat d’Allier
    Et l’intérieur

    Demain direction Saugues, environ 20 km.

    Bonne soirée à tous

  • Jour J

    La cathédrale
    La Vierge Noire
    Monter à la Vierge
    Saint Jacques
    Le Rocher Saint Michel
    Depuis le rocher
    La Chapelle du rocher Saint Michel

    Voici quelques photos qui vous feront sans doute envie de faire ou de refaire cette célèbre voie du Puy.

    Je vous recommande aussi de prendre le temps de visiter le Camino, sorte de musée scénographie du chemin depuis le Puy jusqu’à Santiago. On y trouve tous les témoignages sur le silence, la souffrance, l’espérance, la joie, l’hospitalité, etc.

    En guise d’exercice, je suis monté dans le Vierge et ai fait l’ascension du rocher, avant de refaire pour la troisième fois celle de la ville haute où je loge.

    Je suis aussi allé à la rencontre des hospitaliers, ai acheté ma credencial et ai enfin rencontré Rémy qui m’a offert un dizainier.

    Il m’avait entendu répondre aux hospitaliers que j’hésitais entre le Camino Frances et le Camino del Norte et m’a dit qu’il avait fait dix fois le premier et une ou deux fois l’autre mais que, si j’avais la foi, il ne fallait pas hésiter à faire le premier.

    Ce signe vient après le cadeau de ma belle-fille Julie du livre « le Pèlerin de Compostelle » de Paolo Coelho.

    À méditer en chemin.