
















Hier soir je me trouvais dans un dortoir avec deux françaises et un japonais de Nagoya. Celles-ci m’avaient annoncé qu’elles partiraient tôt et avaient prévu de mettre leur réveil à 4h30, pour éviter les grandes chaleurs, car nous devions côtoyer une route pendant l’essentiel de l’étape. Elles avaient tellement souffert de la chaleur l’étape précédente, qu’elles ne voulaient pas renouveler l’opération.
Ayant l’intention moi-même de me lever vers 5 heures, j’hésitais à mettre mon réveil, devenu inutile, mais le mis quand même par précaution. Dans l’intervalle j’avais mis mes boules Quiès pour atténuer le bruit de nos « Chevalières », qui dînent à 22 heures, sans parler des enfants qui jouent dehors et profitent de la relative fraîcheur à la même heure.
Le lendemain je suis réveillé en sursaut par mon réveil et constate que mes voisines sont parties, sans même que je m’en aperçoive, jugez de mon étonnement! Or il se trouve que bien que parties 1 heure un quart avant moi et que nous ayons pris chacun un petit déjeuner (pour moi le deuxième) à Corriòn de los Condos; j’ai fini par les rattraper et les ai félicitées pour leur discrétion. De leur côté elles m’ont attribué des qualités de ronfleur que j’avoue posséder, mais pas au niveau où elles les ont placées. Hélas pour elle, mais pas pour moi, elles ne sont pas parvenues à faire bouger mon matelas pour faire cesser le bruit inconvenant…
Le plus drôle, si je puis dire, c’est que c’était moi qui avait les boules Quiès.
L’inconvénient de partir tôt, c’est qu’il est impossible de visiter tous ces beaux monuments, que je n’ai fait que vous photographier, à défaut de les visiter. Il faudra revenir pour prendre le temps; d’ailleurs si je n’étais pas resté à Villalcàzar de Sirba, je n’aurais rien su de cette magnifique collégiale.
Finalement cette étape d’aujourd’hui m’a semblé moins pénible que celle d’hier; en effet, le chemin bordant la route possédait quelques arbres et nous avons parfois quitté celle-ci. Enfin j’ai accéléré pour arriver plus tôt, la plupart du temps la « tétine » à eau à la bouche, suivant en cela les recommandations des uns et des autres.
Comme vous avez pu le remarquer j’ai atteint aujourd’hui la moitié du Camino frances, sauf si on tient compte du trajet qui mène à Fisterra (100 km).
Villalcàzar de Sirba à Ledigos : 29 km
Cumul depuis Le Puy : 1143 km
Demain Bercianos del Real Camino
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