









Quand on ne voyage pas continuellement avec un chauffeur particulier, comme c’est mon cas; l’épisode d’hier restant une exception, on se heurte à une difficulté, trouver l’arrêt de bus. Bien sûr l’application sur laquelle vous prenez votre billet, vous indique un lieu de départ et vous vous imaginez, qu’en mettant cette adresse sur Google map, vous allez arriver à bon port. J’en ai fait l’expérience ce matin et suis parvenu en face de la « Folie Second Empire », dont je vous ai parlé hier. J’y avais bien vu des bus stationnés hier, mais le bâtiment devant lequel je me trouvais, ne semblait pas avoir de rapport avec le transport de voyageurs. J’ai posé la question, à droite et à gauche et on m’a rassuré, c’était bien là. À 35 mn du départ je suis pris d’un doute et reviens vers les vendeuses de ce magasin. Comme j’insiste un peu, elles appellent un jeune homme qui parle anglais. Après avoir examiné mon billet, il me marque sur le plan l’adresse qu’il croit la bonne. Je m’y précipite dare-dare, car elle est à plus d’un km et après quelques tâtonnements, je trouve une petite devanture qui me confirme que je suis bien au bon endroit. Ouf! D’ailleurs il y a d’autres voyageurs, soit qu’ils soient plus perspicaces, soit qu’ils aient « galéré » comme moi.
Comme vous le voyez, le voyage en solo, non organisé, offre des émotions multiples. En outre j’ai pris l’habitude, dès que je suis arrivé sur place, de me passer de tuk-tuk et circule dans les rues et chemins, traînant derrière moi ma fidèle valise, ce qui ne manque pas d’attirer la convoitise des chauffeurs de tuk-tuk, qui me hèlent sans arrêt.
Pour autant, je suis bien arrivé à Savannakhet après 4 heures et demie de route. Quand je dis route, il faut s’entendre sur le terme; certaines ont plus d’ornières que de goudron quand parfois il n’y en a plus trace pendant un certain temps. C’est pourquoi le bus zigzague entre les trous, allant tantôt à gauche, tantôt à droite, tout en évitant d’entrer en collision avec les véhicules qui circulent en sens inverse, lesquels dansent de la même façon. En outre, pour respecter ses horaires, le chauffeur ne cesse de ralentir puis d’accélérer rapidement, ce qui nous vaut des freinages massifs, des accélérations foudroyantes et des soubresauts incessants. Aussi ce matin je m’étais mis à relire les lettres de mon grand-père, sur son passage à Savannakhet et étais cramponné à mon téléphone et surtout à la ligne en cours du texte, qui zigzaguait ou sautillait au rythme du véhicule.
Arrivé au marché, où se trouve l’arrêt de bus de Savannakhet, un tuk-tuk m’a conduit à ma Guesthouse, assez éloignée du centre de la ville. J’y suis pourtant aussitôt retourné, après m’être présenté et avoir pris possession de ma chambre. Je voulais visiter le centre, voir les maisons coloniales, le temple, le musée des dinosaures et enfin le Mékong.
Il y a en effet de nombreuses maisons coloniales, souvent défraîchies, mais parfois très bien restaurées. C’est, au dire du Routard, l’objectif des autorités de cette ville et vous verrez quelques beaux exemples de restaurations réussies ou en cours. La ville possède une église catholique, ce qui n’est pas si fréquent, un temple qui serait de fin XIXème ce qui me surprend, si c’est celui que j’ai vu; en revanche le musée des dinosaures ne semble plus exister!
Je vais me renseigner à ce sujet auprès de celle de mes hôtesses qui parle anglais. De même que je vais me faire confirmer les centres d’intérêt dans les environs de Savannakhet, proposés par mon guide du Routard. J’oubliais de vous dire que je n’ai pas trouvé de bâtiment susceptible d’avoir servi d’agence fluviale, à l’époque de mon grand-père.
Vous en saurez plus demain sur mon programme d’excursions.



Laisser un commentaire