






Comme prévu, à 9 heures, mon chauffeur m’attendait pour un périple dans Les Karsts de Khammouane, à défaut de faire la fameuse boucle du même nom.
Les Karsts proviennent d’un phénomène géologique, qui par la dissolution des roches, a donné aux collines ces formes particulières et surtout, est à l’origine de nombreuses grottes, dont certaines sont spectaculaires, même pour nous périgordins!
En guise de mise en bouche, nous avons d’abord visité le temple Wat Pha That Sikhottabong, qui se trouve au sud de Thakhek. C’est un temple au plan classique, comme il en existe tant au Laos; sauf que son stûpa renferme une relique de Bouddha. Il aurait été érigé entre le VIème et le VIIIème siècle, été restauré une première fois au XVIème siècle et enfin surmonté d’un bourgeon de lotus en 1950. Tel qu’il est, on a le sentiment qu’il est, on ne peut plus récent; de même que je me demande ce que peut être une relique de Bouddha! Admirez le plafond du temple doré à la feuille d’or et méditez sur le sort de ces enfants moines, qui jouent au bord du fleuve, comme tous les enfants et auxquels un moine adulte commande de rentrer.







Nous nous sommes ensuite dirigés vers la grotte à l’éléphant, qui porte ce nom car il s’y trouve une concrétion qui fait penser à un éléphant. À vrai dire, autant le site est agréable, autant il est difficile, sans un guide de trouver le dit éléphant. J’avais rejoint un groupe de jeunes françaises qui le cherchaient en vain. Finalement, c’est mon chauffeur qui me l’a montré; il faut en effet être très observateur pour le trouver, d’autant qu’il se trouve dans un dégagement à droite et derrière le grand bouddha.






Le troisième site où nous nous sommes rendus, est une grotte, d’une assez belle dimension et sur la rivière souterraine de laquelle, moyennant 2 millions de kips, on peut naviguer, je ne sais sur quelle distance! Comme vous pouvez le voir, les escaliers en béton très apparents et le choix de lumières de couleur violette, nuisent au charme certain de cette grotte.



Il existe un endroit charmant pour s’arrêter sur cette boucle de Khammouane, surtout quand on se trouve en scooter et qu’on a avalé beaucoup de la poussière de ces routes, dégradées et très sèches en cette saison. Les bords de la rivière sont aménagés de paillotes assez naturelles, chacune dotée de bancs et d’une table, où on peut se rafraîchir et se restaurer. Ce n’était pas encore le moment pour moi, aussi ai-je repris la route. Personnellement j’y ai plus vu une rivière qu’un lac, mais c’est le guide du Routard qui le présente ainsi.




Cette grotte du bouddha vaut plus pour les paysages que réserve l’ascension vers celle-ci, que pour la grotte elle-même. En effet, cette dernière est entièrement vouée au culte de bouddha, au point que le sol, comme une partie des murs et concrétions, sont couverts de tapis et tentures; sans oublier gong, bouddhas en nombre et offrandes de toutes sortes. Alors que je m’étais agenouillé, non pour prier, je l’avoue, mais pour photographier les bouddhas, on m’a intimé l’ordre de n’en rien faire. C’est donc en me retirant et d’en haut, qu’en bon français, j’ai pris ce cliché. Je voulais prendre le bouddha principal et les plus petits, qui ressemblent à des bouddhas que nous possédons dans notre famille. En zoomant on peut distinguer la silhouette du bouddha principal au milieu et en dessous de la rambarde jaune qui barre ma photo.










Présenter la grotte Paseum à des habitants du Périgord, le lieu par excellence des grottes de toutes sortes, semble bien téméraire. Même si les photos peinent toujours à restituer la beauté des lieux qu’on visite, que le choix des éclairages semble desservir certains ensembles, j’avoue que j’ai été subjugué par la beauté et la variété des stalactites et stalagmites qui ornent cette grotte.
Il y a tant de pièces extraordinaires, une telle densité de grandes stalactites, d’une finesse et d’une délicatesse exquise; un nombre de concrétions dont les formes sont inédites, que l’on reste bouche bée et que l’on pardonne les imperfections de la mise en scène.





Le site possède un autre atout, je veux parler de son lac majestueux, que l’on peut admirer du haut d’un point de vue, aménagé dans le rocher qui lui fait face. Je n’ai pas pu choisir dans mes photos, aussi vous les ai-je presque toutes mises.
Demain je pars de Thakhek, pour me diriger vers Vientiane, la capitale du Laos.

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