









Vous m’avez peut-être trouvé sobre dans mon dernier article, la faute en est au manque de temps après 36,5 km de marche; sans compter les contraintes du pélerin qui doit laver et faire sécher son linge. Or cela c’était avéré impossible à O’Cebreiro en raison de la pluie et au monastère de Samos en l’absence d’infrastructures. J’avais donc impérativement besoin de laver, n’ayant plus rien à me mettre…
Je me suis servi, une fois n’est pas coutume du lave-linge et du sèche-linge pour rattraper mon retard. Ce qui ne pas empêché cet après-midi de laver à la main les affaires du jour.
Ce matin, levé le premier à 5h30, je suis parti un peu avant 6h30 en solo comme souvent. Quand j’ai étudié les différentes possibilités pour construire mon étape du jour, j’ai décidé de m’arrêter à Pontecampaña, ce qui fait un peu moins de 30 km; le critère étant qu’on puisse trouver à manger, sans faire la cuisine. Or le village suivant n’offrait pas cette possibilité et sinon il fallait allonger le parcours à 39 km; ce qui fait beaucoup quand on en a fait plus de 36 la veille.
Ce qui frappe depuis hier c’est le nombre de pèlerins que je croise et leur allure souvent « nonchalante ». On est un peu éloigné de l’esprit du pèlerinage. Cela dit ce matin encore, avant 7 heures, j’ai dépassé un très grand groupe récitant sans interruption des Ave Maria, gracia plena…Or je les avais déjà rencontrés hier, récitant déjà des Ave Maria. J’imagine qu’ils ne s’arrêtent de réciter des Ave Maria que quand ils sont arrivés au bout de l’étape.
J’ai encore revu de nombreux groupes par la suite, ainsi que des couples, mais jamais autant de personnes à la fois. Soit que je me montre paresseux ou peu attentif, je n’ai pas vu grand chose de notable, à l’exception toutefois de ces greniers de forme parallèlipèdique, plus ou moins richement décorés, dont vous trouverez de nombreux exemples parmi mes photos.
Il est donc probable maintenant que j’arriverai à Saint-Jacques de Compostelle le 16 septembre, puisqu’il ne me reste ce soir qu’un peu plus de 62 km. Je ne sais pas encore si je m’accorderai un jour à Santiago avant d’aller à Fisterra ou après.
Portomarín à Pontecampaña : 29 km
Cumul depuis Le Puy : 1474 km
Demain Salceda
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