Luang Prabang – 2ème jour – 25 novembre 2025

Temple du Bouddha d’or dans l’enceinte du Palais Royal Museum

J’avais prévu de visiter ce matin le Musée Royal et ancien Palais Royal, où comme à Phnom Penh les photographies sont interdites. À Phnom Penh, seules les photographies des collections royales et de la salle du trône sont interdites; ici en revanche les photographies de l’intérieur du temple comme du musée sont interdites… Moyennant quoi vous serez soulagés de toute photo, car j’ai même oublié de vous faire une photo du palais!

Je suis entré dans le temple et n’ai pas réalisé qu’ici se tenait le bouddha d’or, c’est dire. À ma décharge, mon guide du Routard m’en a parlé à plusieurs reprises et j’en ai vu plusieurs et de toutes tailles en or ou recouverts du précieux alliage. En outre, les laotiens ont une telle phobie d’être volés, que je ne serais pas surpris que ce soit une copie. On se console comme on peut de ne pas posséder d’image, nous qui ne pouvons plus nous en passer. Ce qui est sûr, c’est que l’intérieur de ce temple regorge d’or et que le bouddha est entouré de tambours en bronze, pour la guerre et pour la pluie, et de défenses d’éléphant sculptées.

Vous aurez également zoomé la façade dorée sur laquelle figure, sur la partie principale comme sur l’imposte, bouddha bien sûr.

Arrivé au musée palais, je suis refoulé car je suis en short; un short sobre qui arrive au genou, mais un short. Je suis dirigé vers le palais de la danse où on me fournit, moyennant 10000 kip, une sorte de pantalon/survêtement avec lequel je peux faire la visite; ayant laissé à la consigne mes sacs à dos et sac ceinture.

Ce musée, installé dans ce Palais Royal, construit entre 1904 et 1909 sous le protectorat français, comporte 8 salles et un couloir. La salle par laquelle commence et se termine la visite est la salle dite du Protocole, où l’on voit le trône du moine suprême devant celui du roi, pour rappeler la hiérarchie, même dans le Royaume. On traverse ensuite la Salle de réception du roi, décorée de fresques murales par un français, Alix de Fautereau en 1930 et qui représentent des scènes de la vie laotienne. Dans le couloir se trouvent des tambours de bronze datant de 600 à 1000 ans, destinés à rassembler les soldats ou appeler la pluie. Ensuite la salle du trône, dans laquelle on peut voir, outre le trône, dans les vitrines des sabres des gardes du roi, des statuettes de bouddhas des XVIème et XVIIIème siècles, etc. J’ai reconnu mes sabres, mais n’ayant pas de photo, je ne sais pas s’ils sont laotiens ou khmères, ou les deux, sachant que j’en possède 3 dont un à deux mains. Je me rends compte, à la suite de mes deux visites de palais royaux, que j’ai la chance de disposer de très belles pièces. Je n’en avais pas conscience, d’autant que ces sabres, comme les instruments de musique ou le grelot d’éléphant, voire le bouddha, m’ont été donnés directement par ma grand-mère, avec laquelle j’entretenais une relation privilégiée.

On voit en passant la bibliothèque du roi, dans laquelle il n’y a d’ailleurs rien d’intéressant! Dans le couloir on peut voir des cachets royaux en ivoire, en forme de Stûpa, comme j’ai eu l’occasion d’en parler en évoquant ceux qui se trouvent chez moi. On passe ensuite devant la chambre de la reine, puis celle du roi; qui sont meublées et décorées très sobrement. Dans le couloir on peut voir les costumes du roi et de la reine et les décorations du roi. Dans la chambre des enfants se trouve une collection d’instruments de musique, ainsi que des costumes de danseuses. La salle à manger est également très sobre et une grande place est faite aux vases et porcelaines de Sèvres; ce qui montre l’attachement de la famille royale à la culture française. Enfin dans la salle de réception sont rassemblés tous les cadeaux reçus des différents pays où a été reçue la famille royale au cours des différents règnes.

J’ai oublié d’aller voir les automobiles et j’espère que vous voudrez bien m’excuser.

Heuanchan historic House
Intérieur de la maison
Poignard laotien
Porte feuilles à bétel
La malle dans un coin de la chambre
Violons laotiens
Coussins installés sous la maison
Tenue de cérémonie
La table est mise
Thé au citron glacé offert avec l’entrée
Salon de jardin

Pour vous changer des temples, j’ai décidé de visiter cette belle maison en bois sur pilotis, construite en 1900 et qui fait aussi office de musée de la vie laotienne. Cette visite est très intéressante car elle permet de comprendre comment vivaient autrefois et parfois encore aujourd’hui les laotiens: objets usuels de la table ou de réception, vêtements. Ainsi j’ai retrouvé un porte bétel en argent qui ressemble aux deux que je possède. le poignard ressemble à mes sabres et même la malle est sensiblement la même que celle qui aujourd’hui rassemble les jeux de société de la famille. Notez qu’encore aujourd’hui les laotiens, comme les cambodgiens, se réfugient sous leur maison pour se rafraîchir.

Vue de la rivière Nam Khan
Autre vue
Wat Pakhé
Panneau des danseuses
Panneau des Hollandais
Internat Primaire (en français)

En allant visiter un dernier temple le Wat Pakhé, j’ai longé la rive de la rivière Nam Khan, qui coule aussi à Luang Prabang et devrait pouvoir nous conduire jusqu’à la frontière vietnamienne. Mais ce n’est plus le cas et il me faudra prendre le bus.

Le Wat Pakhé, temple du XVIIIème siècle qui possède une belle porte dorée dont la partie gauche représente des hollandais, premiers visiteurs de Luang Prabang. À l’intérieur des fresques sont très effacées et elles étaient photographiées quand je m’y trouvait; dans quel but, je l’ignore.

Demain j’ai finalement décidé de quitter déjà Luang Prabang pour me diriger en bateau lent (8 heures) vers Pakbeng et visiter une réserve d’éléphants.

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