


La distance est longue pour aller de Thakhek à Vientiane, capitale du Laos; aussi il m’a fallu plus de 7 heures de bus hier pour y parvenir. Une fois à destination, il reste à se rendre au centre de la ville, car l’arrêt de bus se trouve à 10 km. Heureusement, j’ai pu partager avec d’autres touristes un grand tuk-tuk à un prix raisonnable. La nuit tombant peu après 17h30, il ne me restait qu’à prendre possession de ma chambre et faire un tour proche pour ne pas avoir à chercher mon chemin la nuit. Non pas que ce soit impossible avec un GPS, mais c’est tout de même plus facile de jour. Tout au plus ai-je pu voir le That Dam ou Stûpa noir, qui se trouve très près de mon hôtel et cette première maison coloniale qui m’a paru être une maison de retraite; très bien placée d’ailleurs.
Vientiane a été complètement détruite par les Siamois, les Thaïlandais d’aujourd’hui et ce sont les français, qui à leur arrivée à la fin du XIXème siècle, l’ont entièrement reconstruite. Il reste, bien sûr, des vestiges de la présence française, d’autant que la ville a défini une zone de protection du patrimoine; toutefois il ne faut pas s’en exagérer les effets. Certains bâtiments publics, des banques ou des hôtels se sont installés dans les plus grands bâtiments; d’autres, plus modestes, sont en très mauvais état ou ont été, d’ores et déjà remplacés par des bâtiments neufs, qui ne sont pas souvent des grands buildings. C’est un mélange de bâtiments, tels qu’on en trouve partout et d’autres, neufs, qui s’inspirent de l’architecture coloniale et sont pourtant neufs.









Après ce tour d’horizon de l’architecture coloniale , revenons à mon programme de visites de temples pour ne pas changer. D’abord le Wat Sisaket, le seul qui n’ait pas été détruit par les Siamois, car de style siamois, et qui est donc, bien que de 1818, le temple le plus ancien de la ville. Vous ne verrez pas l’intérieur car les photos sont interdites. On y voit notamment des bouddhas anciens, sans que la collection présentée revête un caractère exceptionnel. En revanche les galeries tout autour du sanctuaire, renferment des quantités de bouddhas, souvent anciens. Ils se présentent dans des attitudes, dont chacune a sa signification. Par exemple, pour le plus courant; le bouddha en tailleur à la main gauche, ouverte vers le ciel qui repose sur le mollet replié de sa jambe droite et sa main droite, posée à l’endroit, presque au niveau du genou de la même jambe (Voir la photo).





De là je me suis dirigé vers le Wat Ho Phra Kéo Museum dont on ne peux pas photographier les collections de bouddhas… Vous n’en verrez que le temple pour mémoire!

De même que vous n’apercevrez qu’à travers les grilles la résidence du président…

J’ai visité ensuite le Wat Ong Teu, puis le Wat Inpeng et enfin le Wat Haysok. Le premier renferme le plus grand bouddha en bronze de Vientiane, le second pour sa façade richement décorée et le dernier pour sa toiture à 5 pans.





Pour ne pas vous laisser sur votre faim, je suis aussi allé voir le Wat Simuang, qui est le temple préféré des habitants de Vientiane, car il abrite le Lak Muang, où pilier tutélaire. Selon la légende, cette lourde pierre, aurait été plantée en terre en écrasant une jeune femme enceinte, qui se serait offerte en sacrifice….En fait il s’agirait plutôt d’une ancienne borne khmère autour de laquelle a été construit un temple au XVIème siècle, lequel, détruit par les siamois, a été reconstruit en 1915. C’est aujourd’hui le temple de la chance et de la divination, d’où sa popularité.

Demain départ en train pour Luang Prabang, capitale historique du Laos et temple des temples…
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