

















Revenons donc à hier soir où plusieurs d’entre nous avaient choisi de dîner à l’auberge. À en juger par le parfum de la cuisine, qui chatouillait agréablement mes narines, l’hôtesse savait cuisiner. Cela s’est d’ailleurs vérifié, alors même qu’elle nous avait donné le choix entre deux entrées et deux plats de résistance.
Il y avait là trois dames qui voyageaient ensemble, une quatrième qu’elles avaient rencontrée, toutes quatre françaises, un couple de coréens et moi. Nos hôtes nous offraient aussi sangria et vin rouge. Et cerise sur le gâteau, ayant appris que c’était mon anniversaire, mon hôtesse est arrivée avec mon dessert surmonté d’une bougie. Mon blog lui s’est invité au dîner et j’ai désormais plusieurs lectrices supplémentaires. Mais la plus grande difficulté a été de traduire le nom du site en coréen, car ces derniers étaient très intéressés à le connaître. J’avais déjà vu ma prose en espagnol, voilà désormais qu’elle est en coréen. D’ici qu’elle devienne « virale » en Corée, il n’y a qu’un pas dit-on…En tout cas j’ai appris à un coréen que l’engouement des coréens pour Compostelle était dû à une série télé, ce que manifestement il ignorait. Ce qui indique que c’est désormais le bouche à oreille qui crée l’affluence des pèlerins de ce pays.
Je ne vous parle pas de ma nuit, toujours agitée: des retardataires, des allers et venues nocturnes et autre bruits de porte et de chasse d’eau; la routine. Les retardataires en ont été pour leurs frais car ils ont été réveillés à 5h30 par votre serviteur, toujours matinal car l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ; mais surtout pour arriver en tout début d’après-midi.
Je suis parti avec le couple de coréens qui, comme moi, se lève tôt, mais surtout qui semblait ne plus dormir depuis un moment. L’intimité est toute relative en dortoir!
Vous allez me trouver moins dithyrambique qu’hier, mais marcher la nuit sous la bruine en sortant d’une ville, puis emprunter des bords de route, voire la route, ne porte pas à l’émerveillement. D’ailleurs, si je n’étais pas si pressé de partir avant l’aube, j’aurais pu assister au passage de la Vuelta dans un des villages traversés. C’est que m’a dit un pèlerin de la Sarre avec qui j’ai dîné avant hier soir.
En revanche les 5 derniers kilomètres à travers les vignes étaient de toute beauté en dépit du temps chagrin.
Arrivé très tôt à 11h30, j’ai eu tout loisir de préparer mes réservations, me détendre un peu, déjeuner vraiment et de visiter la ville. Car demain c’est la fameuse étape de O’Cebreiro qui avec un dénivelé de 1250 mètres, dont des pentes à 16%, nous conduit en Galice.






Ponferrada à Villafranca del Bierzo : 25 km
Cumul depuis Le Puy : 1338 km
Demain O’Cebreiro
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