Champasak à Pakse – 16 novembre 2025

Lever de soleil sur le Mékong à Champasak
Les plastiques partout à Pakse, comme ailleurs
Visite du marché de Pakse
Vue de l’extérieur du marché
Profusion de marchandises, tout doit disparaître
La villa gigantesque second Empire d’une planteuse
Vue de l’autre côté
Balade au bord du Mékong
Autre vue du Mékong
Une rue de Pakse
Vue de 8 km du Golden Bouddha

Réveillé tôt ce matin, comme le soleil, je suis sorti de ma chambre pour le saluer et l’honorer d’une photo. Malheureusement des nuages étaient de la partie, mais c’est ainsi. Il était convenu avec mon hôte, qui s’était précipité pour me délivrer un ticket pour aller le lendemain à Pakse en van, à des conditions convenables, de prime abord; que celui-ci arriverait à 7h30.

Aussi à l’heure dite étais-je prêt, le dit van devant me prendre devant la maison; sauf qu’au dire de mon hôte, il serait passé avant, puis pendant que je prenais mon petit déjeuner! Bref à 7h30, alors que je m’apprêtais à attendre tranquillement mon van, mon hôte, qui avait sorti son scooter, me demande ma valise qu’il cale à l’avant du scooter, entre ses genoux et m’invite à monter derrière lui. Nous prenons un chemin de traverse, rempli d’ornières et nous arrêtons sur une grande route, qui est celle menant à Pakse. Là on attend un certain temps…puis après avoir téléphoné à son contact, mon hôte m’invite à refaire la même opération et nous circulons encore un km dans cet équipage. Cette fois-ci c’est la bonne et je vois arriver une fourgonnette, surmontée d’une pile impressionnante de bagages, à la manière des omnibus africains ou de ceux d’Haiti, dont j’ai oublié le nom. Quand le véhicule s’arrête, je me rends compte qu’il est bondé à l’intérieur, sans compter les personnes, grimpées debout à l’arrière du véhicule. Je me dis que je vais devoir attendre un prochain van, mais un jeune se lève pour me laisser sa place et rejoint ceux qui sont déjà debout. Je le remercie chaudement et m’installe, ou plutôt je me cale dans un coin. C’est un véhicule doté de deux petites banquettes étroites, qui se font face et qui peut recevoir 12 personnes, dans des conditions de confort précaires, incompatibles avec nos notions de sécurité européennes. En réalité nous sommes 27 dont 23 sont assis, sur les banquettes dont je vous ai parlées, mais aussi au milieu sur des bagages ou des sacs de riz. Parmi eux il y a trois « femmes enfants», qui tiennent des bébés contre elles. Je n’ai pas osé faire une photo, ce qui aurait été déplacé, mais cette image me restera, car elle dit toute la misère d’une grande partie de ce peuple. Quand nous sommes arrivés en vue du marché de Pakse, alors que notre van ralentissait pour se frayer un passage dans la foule, des jeunes ont sauté de tous côtés pour s’agripper au bus et faire ainsi une partie du voyage vers le marché.

Inutile de dire que je n’ai pas eu de difficultés pour trouver un tuk-tuk; un peu plus en revanche, pour que son chauffeur comprenne l’adresse de mon hôtel, bien qu’il s’agît d’un numéro de rue. Dans beaucoup de villes du Laos, comme du Cambodge, les rues sont numérotées: street 1, 2, 3, etc., en revanche pour les numéros c’est moins évident. Le GPS pallie cette difficulté, car il suffit de mettre le nom de l’hôtel et celui de la rue et il nous conduit à bon port. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis acheté une nouvelle carte SIM, du Laos cette fois, pour pouvoir me diriger tout seul dans la ville, sans avoir à faire appel à un tuk-tuk et négocier le prix de la course à longueur de journée. Mais, ayant la valise, j’ai pris un tuk-tuk, qui m’a pris trop cher rétrospectivement.

Une fois ma valise à l’hôtel et en attendant l’heure du Check in à 13 heures, j’ai entrepris de voir le marché qui est, d’après le guide du Routard, le plus grand du Laos. Ayant vu ceux de Phnom Penh, j’ai été moins impressionné, mais effectivement il y a de la variété que mes photos, trop peu nombreuses, ne reflètent pas. Je me suis acheté des mandarines jaunes et vertes, que je n’ai pas trouvées extraordinaires. Pour les amateurs de fruits, j’ai déjà goûté des fruits du dragon, des ananas, des petites bananes, des mangues et du jus de noix de coco et de fruit de la passion.

En arrivant mon regard avait été attiré par un bâtiment gigantesque, placé au bord du Mékong, à l’allure française, plus précisément du second Empire. En face du Central Market, sans le chercher, je retrouve cet édifice, dont la taille ne peut pas passer inaperçue. J’en fais difficilement le tour, car d’un côté il est impossible de le contourner, et de l’autre des fils de fer sont là pour repousser l’assaillant, sans compter qu’on ne peut non plus le contourner depuis la façade donnant sur le Mékong. Ce bâtiment a été construit par une planteuse de café fortunée, passionnée par Paris. J’oubliais de dire que des dorures très nombreuses viennent rehausser la couleur bleu des toitures.

Pakse a été en grande partie détruite par les bombardements de la deuxième guerre d’Indochine de 1955 à 1975, aussi il ne subsiste rien de la présence française, ni d’autres bâtiments plus anciens. Ne disposant pas de suffisamment de temps et ne voulant pas prendre un tuk-tuk pour cela, je vous ai pris, au zoom, de 8 km de distance, le Golden Bouddha, qui comme son nom l’indique est un bouddha doré de 25 mètres de haut. C’est d’ailleurs grâce à sa taille gigantesque que j’ai pu le repérer de loin; en revanche ma photo n’est pas assez nette pour permettre de l’admirer.

Demain, préférant ne pas tester mes talents de motocycliste, en pays étranger, connaissant de surcroît mon sens de l’orientation inné; j’ai décidé de prendre un véhicule avec chauffeur. Je ne ferai donc que la petite boucle du célèbre plateau des Bolavens.

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