San Juan de Ortega à Burgos

San Juan de Ortega en soirée
Départ vers Burgos
Dernière montée avant de redescendre sur Burgos
La croix marque le sommet
La modestie des castillans
Vue des villages vers Burgos
Église en ruine de Villalval
On suit la route pendant des km
Bord de rivière à Burgos
Arrivée dans le centre
Auberge des pèlerins
Dito
La cathédrale de Burgos
Le portail de la cathédrale
Place Santa Maria et la cathédrale
El Palacio de Capitania general
Plaque du Palacio
Intérieur de la cathédrale
Parroquia de San Lesmes Abad
Portail
Retable
Gisants
Retable de la crucifixion
Retable en bois

Décidé à arriver de bonne heure à Burgos, comme beaucoup, j’étais debout à 5h30 environ et grâce à l’obligeance de notre hôte, j’ai pu prendre un petit déjeuner avant de partir à 6h30.

Ce n’est pas toujours le cas, ainsi dans le quartier de mon hôtel à Burgos, certains cafés n’ouvrent qu’à 9 heures! Il faut donc toujours avoir quelque chose à grignoter, pour ne pas souffrir d’inanition le matin, surtout quand on doit marcher longtemps avant de trouver un café ouvert.

L’étape de San Juan de Ortega vers Burgos ressemble à celle de la veille, dû moins dans sa première partie. Nous sommes encore en altitude, les arbres sont présents et il fait frais, surtout à cette heure là.

Nous montons ensuite des chemins empierrés, qui sont bordés par notre gauche par des fils de fer barbelés, très délabrés et qui marquent la limite d’un terrain d’entraînement militaire. C’est alors que nous arrivons à une croix qui marque le sommet de notre ascension, une pancarte nous annonce une vue exceptionnelle, y compris pour le pèlerin qui en a vu d’autres. Soit que le temps, un peu nuageux, nous l’ait atténuée, elle ne m’a pas parue telle. En revanche elle annonce, outre les petits villages à venir, la grande ville de Burgos.

Commence alors une descente ininterrompue qui passe par plusieurs villages où nous pouvons prendre un café et nous restaurer. La suite est moins agréable, car il nous faut emprunter la route pour rejoindre Burgos. Grâce à Rémi, je sais qu’il y a moyen d’éviter la grande zone industrielle de Burgos, en prenant un chemin à gauche 7 km environ avant d’arriver. Je guette une quelconque information que je ne trouve pas, faute de fléchage.

Je suis en compagnie de Rosella, une sicilienne de 30 ans que j’ai rejointe; elle demande sa route à un espagnol, fils d’immigré en France et qui parle évidemment couramment Francais. Il s’appelle François et se propose de nous conduire vers un camino verde, aménagé par la mairie de Burgos pour compenser l’empiètement de la zone industrielle sur l’ancien chemin.

Une fois arrivés à ce Chemin Vert, qui suit la rivière il nous quitte en nous disant qu’il nous suffira de le suivre jusqu’à la cathédrale. De fait cette petite rivière coule jusqu’au cœur de Burgos, mais surtout ce chemin nous évite le bruit de la circulation et la vue de la zone industrielle tant redoutée.

Toujours les rencontres qui vous changent la vie.

Autant j’étais en pleine forme pendant toute la matinée, autant je me sens brusquement fatigué, de poser mon sac à l’hôtel, errer pour manger quelque chose, essayer de visiter, retourner à l’hôtel pour obtenir la clé enfin à 15h30; chercher cette chambre avec mon barda alors qu’elle se trouve dans un autre bâtiment avec clés et code…

La cathédrale, comme beaucoup de monuments religieux, est fermée aux touristes sans ticket d’entrée. Le temps passant et la fatigue qui m’a amené à faire la sieste, je me contente de jeter un œil à l’intérieur de la cathédrale et de visiter l’église la plus proche de mon hôtel. Je verrai la cathédrale une autre fois.

Je vais enfin en reconnaissance pour situer l’endroit où je devrai prendre mon bus le lendemain pour prendre le train pour Pampelune; il est temps pour moi de dîner et de me coucher pour me lever à 6 heures.

San Juan de Ortega à Burgos : 26 km

Cumul depuis Le Puy : 1035 km

Prochaine étape : Périgueux

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