Vientiane à Luang Prabang – 24 novembre 2025

Mon hôtel de Vientiane
En train pour Luang Prabang
À travers les vitres du wagon
Wat Visoun à Luang Prabang
Son Stûpa
Le temple et bouddha
Les bouddhas dont la position des mains sollicite la pluie

Je vous passe sous silence mes tractations jusque tard dans la soirée d’hier, pour obtenir mon billet de train, sans parler de mes inquiétudes quant à trouver, à des conditions raisonnables un taxi ou Tuk-tuk pour aller à la gare distante de 12 km… ; le suspense a duré une partie de la soirée et n’a pris fin réellement que quand j’ai fait comprendre ce matin à la guichetière, que mon bout de papier devait trouver son répondant dans son ordinateur, sous une forme numérisée.

La gare de Vientiane a été construite récemment par les chinois et relie Vientiane, à toute allure, à Luang Prabang, mais aussi à la Chine bien sûr. Aussi parti à 9h50, j’étais arrivé à 11h30. À l’arrivée j’ai demandé à plusieurs touristes s’ils ne voulaient pas partager un taxi pour négocier le prix de la course. Chacun s’y est retrouvé car notre chauffeur a réussi à entasser 13 personnes avec armes et bagages. Après avoir trouvé, non sans mal mon hôtel, bien caché dans une petite rue, dégoté une gargote pas chère pour manger, j’ai fait un premier tour de piste assez sérieux des trésors que renferme Luang Prabang.

Luang Prabang est entourée de collines boisées et se trouve au confluent du Mékong et de la rivière Nam Khan, qui se dirige vers le Vietnam et dont nous reparlerons. L’ancien nom de Luang Prabang est Jawa qui signifie entourée de jungle ou d’eau. Son nom actuel depuis 1491, qui signifie littéralement grande statue d’or sacrée; elle le doit à la venue deux ans auparavant d’un grand bouddha d’or. Elle devint capitale du royaume du Laos jusqu’en 1563, date à laquelle elle fut remplacée par Vientiane.

Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, elle bénéficie d’un soutien international important, en contrepartie duquel lui sont imposées des contraintes architecturales, qu’elle assume à peu près, en dépit de l’appétit des chinois.

Je reviendrai sur l’importance de la présence de l’architecture française dans un second temps.

J’ai donc commencé mes visites par celle du Wat Visoun, car c’est le plus proche de mon hôtel, en se dirigeant vers la péninsule. C’est le plus ancien temple de la ville puisqu’il a été construit au XVIème siècle, mais a été presque entièrement reconstruit en 1898. On peut y voir le bouddha en méditation et tout autour des bouddhas en bois, dont beaucoup ont les bras « ballants »; en réalité ce geste signifie qu’ils appellent la pluie.

Ascension du Mont Phousi
Ascension du Mont Phousi
Empreinte du pied de bouddha
Vue du Mont Phousi
Stûpa couronné d’or
Modeste sanctuaire

Sans doute étais-je nostalgique des nombreuses volées de marches que j’avais gravies naguère, aussi n’ai-je pas raté l’occasion de faire l’ascension du Mont Phousi, dont la vue est extraordinaire, parole de Routard. Il faut en effet gravir au moins 400 marches pour admirer la vue de ce mont, couronné d’un Stûpa revêtu d’or. Elle en vaut d’autant plus la peine, car c’est l’occasion de comprendre l’origine du mot Jawa, nom ancien de Luang Prabang. D’un coté en effet la vue donne sur des collines boisées et de l’autre sur le Mékong.

La rue principale de Luang Prabang
Wat Mai
Détail de l’entrée du temple
Intérieur du temple

En allant au bout de la péninsule pour voir le Mékong, je m’arrête pour admirer le Wat Mai qui a été construit entre la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècle; temple du patriarche suprême, il porte aujourd’hui celui de président des moines; c’est là aussi qu’est exposé le bouddha d’or à la vénération des fidèles. On voit aussi sur les portes les principaux animaux du pays dont les éléphants.

Beau bâtiment colonial
École maternelle, écrit en français
Panneau
Autre exemple de maison coloniale
Autre exemple
Autre exemple
Dernier exemple
Entrée du Wat Xieng Thong
Chapelle et char funéraire du roi Sisavang Von
Détail de la porte d’entrée
Le char funéraire
La chapelle du bouddha sacré
Chapelle du bouddha couché
´Mosaïques de verre d’inspiration japonaise
Bouddha sacré

Presque au bout de la péninsule et après bien d’autres temples, que je visiterai peut-être demain, se trouve le Wat Xiang Thong. Il faut aller le chercher au détour d’une rue et après un assez grand nombre de marchands « du temple »! Cet ensemble d’édifices sacrés est le plus important de Luang Prabang d’où mon choix pour ce premier jour. Il a été construit en 1560 à la mémoire de Tao Chanthaphanith, élu, d’après la légende, roi de Luang Prabang. On commence la visite par la chapelle qui abrite le char du roi Sisavang Vong, qui contient son urne mais pas ses cendres.

Ensuite on entre dans la chapelle du bouddha sacré, avec ses pans de bois qui descendent presque jusqu’à terre. Enfin on peut voir la chapelle qui abrite le bouddha couché ou chapelle rouge.

Comme promis et fidèle à mon fil rouge, vous verrez un certain nombre de maisons coloniales; elles sont en très grand nombre à Luang Prabang et en très bon état.

On quitte le débarcadère
Le soleil commence à se coucher
Une jonque passe que je saisis
Le début du coucher du soleil

En ressortant du temple de Xiang Thong, on se trouve au bord du Mékong. Le coucher du soleil est prévu dans moins d’une heure, aussi est-on tous assaillis de pilotes, qui veulent nous vendre une petite croisière en bateau sur le Mékong au coucher du soleil. Le prix en groupe est raisonnable mais il n’y a jamais de groupe. Me tenant à ce tarif et après avoir refusé les autres offres, il se trouve un marin pour accepter de me faire faire ce périple aux conditions d’un groupe, mais pour moi tout seul. C’est un petit bateau, mais j’ai toute liberté de prendre mes photos sans être gêné par quiconque, à l’exception des autres bateaux. En réalité il s’est montré habile et j’ai pu faire, comme vous pourrez en juger, vidéos et photos à volonté.

Coucher de soleil

À demain pour d’autres aventures.

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