









Après trois semaines d’absence, en raison du 37ème festival de Musique en Périgord, qui s’est d’ailleurs très bien passé, me revoilà sur le chemin. Je n’ai d’ailleurs pas perdu une minute, puisque rentré du concert de clôture à Périgueux vers minuit et demie, je suis parti avec armes et bagages avant 11 heures; et encore parce qu’en dernière minute j’ai cherché des objets que j’avais « trop bien » rangés! L’autoroute aidant, j’étais vers 18 heures à la station ferroviaire de Burgos, où j’ai laissé mon véhicule au parking, puis je me suis rendu en bus au Centre de Burgos où j’avais réservé une chambre estudiantine. Les espagnols sont très forts en ce domaine et louent, à travers des sociétés idoines ou sans celles-ci, les chambres des étudiants aux touristes ou pèlerins, pendant les vacances d’été.
Celle-ci présentait l’avantage d’être dans le centre de Burgos et très près de la cathédrale; autrement dit proche du cœur battant de Burgos, mais aussi du chemin.
C’est pourquoi ce matin, après m’être tourné deux heures dans mon lit, j’ai jugé bon de me lever à 6 heures pour me préparer et partir avant sept heures. Les prévisions de température, à en croire nos journalistes, jamais avares de superlatifs, laissaient craindre des températures caniculaires, frôlant parfois les 40 degrés en Espagne. Hier soir pourtant, le vent aidant, on aurait volontiers supporté une petite laine et ce matin il faisait 13 degrés pour affronter la terrible meseta.
Un café ouvert avant sept heures me tendant les bras, je me suis offert un « cafe con leche » et un « croissant » (en espagnol dans le texte).
C’est en sortant de cet établissement que, revenu sur le chemin de Santiago, j’ai rencontré Claudio, un italien de 36 ans, originaire de Milan, financier dans l’énergie sous toutes ses formes, qui, ayant quitté son job, cherche sur le chemin sa voie, si je puis faire ce jeu de mots.
Comme nous marchons tous les deux rapidement, nous avons fait équipe. Lui, est parti de Saint Jean Pied de Port le 26 juillet, autant dire qu’il ne fait pas des étapes de 20, voire 25 km. Nous nous sommes tout de même arrêtés à Tardajos pour prendre, qui deux bons cafés, qui une petite collation.
Nous avons fait halte aussi à la chapelle de Rabé Las Calzadas, où une sœur nous a invités à rentrer. Elle nous a distribué une prière à la Vierge de cette chapelle de Notre Dame de la médaille miraculeuse, puis nous a bénis, chacun notre tour, en disant la prière en espagnol pour Claudio et en français pour moi; tout en nous passant la dite médaille autour du cou. Encore un de ces moments uniques et forts sur ce chemin.
En dépit de ces arrêts notre rythme soutenu nous a conduits au terme programmé de mon étape de 21 km à Hornillos del Camino avant midi. Nous nous sommes donc séparés, remettant à la Providence, une éventuelle prochaine rencontre.
J’ai d’ailleurs décidé, en raison de ces arrivés « prématurées », de prolonger mon étape de demain, pour dépasser mon objectif initial de me rendre le 14 août à Leòn. Il est donc possible que je pousse jusqu’à Astorga.
Burgos à Hornillos del Camino : 21 km
Cumul depuis Le Puy : 1056 km
Demain : Itero del Castillo y Puente Fitero
Laisser un commentaire