Savannakhet à Thakhek – 20 novembre 2025

Le bus se remplit de marchandises
Nous roulons la porte ouverte
Le paysage change, il y a plus de forêts
Mais toujours des travaux

Mon bus était prévu à 8 heures ce matin, aussi étais-je arrivé assez tôt pour prendre mon petit-déjeuner, plutôt succinct, préparer mes bagages, commander mon tuk-tuk, pour arriver une demi-heure avant à l’arrêt du bus . La nuit a été plutôt fraîche, non pas en raison d’une baisse drastique de la température, mais plutôt à cause d’un vent violent qui s’insinuait dans les infractuositées des constructions faites de briques, de bois et de tôles. C’était au point que j’ai enfilé dans la nuit mon coupe-vent et placé mes serviettes de bain sur mon drap housse, en guise d’édredon! Inutile de dire que je n’avais pas mis la climatisation.

Ce matin le vent s’était calmé et il faisait meilleur; le coupe-vent restait de circonstance puisque je me trouvais en tuk-tuk, de surcroît en position perpendiculaire au chauffeur, donc en plein vent. Parvenu à destination, je me dirige vers la caisse, à défaut d’une hôtesse à la disposition des voyageurs munis de billets. Celle-ci n’entendait pas l’anglais mais semblait me dire que mon billet numérique ne lui convenait pas. Elle m’a néanmoins indiqué le bus et j’ai montré mon billet au chauffeur que cela n’avait pas l’air de préoccuper. D’ailleurs j’ai vite compris, qu’il y avait plus de marchandises à charger que de passagers. Par la photographie que j’ai prise, vous pouvez juger du nombre de caisses chargées et de l’absence de voyageurs. Et pour cause j’étais le seul passager en dehors du conducteur et de son adjoint. Nous sommes enfin partis, porte ouverte, sans doute pour plus de facilité. En effet, l’autobus s’est encore arrêté deux fois pour monter des sacs et des colis, puis enfin pour permettre à mes pilotes de s’acheter à manger, auprès des nombreuses gargotes qui jalonnent le parcours. Au fil du temps, d’autres passagers sont montés, d’autres descendus et nous sommes arrivés à Thakhek, deux heures avant l’horaire annoncé sur mon billet; conformément à ce que m’avaient dit les habitués de la ligne, surpris à l’annonce de la durée de mon voyage. Le conducteur a demandé à chacun de payer, aussi ai-je ressorti mon billet numérique avec son QR code, bien incongru dans la circonstance. Mon chauffeur était aussi surpris que perplexe devant mon billet; mais décidé à ne pas payer deux fois, j’ai insisté avec assurance sur le fait que c’était payé.

Il me restait à négocier, pied à pied, le montant de ma course en tuk-tuk et me voilà dans mon hôtel de Thakhek où j’attends que ma chambre soit prête. J’en profite donc pour visiter le centre et me restaurer.

L’hôtel Inthura, mon hôtel
Groupe de maisons coloniales
Autre exemple
Autre exemple
Ensemble de maisons coloniales
Bâtiment administratif (panneau en français)
Stûpa ancien du temple
Le temple et une petite gargote. En zoomant vous verrez un chapeau pointu traditionnel

Dernière nouvelle, en rentrant pour réserver bus et chambres à Vientiane, je viens de me rendre compte, que mon fameux billet numérique était pour le 22 novembre; j’ai oublié de corriger la date que le système propose…Autrement dit j’ai fait un voyage gratuitement et avec aplomb; je suis curieux de savoir combien j’aurais dû payer ce carrosse! Certainement moins cher que le billet qui ne me servira jamais, car j’économise les frais d’annulation.

Thakhek est surtout connue pour sa boucle des karsts de Khammouane, Road trip que l’on fait en moto en 3 jours au moins. N’ayant toujours pas la vocation de la moto, ni le temps de passer 3 jours dans cette région, j’ai négocié de nouveau un van avec chauffeur pour faire en une journée les centres d’intérêt les plus proches de Thakhek. Je dois faire des choix, car il me reste Luang Prabang, très important au plan culturel et le nord, avant de rejoindre le Vietnam. D’ailleurs je n’aurais pas trop de temps restant pour le Vietnam. Je pense qu’il me faudra trancher et peut-être revenir…

Aussi aujourd’hui j’ai pris en photo quelques demeures coloniales, dont mon hôtel, le temple qui renferme un stûpa ancien, mais pas extraordinaire, le Mékong qui sépare le Laos de la Thaïlande et pour finir un coucher de soleil sur le Mékong et une vidéo de la tour (où minaret) depuis laquelle un jeune bonze, qui m’avait salué auparavant, frappait en cadence le gong.

Coucher de soleil sur le Mékong
Le petit bonze frappe le gong en cadence

À demain

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